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lundi 30 mars 2026

GAUVAIN SERS & FRANCIS CABREL - Boulevard de l'enfance




Capture d'écran





 PAROLES

On l’arrache de son lit
L’enfant de Somalie
Sans lui laisser le choix
Il aura dès demain
Un fusil dans les mains
Et du sang sur les doigts
C’est même pas un ado
Et ça fait froid dans l’dos
Quand on sait par dessus tout
Que les beaux marchands d’armes
Les fabricants de larmes
Sont bien au chaud chez nous

On la chasse de son pieu
Et l’Empire du Milieu
La prendra sous son aile
Elle aura dès demain
La fillette aux p'tites mains
Une machine devant elle
Pour fabriquer bien sûr
Des poupées, des chaussures
Qui feront des tas de jaloux
Quand les immenses cargos
Tassés comme des Lego
Arriveront jusqu’à nous

Nous deux
On en a eu de la chance
D’avoir décroché l’innocence
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien tu penses
On a côtoyé l’insouciance
Sur le boulevard de l’enfance

On le recrute au berceau
Le gosse de Mexico
Et sa grande sœur devine
Qu’il faudra dès demain
Écouler en sous-main
De la drôle de farine
Et puis rester fidèle
Au patron du cartel
Le roi de la poudre blanche
Celle qu’on sniffe à Paname
En trouvant ça infâme
Les guerres que ça déclenche

On la tire de ses draps
La môme qui vient de là
Où les yeux bleus fourmillent
Elle aura dès demain
Un petit sac à main
Mais plus de nom de famille
On lui demandera
Face à la caméra
De poser sans arrêt
Pour que dans cinq secondes
Des hommes au bout du monde
La désirent en secret

Nous deux
On en a eu de la chance
D’avoir décroché l’innocence
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien tu penses
On a baigné dans l’insouciance
Sur le boulevard de l’enfance

Nous deux
On a grandi en France
On en a eu de la chance
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien tu penses
Sur le boulevard de l’enfance

On a manqué de rien tu penses
Sur le boulevard de l’enfance         bis



Capture d'écran



mercredi 25 février 2026

SOLANN - Les Ogres




PAROLES

Ça fait quelques années maintenant que j'oscille lentement entre la rage et l'apathie
On ment plutôt régulièrement pour te dire à quel point les plus grands sont en fait petits
À coup de lumières et de couleurs dans le téléviseur, on te vend Goliath en David
Si bien que je ne m'étonnerai pas de sentir de mes mains les parois de sa bouche avide

Je reconnais plus rien là où Gargantua est roi
Je reconnais plus rien là où Gargantua est roi

Refrain
Et rien ne va
Depuis que les ogres ont mangé le monde
Moi, je voulais même pas le changer le monde
Mais on me l'arrache d'entre les bras  
Et rien ne va
Depuis que les ogres ont mangé le monde
Moi, je voulais même pas le changer le monde
Mais on me l'arrache d'entre les bras                    

Ils verront comme la dégringolade est belle, bien assis tout en haut de la tour de Babel
Et je me souhaite d'y mettre le feu, quitte à finir dans les flammes autant le faire avec eux
C'est pas une question de faire l'amour pas la guerre, ils ont vendu les deux, ils ont vendu les deux
Ni même de croire en un ciel moins amer, ils ont vendu les Dieux, ils ont vendu les Dieux

Je reconnais plus rien là où Gargantua est roi
Je reconnais plus rien là où Gargantua est roi

Refrain 

Si je me noie, vous vous noierez aussi, si je me noie, vous vous noierez aussi
Moi dans les flots, vous dans votre appétit, c'est juré, c'est promis, vous vous noierez aussi
Si je me noie vous vous noierez aussi, si je me noie vous vous noierez aussi
Moi dans les flots, vous dans votre appétit, c'est juré, c'est promis, vous vous noierez aussi

Refrain






samedi 8 mars 2025

ANNE SYLVESTRE - Une sorcière comme les autres

" N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."

Simone de Beauvoir





1975


PAROLES

S’il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d’oie
Des oreillers d’autrefois
J’aimerais
Ne pas être portefaix
S’il vous plaît faites-vous légers
Moi je ne peux plus bouger 

Je vous ai portés vivants
Je vous ai portés enfants
Dieu comme vous étiez lourds
Pesant votre poids d’amour
Je vous ai portés encore
À l’heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Vous ai morcelé mon cœur
Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J’ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mouriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Et tout le malheur dedans

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui parle ou qui se tait
Celle qui pleure ou qui est gaie
C’est Jeanne d’Arc ou bien Margot
Fille de vague ou de ruisseau

Et c’est mon cœur
Ou bien le leur
Et c’est la sœur ou l’inconnue
Celle qui n’est jamais venue
Celle qui est venue trop tard
Fille de rêve ou de hasard 

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres 

Il vous faut
Être comme le ruisseau
Comme l’eau claire de l’étang
Qui reflète et qui attend
S’il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie ne m’inventez pas
Vous l’avez tant fait déjà 

Vous m’avez aimée servante
M’avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m’avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m’avez faite statue
Et toujours je me suis tue
Quand j’étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j’étais belle et soumise
Vous m’adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui aime ou n’aime pas
Celle qui règne ou se débat *
C’est Joséphine ou la Dupont
Fille de nacre ou de coton 

Et c’est mon cœur
Ou bien le leur
Celle qui attend sur le port
Celle des monuments aux morts
Celle qui danse et qui en meurt
Fille bitume ou fille fleur **

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres 

S’il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous ai rêvés depuis longtemps
Libres et forts comme le vent
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n’ayez pas peur
Pour moi je vous sais par cœur 

J’étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J’étais la bûche et le feu
L’incendie aussi je peux
J’étais la déesse mère
Mais je n’étais que poussière
J’étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas
Mais un jour la terre s’ouvre
Et le volcan n’en peut plus
Le sol se rompant découvre
Des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyés 

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Et c’est l’ancêtre ou c’est l’enfant
Celle qui cède ou se défend
C’est Gabrielle ou bien Éva ***
Fille d’amour ou de combat
Et c’est mon cœur
Ou bien le leur
Celle qui est dans son printemps
Celle que personne n’attend
Et c’est la moche ou c’est la belle
Fille de brume ou de plein ciel 

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

 S’il vous plaît
S’il vous plaît faites-vous légers
Moi je ne peux plus bouger

 ——————

Depuis 1986 :

* Ou qui se bat

Depuis 1988 :

** Fille d’asphalte ou fille fleur

Depuis 1998 :

*** C’est Gabrielle ou bien Aïcha















mardi 30 avril 2024

LA FRANCOPHONIE EN CHANSONS !

 

ASHE 22 - HK 22

11ºL3 - Escola Secundária Ferreira Dias,

Agrupamento de Escolas Aqua Alba, Agualva, Sintra

Dans notre établissement, nous chantons la francophonie toute l'année !






 Kauã, merci de nous avoir fait découvrir ce chanteur et cette chanson !



PAROLES


Tous les jours, j'suis dans le trap méchamment
H24 dans mon business, ils veulent jamais qu'j'avance
Alors, on rêve de voler deux billets, on est fanés d'la France
Mais pour l'instant, tous les jours, j'suis dans le trap méchamment

J'connais que mon pays, rouge sang, treillis
J'suis né dans le tiers-monde, c'est pas là-bas qu'il va m'faire obéir
J'suis né dans la pierre et les cris, né dans l'atmosphère électrique
On a juré qu'on payerait le prix mais la vie prend des fers et les brisent
Destin gâché, la gâchette, j'vais pas lâcher

On a besoin d'air, les petits d'mon bled, ils respirent tous dans un sachet 
Tu vas rien nous vendre, tu vas rien nous apprendre
Ni des grammes, ni des rêves, on compte plus les euros et les pertes, ici

Y a plus rien à perdre ici
Bien sûr c'est la merde ici
Y a plus rien à perdre ici
Je rêve que mes frères se libèrent d'ici

Tous les jours, j'suis dans le trap méchamment
H24 dans mon business, ils veulent jamais qu'j'avance
Alors, on rêve de voler deux billets, on est fanés d'la France
Mais pour l'instant, tous les jours, j'suis dans le trap méchamment

Ils veulent me voir les deux gros fers, c'est des menteurs, sa mère 
Je les ai senti de loin, ils vendent d'la merde pour salaire 
On rêve de voler deux billets, on est fanés d'la France
Mais pour l'instant, tous les jours, j'suis dans le trap méchamment

J'connais que mon pays, rouge sang, treillis
J'suis né dans le tiers-monde, c'est pas là-bas qu'il va m'faire obéir
J'me déchire pour qu'la famille soit max
J'partirais en paix ou bien d'un calibre noir mat
Cent pour cent guerre, sans commentaires, ils préparent le champagne pendant qu'on m'enterre
J'bouge sans un bruit, dors plus la nuit, j'ai grandi là où y a rien d'involontaire
Mélange Gucci et Lanvin, coffrer l'outil, l'engin
Tu deviens un fantôme (Fantôme) en deux, trois coups d'6.35

Y a plus rien à perdre ici
Bien sûr c'est la merde ici
Y a plus rien à perdre ici
Je rêve que mes frères se libèrent d'ici

Tous les jours, j'suis dans le trap méchamment
H24 dans mon business, ils veulent jamais qu'j'avance
Alors, on rêve de voler deux billets, on est fanés d'la France
Mais pour l'instant, tous les jours, j'suis dans le trap méchamment


Ils veulent me voir les deux gros fers, c'est des menteurs, sa mère
Je les ai senti de loin, ils vendent d'la merde pour salaire
On rêve de voler deux billets, on est fanés d'la France
Mais pour l'instant, tous les jours, j'suis dans le trap méchamment




LA FRANCOPHONIE EN CHANSONS !

  STROMAE - Santé

11ºL3 - Escola Secundária Ferreira Dias, 

Agrupamento de Escolas Aqua Alba, Agualva, Sintra

Dans notre établissement, nous chantons la francophonie toute l'année !




Daniel, merci de nous avoir fait (re)découvrir ce chanteur et cette chanson !


mardi 9 mars 2021

YVES JAMAIT - celles

 



PAROLES

Celle dont l'ecchymose se cache sous des verres fumés
Celle qui jamais n'ose, devant l'immonde, se révolter
Celle qui pleure à cause de son mariage imposé
Celle aux paupières closes, ouvrant les jambes, résignée

REFRAIN
C'est la mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme
D'un homme comme toi
La mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme
D'un homme comme moi

Celle que l'on fait taire quand elle brandit sa liberté
Celle dont le salaire ne connait pas l'égalité
Celle qui d'un pervers a supporté les privautés
Celle qui laissa faire pour continuer de travailler

REFRAIN

Celle qu'on a meurtrie en invoquant la tradition
Celle qu'on avilit et pousse à la prostitution
Celle que l'on détruit, la forçant à la soumission
Celle qui a fini morte par lapidation

REFRAIN 

Elle est ma vie, mon essentiel, 
Ma vérité, ma raison d'être
Crois-tu qu'on aurait pu sans elle
Voir un jour naître un homme comme toi?
(C'est la mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme)
Un homme comme moi
(C'est la mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme)
Un homme comme toi
(...)
(La mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme)
Ou d'une femme comme toi

lundi 14 septembre 2020

GRAND CORPS MALADE et SUZANE - Pendant 24h

 

Grand Corps Malade se met dans la peau d’une femme dans son duo avec Suzane 

Dans ce titre, Grand Corps Malade s’imagine dans la vie d’une femme pendant 24 heures tandis que Suzane se met, elle, dans la peau d’un homme. Ils dénoncent ainsi les inégalités qu’ils vivraient ou éviteraient dans une situation pareille.

PAROLES

L'ultime nuance
Vue de l'intérieur
Vivre cette chance
Pendant vingt-quatre heures
L'ultime nuance
Vue de l'intérieur
Vivre cette chance
Pendant vingt-quatre heures

J'enverrai un mail au taf en faisant les courses à Carrefour
J'aiderai les enfants aux devoirs en sortant la quiche du four
Avec eux je serai joyeuse, avec mon mec, femme fatale
Vingt-quatre heures dans la peau d'une femme, je comprendrai la charge mentale
À seize heures trente-cinq pile, j'arrêterai d'travailler
Vu qu'après quand t'es une femme, et ben t'es plus payée
Je sortirai en jupe quelques instants dans les transports
Pour comprendre l'essence même du hashtag "Balance ton porc"

Je boirai du whisky pour me mettre à l'aise
Sans coca, sans glaçon, comme les mecs balaises
J'irai draguer une fille mais y aura pas de malaise
J'enverrai pas de texto qui dit « C'est quand qu'on baise ? »
Je serai romantique avec les meufs sur Tinder
Pas de dick pics, des cœurs de toutes les couleurs
J'irai marcher la nuit, je prendrai pas de Uber
Si je croise un autre mec, plus besoin d'avoir peur

Mais je veux aussi kiffer, connaître enfin leur vrai pouvoir
Critiquer les gens avec mes copines du matin au soir
Et dès qu'elles sont parties, les critiquer elles aussi :
"Fanny est vraiment chiante, Solène, elle a grossi"
Je veux découvrir enfin le singulier bonheur
De réussir à faire un créneau en une demi-heure
Comprendre enfin la passion sincère, sans censure
De regarder sur internet pendant des heures, des chaussures

L'ultime nuance
Vue de l'intérieur
Vivre cette chance
Pendant vingt-quatre heures
L'ultime nuance
Vue de l'intérieur
Vivre cette chance
Pendant vingt-quatre heures

Je mettrai la main au cul à un pote un peu lourd
Pour qu'il comprenne enfin que c'est pas très glamour
Je pourrai prendre tout mon temps, pas d'horloge biologique
Si je veux pas d'enfant, personne n'en fera tout un cirque

Je testerai tout de suite, ces petites galères au féminin
L'épilation, le maquillage, perdre ses clefs dans le sac à main
Les talons hauts, le vernis à ongles et les rappels mensuels du corps
D'être une femme, je veux découvrir l'enfer du décor

Je pourrai ne plus me raser, personne dira que c'est dégeu'
J'aurai plus mal au ventre, ragnagna de mes deux
Je dirai « Bonjour, patron » sans qu'il me dévore des yeux
Dealer l'augmentation, sans dîner amoureux
Devant ma PS4, pendant que ma meuf se plie en quatre
Je mettrai pas la table, c'est pas la fin du match
Je pisserai sur le trottoir comme le petit chien de la voisine
C'est l'avantage de la physiologie masculine

L'ultime nuance
Vue de l'intérieur
Vivre cette chance
Pendant vingt-quatre heures
L'ultime nuance
Vue de l'intérieur
Vivre cette chance
Pendant vingt-quatre heures

Réalisé par Mehdi Idir - Produit par Jean-Rachid 
inclus dans l'album MESDAMES 

dimanche 3 mai 2020

IDIR - Lettre à ma fille




Idir et sa fille aux Trophées des Arts Afro-Caribéens 2010
Realisation Miguel Octave

PAROLES

Comme tous les matins, tu es passée devant ce miroir,
Ajuster ce voile sur tes cheveux, qui devra tenir jusqu'à ce soir
Tu m'as dit au revoir d'un regard, avant de quitter la maison
Le bus t'emmène à la fac, où tu te construis un horizon.

Je suis resté immobile, j'ai pensé très fort à toi
Réalisant la joie immense de te voir vivre sous mon toit
C'est vrai, je ne te l'ai jamais dit ni trop fort ni tout bas
Mais tu sais ma fille, chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.

Je t'ai élevée de mon mieux et j'ai toujours fait attention
À perpétuer les règles, à respecter la tradition
Comme l'ont fait mes parents (crois-moi sans riposter)
Comme le font tous ces hommes que je croise à la mosquée.

Je t'ai élevée de mon mieux comme le font tous les nôtres
Mais étais-ce pour ton bien ? Ou pour faire comme les autres ?
Tous ces doutes qui apparaissent et cette question affreuse :
C'est moi qui t'ai élevée, mais es-tu seulement « heureuse » ?

Je sais que je suis sévère, et nombreux sont les interdits :
Tu rentres tout de suite après l'école et ne sort jamais le samedi
Mais plus ça va et moins j'arrive à effacer cette pensée :
« Tu songes à quoi dans ta chambre, quand tes amis vont danser ? »

Tout le monde est fier de toi, tu as toujours été une bonne élève
Mais a-t-on vu assez souvent un vrai sourire sur tes lèvres ?
Tout ça je me le demande, mais jamais en face de toi
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas…

Et si on décidait que tous les bien-pensants se taisent ?
Si pour un temps on oubliait ces convenances qui nous pèsent ?
Si pour une fois tu avais le droit de faire ce que tu veux,
Si pour une fois tu allais danser en lâchant tes cheveux…

J'veux qu'tu cries, et que tu chantes à la face du monde !
Je veux qu'tu laisses s'épanouir tous ces désirs qui t'inondent
J'veux qu'tu ries, j'veux qu'tu sortes,  j'veux qu'tu parles l'amour
J'veux qu'tu aies le droit d'avoir 20 ans,
Au moins pour quelques jours…

Il m'a fallu du courage pour te livrer mes sentiments,
Mais si j'écris cette lettre, c'est pour que tu saches, simplement,
Que je t'aime comme un fou, même si tu ne le vois pas,
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.

LE MONDE - Le chanteur Idir, l’un des principaux ambassadeurs de la chanson kabyle, est mort

L’artiste, mort samedi à Paris à l’âge de 70 ans, a connu une carrière internationale. Sa chanson en langue berbère « Vava Inouva » a fait le tour du monde.
MERCI

FRANCE 24 - MERCI

dimanche 14 juillet 2019

JEAN FERRAT - Ma France




PAROLES

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
À l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

samedi 4 mai 2019

ANGÈLE - Balance ton quoi




PAROLES

Ils parlent tous comme des animaux
De toutes les chattes ça parle mal
2018 j'sais pas c'qui t'faut
Mais je suis plus qu'un animal
J'ai vu qu'le rap est à la mode
Et qu'il marche mieux quand il est sale
Bah faudrait peut-être casser les codes
Une fille qui l'ouvre ça serait normal
Balance ton quoi
Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris
Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera
Balance ton quoi
Donc laisse-moi te chanter
D'aller te faire en, hmm...
Ouais j'passerai pas à la radio
Parce que mes mots sont pas très beaux
Les gens me disent à demi-mot
Pour une fille belle t'es pas si bête
Pour une fille drôle t'es pas si laide
Tes parents et ton frère ça aide
Oh, tu parles de moi
C'est quoi ton problème?
J'ai écrit rien qu'pour toi le plus beau des poèmes
Laisse-moi te chanter
D'aller te faire en, hmm...
Ouais j's'rai polie pour la télé
Mais va te faire en, hmm...
Balance ton quoi
Balance ton quoi
Balance ton quoi
Un jour peut-être ça changera
Y a plus d'respect dans la rue
Tu sais très bien quand t'abuses
Balance ton quoi
Balance ton quoi
Laisse-moi te chanter
D'aller te faire en, hmm...
Ouais j'passerai pas à la radio
Parce que mes mots sont pas très beaux
Laisse-moi te chanter
D'aller te faire en, hmm...
Ouais j's'rai polie pour la télé
Mais va te faire en, hmm...
Balance ton quoi
Balance ton quoi
Balance ton quoi
Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris
Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera
Balance ton quoi


La chanteuse belge Angèle fait le procès du sexisme dans son clip « Balance ton quoi »

En une journée, le nouveau clip « Balance ton quoi » d’Angèle, sorti lundi 15 avril, dépasse les 2 millions de vues sur YouTube. Dans la vidéo, la chanteuse phénomène de 23 ans dénonce le sexisme ordinaire notamment grâce à l’aide de l’acteur Pierre Niney.

Pour le cinquième clip de sa jeune carrière, Angèle frappe fort et là où ça fait mal. Elle débarque avec son « Anti-sexism Academy » ou l’Académie anti-sexiste et compte bien se faire entendre.

Dans le nouveau clip de son hymne féministe Balance ton quoi, inspiré par le célèbre hashtag «balance ton porc » qui avait participé à la libération de la parole des femmes, la jeune Belge âgée de 23 ans met en procès le sexisme.

Angèle remet les points sur les i
Sans morale excessive et avec humour, l’artiste se grime en avocate, en juge et en accusée d’un tribunal fictif du sexisme ordinaire. Dans une saynète du clip réalisé par Charlotte Abramow, elle devient instructrice de l’Académie anti-sexiste où elle se voit obligée de recadrer Pierre Niney.
 MERCI!

jeudi 15 mars 2018

CLARA LUCIANI - La grenade




PAROLES

Hé toi
Qu'est-ce que tu regardes ?
T'as jamais vu une femme qui se bat ?
Suis-moi
Dans la ville blafarde
Et je te montrerai
Comme je mors, comme j'aboie 

REFRAIN
Prends garde 
Sous mon sein la grenade 
Sous mon sein-là regarde 
Sous mon sein la grenade 
Prends garde 
Sous mon sein la grenade 
Sous mon sein-là regarde 
Sous mon sein la grenade 

Hé toi
Mais qu'est-ce que tu crois ?
Je ne suis qu'un animal
Déguisé en madone
Hé toi
Je pourrais te faire mal
Je pourrais te blesser, oui
Dans la nuit qui frissonne

REFRAIN

Hé toi
Qu'est-ce que tu t'imagines ?
Je suis aussi vorace
Aussi vivante que toi
Sais-tu
Que là sous ma poitrine
Une rage sommeille
Que tu ne soupçonnes pas ?

REFRAIN

Prends garde


"Hé toi, qu’est-ce que tu regardes ?", commence-t-elle par chanter, conquérante. En se servant de l’image maternelle du sein, Clara Luciani détruit avec brio les clichés sur une féminité fragile pour affirmer une féminité explosive, offensive, puissante comme une grenade. Elle explique :

"En écrivant cette chanson, je voulais exprimer que derrière le fantasme rassurant de la femme-madone, que derrière la rondeur, la douceur du sein qui est le symbole suprême de la féminité et de la fécondité, pouvaient se cacher une rage de vivre, une force et une violence égales ou supérieures à celles des hommes. Il faudrait penser à abolir cette vision de la femme que beaucoup ont encore aujourd’hui : non, nous ne se sommes pas de pauvres petites poupées vulnérables et muettes."
MERCI: http://www.konbini.com/fr/entertainment-2/clip-clara-luciani-la-grenade/

EMMANUEL KERNER

lundi 13 février 2017

LOUISE ATTAQUE - Anomalie

LOUISE ATTAQUE - Album rock de l'année 



PAROLES

REFRAIN
Si loin de moi, 
Un grain de poussière ici bas 
Si loin de moi, 
Un grain de poussière au combat 

J'ai pas choisi d'être seul ici,
Pas choisi d'être une anomalie
Va voir ailleurs et viens voir ici
Non pas choisi d'être seul ici

Suis un humain sans futur
Un matériau à haut taux d’usure
J'ai pas voulu pourtant c'est ainsi
J'ai pas choisi d'être seul ici

REFRAIN

J'ai pas choisi d'être seul ici,
J'ai pas choisi pourtant c'est ainsi
Va voir là bas j'y suis moi aussi
Pas choisi d'être une anomalie

REFRAIN

Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière ici bas (même toi, même toi)
Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière au combat (même toi, même toi)

Tout tourne autour de toi même moi, même moi
Tout tourne autour de moi même toi, même toi
Tout tourne autour de toi même toi, même toi
Tout tourne autour de moi même moi, même moi
Tout tourne autour de toi même moi, même moi
Tout tourne autour de moi même toi, même toi
Tout tourne autour de toi même toi, même toi
Tout tourne autour de moi même moi

REFRAIN

Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière ici bas (même toi, même toi)
Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière au combat (même toi, même toi)

mardi 6 décembre 2016

GÉRARD BERLINER - Louise

En 1982,
une histoire touchante qui nous arrive du début du XXe siècle...


PAROLES

Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois, porté les seaux,
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux

Et qui a pris soin de son âme
Et l'a bercée dedans son lit
Qui l'a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C'est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C'est le Bon Dieu qui le souffrait

C'n'était qu'un homme des équipes
Du chantier des chemins de fer
À l'heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter
L'homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L'amour qui tenait Louise
C'est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées
Et l'on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C'est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d'hiver sous la charpente
Dans son lit cage, elle a tué
L'amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C'est en cuisine pas devant moi
Ma fille priez très fort pour que s'efface
Ce que l'curé m'a appris là

Et la honte que cachait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
Le soldat qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

Y a cinquante ans, c'était en France
Dans un village de l'Allier
On n'accordait pas d'importance
À une servante sans fiancé

Le deuil qu'a porté Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a porté
La vie qu'a travaillé Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a aidée
(1956-2010)