Les rêves s’entassent dans les métros,
Les gratte-ciels nous regardent de haut
Comme un oiseau sous les barreaux.
J'suis pas bien dans ma tête, maman.
J’ai perdu le goût de la fête, maman.
Regarde comme ta fille est faite, maman.
J'trouve pas de sens à ma quête maman
À l’heure où les bars se remplissent,
Cette même heure où les cœurs se vident.
Ces nuits où les promesses se tissent,
Aussi vite qu’elles se dilapident.
Des coups de blues, des coups de fil,
Tout recommencera au printemps
Sauf les amours indélébiles.
Les rêves s’entassent dans les métros,
Les gratte-ciels nous regardent de haut
Comme un oiseau sous les barreaux.
J'suis pas bien dans ma tête, maman.
J'ai perdu le goût de la fête, maman.
Regarde comme ta fille est faite, maman.
J'trouve pas de sens à ma quête, maman.
Regarde comme ta fille est faite, maman.
J'trouve pas de sens à ma quête, maman.
En direct et en public, Mick MICHEYL chante "Ma maman" accompagnée en off par le grand orchestre de Raymond LEFEVRE.
PAROLES
Ma Maman est une Maman
Comme toutes les Mamans
Mais voilà, c'est la mienne
Et pour moi qui peut sous mon toit
Apporter la joie voyez-vous, c'est la mienne
Un regard suffit entre nous
Pour deviner notre pensée
Alors je la prends par le cou
Et je la couvre de baisers
Ma Maman est une Maman
Comme toutes les Mamans
Mais voilà, c'est la mienne
On est si petit, le monde est si grand
Que serait la vie sans notre Maman ?
Elle sait d'un mot redonner confiance
Et faire oublier nos chagrins d'enfant
Ma Maman est une Maman Comme toutes les Mamans Mais voilà, c'est la mienne
Ô ma douce souffrance
Pourquoi s'acharner ?
Tu recommences
Je ne suis qu'un être sans importance
Sans lui je suis un peu paro
Je déambule seule dans le métro
Une dernière danse
Pour oublier ma peine immense
Je veux m'enfuir
Que tout recommence
Ô ma douce souffrance
REFRAIN Je remue le ciel, le jour, la nuit Je danse avec le vent, la pluie Un peu d'amour, un brin de miel Et je danse, danse, danse, danse, danse,danse, danse Et dans le bruit, je cours et j'ai peur Est-ce mon tour? Vient la douleur... Dans tout Paris, je m’abandonne Et je m'envole, vole, vole, vole, vole, vole, vole
Que d’espérance
Sur ce chemin en ton absence
J'ai beau trimer,
Sans toi ma vie n'est qu'un décor qui brille, vide de sens
REFRAIN
Dans cette douce souffrance.
Dont j'ai payé toutes les offenses
Écoute comme mon cœur est immense
Je suis une enfant du monde
Aller à un concert
Repeindre ma chambre en vert
Boire de la vodka
Aller chez Ikea
Mettre un décolleté
Louer un meublé
Et puis tout massacrer
Pleurer pour un rien
Acheter un chien
Faire semblant d'avoir mal
Et mettre les voiles
Fumer beaucoup trop
Prendre le métro
Et te prendre en photo
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est-ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouver de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Mais c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
Te faire mourir de rire
Aspirer tes soupirs
M'enfermer tout le jour
Écrire des mots d'amour
Boire mon café noir
Me lever en retard
Pleurer sur un trottoir
Me serrer sur ton coeur
Pardonner tes erreurs
Jouer de la guitare
Danser sur un comptoir
Remplir un caddie
Avoir une p'tite fille
Et passer mon permis
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est-ce que ça te déçoit ?
J'ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Mais c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
ha ha ha...
Je sais je suis trop naïve
De dresser la liste non exhaustive
De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi
T'embrasser partout
S'aimer quand on est saouls
Regarder les infos
Et fumer toujours trop
Éveiller tes soupçons
Te demander pardon
Et te traiter de con
Avoir un peu de spleen
Écouter Janis Joplin
Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu'on est heureux
Emmerder les envieux.
À l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées,
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder.
Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber.
Je ne pense qu'à toi,
Mais je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.
À l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers,
Si loin de la maison et la fleur au canon,
Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi.
Mais je ne pleure pas
Car je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.
À l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds,
De la boue qui s'en va, des godasses et des rats.
Je revois tes yeux clairs,
J'essaie d'imaginer l'hiver auprès de toi,
Mais je suis un soldat.
Je ne sens plus mes bras,
Tout tourne autour de moi.
Mon Dieu, sors-moi de là.
Ma très chère Augustine, j'aimerais te confier
Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés.
Je crois pouvoir le dire, nous nous sommes aimés.
Je t'aime une dernière fois.
Je ne suis qu'un soldat.
Non, je ne reviendrai pas.
Je n'étais qu'un soldat.
Prends soin de toi.
PAROLES
Échirolles centre, banlieue sud de Grenoble
Je m'appelle Sofiane, j'ai 20 ans
Kevin c'est mon pote, on est inséparables
J'ai un job, moi je vis simplement
Le soir à Villeneuve, les grands frères et les gosses
Les terrains de foot et la boxe
Qui a eu tort ? La raison du plus fort
Pour un regard en croix, je suis mort
Toi mon frère, dis-moi pourquoi
La vie continue sans moi
Dis-moi pourquoi j'étais là
Un jour au mauvais endroit
Les cafés, les cinémas
Je n'y retournerai pas
Ma vie s'est arrêtée là
Un jour au mauvais endroit
Dans la violence s'est brisée mon enfance
J'ai perdu l'existence et le sens
Dans les allées du Parc Maurice Thorez
On a poignardé ma jeunesse
Qui a mis ça ? La guerre dans nos quartiers
L'abandon, l'ennui, la télé
Des couteaux de combat dans les mains des gamins
Pour un regard en croix, c'est la fin
Toi mon frère, dis-moi pourquoi
La vie continue sans moi
Dis-moi pourquoi j'étais là
Un jour au mauvais endroit
Les cafés, les cinémas
Je n'y retournerai pas
Ma vie s'est arrêtée là
Un jour au mauvais endroit
Et c'est parce qu'ils étaient là
Un jour au mauvais endroit
Qu'ailleurs, ici ou là-bas
Pour nos frères, plus jamais ça
Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça (x3)
Plus jamais, plus jamais
Pour nos frères, plus jamais ça
Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça (x3)
Plus jamais, plus jamais
Non, pour nos frères, plus jamais ça
Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça (x3)
Plus jamais, plus jamais
ECHIROLLESLa maman de Kévin:
« Quand j’écoute la chanson de Calogero… »
Dans “Un jour au mauvais endroit”, l’artiste rend hommage à Kévin et Sofiane, lynchés en septembre 2012 dans la ville où lui aussi a grandi. Aurélie Monkam Noubissi, la maman de Kévin, évoque la rencontre avec Calogero et la chanson, sortie hier.
Comment Calogero vous a-t-il présenté son projet ?
Il a eu la délicatesse, il y a quelques semaines, de venir jusqu’à Échirolles pour nous faire écouter ce titre qu’il avait mûri depuis longtemps. Je dis cela parce que Calogero m’avait écrit juste après la mort de Kévin et Sofiane, pour me dire son émotion, m’exprimer sa compassion. Je n’avais pas répondu, il n’avait pas laissé d’adresse, j’ai donc classé cette lettre parmi toutes les autres. Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai appris que lui aussi était d’Échirolles. Et un jour, avec sa femme, ils ont donc fait l’aller-retour avec sa chanson, pour nous la faire écouter, à moi ainsi qu’à la famille de Sofiane. Ils nous ont demandé si on était d’accord. Nous l’avons été.
Les effluves de rhum dans ta voix me font tourner la tête
Tu me fais danser du bout des doigts, comme tes cigarettes
Immobile, comme à ton habitude, mais es-tu devenue muette
Ou est-ce à cause des kilomètres, que tu n’me réponds plus
REFRAIN
Evora, Evora, tu ne m'aimes plus ou quoi ?
Evora, Evora, après tant d'années
Evora, Evora, une de perdue, c'est ça ?
Evora, Evora, je te retrouverai, c'est sûr
Evora, Evora (x4)
Souviens-toi de la première fois, où nos regards s'étaient croisés
Même que ton œil disait merde à l'autre, surtout à moi
Mais pourquoi moi, alors que les autres te trouvaient bien trop laide
Peut-être que moi je suis trop bête, mais je sais t'écouter
REFRAIN
Ave Cesaria, chapeau pour la route à pied
Nue est, et nue était, Diva aux pieds nus, restera
Et à vie Cesaria, et à la mort aussi
Obrigado, tu embrigades des millions de soldats dans ta patrie
Donc garde à vous Cesaria, tu nous as tous quand même bien eus
Ah tout le monde te croyait disparue, mais tu es revenue
Sacrée Cesaria, quelle belle leçon d'humilité
Malgré toutes ces bouteilles de rhum, tous les chemins mènent à la dignité