Chanteurs, chanteuses et groupes par ordre alphabétique...

Artistes par ordre alphabétique:

  • A (24)
  • B (26)
  • C (29)
  • D (17)
  • E (7)
  • F (24)
  • G (25)
  • H (19)
  • I (6)
  • J (29)
  • K (5)
  • L (22)
  • M (29)
  • N (7)
  • O (5)
  • P (17)
  • R (10)
  • S (22)
  • T (5)
  • U (2)
  • V (5)
  • W (3)
  • Y (5)
  • Z (9)
Affichage des articles dont le libellé est G. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est G. Afficher tous les articles

vendredi 15 mars 2019

MAÎTRE GIMS - Bella




PAROLES

Bella, Bella
Bella, Bella
Oh Bella, oh Bella
Oh Bella, oh Bella

REFRAIN
Elle répondait au nom de "Bella"
Les gens du coin ne voulaient pas la cher-lâ
Elle faisait trembler tous les villages
Les gens me disaient "Méfie-toi de cette fille-là"      bis

C'était un phénomène, elle n'était pas humaine
Le genre de femme qui change le plus grand délinquant en gentleman
Une beauté sans pareille,
Tout le monde veut s'en emparer
Sans savoir qu'elle les mène en bateau

Hypnotisés, on pouvait tout donner
Elle n'avait qu'à demander, puis aussitôt on démarrait
On cherchait à l'impressionner, à devenir son préféré
Sans savoir qu'elle les mène en bateau

Mais quand je la vois danser le soir
J'aimerais devenir la chaise sur laquelle elle s’assoit
Ou moins que ça, un moins que rien
Juste une pierre sur son chemin

REFRAIN

Oui, c'est un phénomène qui aime hanter nos rêves
Cette femme était nommée "Bella la peau dorée"
Les femmes la haïssaient, toutes la jalousaient
Mais les hommes ne pouvaient que l'aimer
Elle n'était pas d'ici, ni facile, ni difficile
Synonyme de "magnifique", à ses pieds, que des disciples
Qui devenaient vite indécis, tremblants comme des feuilles
Elle te caressait sans même te toucher
Mais quand je la vois danser le soir
J'aimerais devenir la chaise sur laquelle elle s’assoit
Ou moins que ça, un moins que rien
Juste une pierre sur son chemin

REFRAIN

Fais-moi tourner la tête, hé-hé
Tourner la tête, héhé
Rends-moi bête comme mes ieds-p', hé-hé
Bête comme mes ieds-p', héhé
Je suis l'ombre de ton ien-ch', hé-hé
L'ombre de ton ien-ch', héhé
Fais-moi tourner la tête, hé-hé
Tourner la tête, héhé
Fais-moi tourner la tête, hé-hé
Tourner la tête, héhé
Rends-moi bête comme mes ieds-p', hé-hé
Bête comme mes ieds-p', héhé
Je suis l'ombre de ton ien-ch', hé-hé
L'ombre de ton ien-ch', héhé
Fais-moi tourner la tête, hé-hé
Tourner la tête, héhé

REFRAIN

vendredi 22 février 2019

GAUVAIN SERS - Les Oubliés


«(...) Ça coulait de source qu'on devait le tourner là où le symbole serait le plus fort, c'est à dire dans une salle de classe. Et pas n'importe laquelle. Celle de Jean-Luc Massalon, l'instituteur qui m'a envoyé sa bouteille à la mer il y a presque un an et sans qui cette chanson n'existerait pas. Sachez aussi que les enfants qui apparaissent sont ceux qui sont concernés par la fermeture de l'école. C'était important pour moi de ne pas faire appel à des comédiens, cette chanson étant malheureusement le reflet d'une triste réalité pour beaucoup de villes et de villages. Merci au génial réalisateur Sylvain Bergère, merci à Jean-Luc et à tous ses élèves d'être si bouleversants et merci à vous pour votre fidélité. J'espère que ce clip vous plaira et qu'il voyagera aux quatre coins du pays...»  Gauvin Sers

... et hors du pays également, au Portugal, par exemple!
On est les oubliés
La campagne, les paumés,
Les trop loin de Lisbonne ...
Merci!
José Maria Laura



PAROLES

Devant le portail vert
De son école primaire
On l'reconnait tout d'suite
Toujours la même dégaine
Avec son pull en laine
On sait qu'il est instit'
Il pleure la fermeture
À la rentrée future
De ses deux dernières classes
Y paraît qu'le motif
C'est le manque d'effectif
Mais on sait bien c'qui s'passe

REFRAIN
On est les oubliés 
La campagne, les paumés 
Les trop loin de Paris  
Le cadet d'leurs soucis

À vouloir regrouper
Les cantons d'à côté
En trente élèves par salle
Cette même philosophie
Qui transforme le pays
En un centre commercial
Ça leur a pas suffi
Qu'on ait plus d'épicerie
Qu'les médecins s'fassent la malle
Y'a plus personne en ville
Y'a que les banques qui brillent
Dans la rue principale

REFRAIN

Qu'il est triste le patelin
Avec tous ces ronds-points
Qui font tourner les têtes
Qu'il est triste le préau
Sans les cris des marmots
Les ballons dans les fenêtres
Même la p'tite boulangère
Se demande c'qu'elle va faire
De ses bonbecs qui collent
Même la voisine d'en face
Elle a peur, ça l'angoisse
Ce silence dans l'école

REFRAIN

Quand dans les plus hautes sphères
Couloirs du ministère
Les élèves sont des chiffres
Y'a des gens sur l'terrain
De la craie plein les mains
Qu'on prend pour des sous-fifres
Ceux qui ferment les écoles
Les cravatés du col
Sont bien souvent de ceux
Ceux qui n'verront jamais
Ni de loin ni de près
Un enfant dans les yeux

REFRAIN

On est troisième couteau
Dernière part du gâteau
La campagne, les paumés
On est les oubliés

Devant le portail vert
De son école primaire
Y'a l'instit' du village
Toute sa vie, des gamins
Leur construire un lendemain
Il doit tourner la page

On est les oubliés

jeudi 10 janvier 2019

GiedRé - Quand on est mort


«GiedRė Barauskaitė, dite GiedRé, naît le 23 octobre 1985 à Vilnius, capitale de la Lituanie. GiedRé a 7 ans quand sa maman, à la suite du décès de son mari, s'établit en banlieue parisienne avec son grand frère.
[...]
Mi-octobre 2014, GiedRé fête son 120 000ème fan déclaré, plus de 18 millions de vidéos visionnées, 350 concerts et plus de 25 000 albums vendus. GiedRé poursuit ses spectacles en tournées, qu'elle continue par auto-dérision à appeler "Tournantes 21" seule ou avec d'autres artistes, dans diverses salles en France, Belgique et Suisse...

Décrits comme crus, politiquement incorrects et teintés d'humour noir, les textes de GiedRé abordent des sujets comme la prostitution et la pédophilie. Ils contrastent avec son apparence innocente et ses costumes de scène enfantins. GiedRé estime que ses chansons ne sont pas provocantes, elle dit retranscrire la réalité, qui est selon elle « souvent choquante ».
MERCI: https://culture.tv5monde.com/musique/biographies-artistes/giedre-1196


 

PAROLES

Tu te demandes ce qui se passe après la mort
Si, quand on part, on existe un peu encore
Tu crois en quelque chose, mais tu sais pas vraiment quoi
Parce que c'est vrai ça, on peut pas juste partir comme ça
Ce qui se passera après ta mort, on le sait bien
On va te laver, te vider, te mettre dans une boîte en sapin
On va creuser un trou et mettre la boîte dedans
Et puis tout le monde ira boire des coups chez tes parents
Quand on est mort, tout est pareil qu'avant
C'est juste qu'on n'est plus là
Une fois qu'on meurt, la vie, c'est pas si différent
C'est juste qu'on n'en est pas
Les gens seront tristes et puis passés quelques mois
On donnera toutes tes affaires aux vide-greniers d'en bas
Parfois on retombera sur une photo de toi gamin
Mais à part ça tout sera pareil, toi en moins
Tu dis que la vie s'arrête alors qu'on a si peu vécu
Mais la vie elle s'arrête pas, c'est juste toi qui n'en es plus
Tu sais rien ne va changer quand tu ne seras plus là
Sois tranquille, il ne se passera rien quand tu mourras
Quand on est mort, tout est pareil qu'avant
C'est juste qu'on n'est plus là
Une fois qu'on meurt, la vie, c'est pas si différent
C'est juste qu'on n'en est pas
Quand on est mort, tout est pareil qu'avant
C'est juste qu'on n'est plus là
Une fois qu'on meurt, la vie, c'est pas si différent
C'est juste qu'on n'en est pas

dimanche 16 septembre 2018

GRÉGOIRE - Les roses de mon silence




PAROLES
C'est si dur de trouver les mots
Pour te dire tout ce que je pense
Je suis bien loin d'être Rimbaud
Bien loin d'avoir son éloquence

Je ne sais pas manier les phrases
Pour avouer mes sentiments
Je n'ai pas assez d’emphase
Alors voici en attendant

Toutes les roses de mon silence
Tous mes poèmes en feuille blanche
Mon plus beau bouquet de patience
J'ai mis des  baisers sur les branches

J’ai griffonné tous mes cahiers
Pour t’envoyer mon cœur à nu
Mais mes doigts ne sauront jamais
Dire à quel point tes yeux me tuent

Quand je m’élance je recule
Je n'ai à la place du cran
Que la peur d’être ridicule
Alors voici en attendant

Toutes les roses de mon silence,
Tous mes poèmes en feuille blanche
Mon plus beau bouquet de patience,
J’ai mis des baisers sur les branches

J’ignore ce que tu en feras,
Je ne sais même pas où tu es,
Mais si tu penses un peu à moi,
Je t’en prie ne laisse pas faner

Toutes les roses de mon silence,
Tous mes poèmes en feuille blanche
Mon plus beau bouquet de patience,
J’ai mis mes baisers sur les branches

dimanche 22 juillet 2018

JANE BIRKIN - Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve

Chanson de 1983
" Vingt-cinq ans après la mort de Serge Gainsbourg, Jane Birkin a fait paraître l'album «Birkin/Gainsbourg : le symphonique», qui contient 22 chansons de son ancien compagnon. En 2017, elle donne une série de concert en France, mais aussi à l'étranger. Le 1er février 2018, elle se produira au prestigieux Carnegie Hall de New York. Accompagnée par l'Orchestre Lamoureux placé sous la direction de Didier Benetti, Jane Birkin revisite les mélodies de Serge Gainsbourg grâce aux arrangements poétiques de Nobuyuki Nakajima dans ce concert «Alcaline»."
MERCI:http://www.tv-replay.fr/22-07-18/alcaline-le-concert-france2-pluzz-13075490.html

Sur France 2
« L'émouvante interprétation de Jane Birkin... du sublime texte de Serge Gainsbourg. »


PAROLES

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Que le ciel azuré ne vire au mauve,
Penser ou passer à autre chose
Vaudrait mieux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Comme une petite souris dans un coin d'alcôve
Apercevoir le bout de sa queue rose
Ses yeux fiévreux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu'au fond des choses
Est malheureux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Dis-moi que tu m'aimes encore si tu l'oses,
J'aimerais que tu te trouves autre chose
De mieux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...

lundi 14 mai 2018

DOMINIQUE GRANGE - Chacun de vous est concerné







PAROLES

Même si le mois de mai
Ne vous a guère touché
Même s’il n’y a pas eu
De manif dans votre rue

Même si votre voiture
N’a pas été incendiée
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si vous avez feint
De croire qu’il ne se passait rien
Quand dans le pays entier
Les usines s’arrêtaient

Même si vous n’avez rien fait
Pour aider ceux qui luttaient
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si vous avez fermé
Votre porte à notre nez
Une nuit que nous avions
Les CRS aux talons

Si vous nous avez laissé
Matraqués sur le palier
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si dans votre ville
Tout est bien resté tranquille
Sans pavés sans barricades
Sans blessés et sans grenades

Même si vous avez gobé
Ce que disait la télé
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si vous croyez maintenant
Que tout est bien comme avant
Parce que vous avez voté
L’ordre et la sécurité

Même si vous ne voulez pas
Que bientôt on remette ça
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné.

lundi 19 mars 2018

DANIEL GUICHARD - Mon vieux

Une chanson de 1974 ... intemporelle ...




 PAROLES

Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.

Y avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux.

L'été, on allait voir la mer
Tu vois, c'était pas la misère
C'était pas non plus le paradis
Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
Le même autobus de banlieue
Mon vieux.

Le soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones
On ne recevait jamais personne
Ça ne le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.

Chez nous, y avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Je sais, c'est con!

Dire que j'ai passé des années
À côté de lui sans le regarder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.

J'aurais pu, c'était pas malin,
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait peut-être rendu heureux
Mon vieux.

Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le cœur assez grand
Pour y loger toutes ces choses-là
Tu vois.

Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aimerais bien qu'il soit près de moi"
PAPA...

vendredi 9 mars 2018

GEORGES BRASSENS - Les Passantes




PAROLES

Poème d'Antoine Pol

Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
À celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

À celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main

À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
À tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

mercredi 21 février 2018

GRAND CORPS MALADE - Dimanche soir



PAROLES

Parce qu'avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions
Que ma routine s'est égarée dans ces changements de direction
Parce que les jours de la semaine se mélangent dans ce bazar
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Parce que ça arrive tellement souvent que je sois en pic de sentiments
Et que ma pudeur accepte quand même de te le faire comprendre gentiment
Parce qu'il paraît que l'homme s'habitue vite, s'habitue trop
Et qu'moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau

Quand je vois tout ce qu'on a construit, je me dis que dix ans c'est tellement long
Et puis je me dis que c'est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n'a pas d'emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu

Parce qu'on s'est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Parce que quand la vie n'est pas simple, c'est tellement mieux d'être ensemble
Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire, rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois, c'est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup-là, c'est elle qui a trouvé le plus beau thème

Parce que je te chambre sur tes manies mais que je pourrai plus me passer d'elles
Parce que je me moque de tes défauts mais qu'ils me sont devenus essentiels
Parce qu’avant de te regarder partir, je te vois te maquiller dans le miroir
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Parce qu'on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent
Qu'une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude
Parce que tous les nuages du monde n'empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument

Parce que tu sais ce que j'aime, parce que je sais ce que tu veux
Et que c'est quand même une première fois dès qu'on est seuls tous les deux
Parce que cent-vingt mois plus tard, je viens encore juste de te rencontrer
Parce que tu es mon plan A et que tu seras aussi mon plan B

Après dix ans d'un beau voyage où je me rappelle de chaque seconde
Après dix ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde
C'est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire, rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois, c'est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup-là, c'est elle qui a trouvé le plus beau thème

Je n'ai plus peur du dimanche soir

Photo de José Maria Laura

samedi 13 janvier 2018

JULIETTE et GUILLAUME DEPARDIEU - Une lettre oubliée




PAROLES

Mon amour, ma bien-aimée,
Me voici trop loin de toi
Comment survivre éloigné
De ton cœur et de tes bras
De mon cœur et de mes bras
Tiens, je l’avais oubliée
Cette lettre et qui ma foi,
Peut me l’avoir envoyée?
Si tu savais quel ennui
Loin de nos jeux amoureux
Est-ce André ou est-ce Henri
Est-ce Paul aux si beaux yeux?
Rien ne distrait la folie
Qui m’entoure mais rien ne peut
Détourner mon cœur épris
Non ça ne peut être lui…
Mon amour, mon feu, ma joie
Je reviendrai sois-en sûre
Vrai, c’est la première fois
Que je vois cette écriture
Ton portrait posé sur moi
Me protège et me rassure
Cette lettre entre mes doigts
Serait-elle une imposture?
Oui, l’enfer est de ce monde
Mais le pire est de compter
Ces heures, ces jour,s ces secondes
Qui nous tiennent séparés
J´ai beau chercher dans la ronde
De mes amoureux passés
Dans quelle amnésie profonde
Cet amant-là s’est noyé
Mon amour, ma toute belle
Je t’aime et je t’aime tant
Il n’y a rien d’éternel
Rien qui ne résiste au Temps
Un baiser sur ta prunelle
Sur ta bouche tout autant
Rien qui ne résiste au Temps
Et la mémoire est cruelle…
Mais adieu ma vie, mon cœur,
Il faut bien que je m’en aille
On m’appelle, il est six heures
À demain vaille que vaille
À moins que ton artilleur
N’ait pour seules funérailles
Que les tranchées et la peur,
Le vacarme et la mitraille
Sur ces pages abîmées
Il manque l’ultime morsure
La certitude affirmée
D´une simple signature
Mon amour si d’aventure
Au front je devais tomber
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier

dimanche 7 janvier 2018

FRANCE GALL - Evidemment

La chanteuse France Gall est morte
L’interprète de « Résiste », « Il jouait du piano debout » ou « Tout pour la musique », qui a été la muse et l’épouse de Michel Berger, a succombé à un cancer à l’âge de 70 ans.
MERCI: http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/01/07/la-chanteuse-france-gall-est-morte_5238465_3382.html




Chanson de l'album : "Babacar" - 1987, écrite par Michel Berger en hommage à leur ami Daniel Balavoine disparu dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986.

PAROLES

Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
À quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, qui change tout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant

MICHEL BERGER et FRANCE GALL - Laissez passer les rêves


MICHEL BERGER (1947 - 1992)
FRANCE GALL (1947- 2018)

«France Gall et Michel Berger, couple inoubliable de la chanson française

« Il jouait du piano debout », « Résiste », « Ella, elle l’a »… Autant de morceaux qui symbolisent la carrière de la chanteuse et qui sont nés sous l’impulsion de celui dont elle fut l’épouse, la muse et l’interprète pendant près de vingt ans.»

MERCI: http://www.lemonde.fr/mort-de-france-gall/article/2018/01/07/france-gall-et-michel-berger-couple-inoubliable-de-la-chanson-francaise_5238514_5238471.html




PAROLES
Laissez passer les rêves
Celui de Jacky Chang, celui de Luther King.
Que le matin se lève
Sur un tout nouveau monde comme on l'imagine.
Plus on avance, plus il nous faut d'espace
À force de manquer d'air
Il nous faut le paradis pour oublier l'enfer.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Laissez passer tous les fous qui dansent.
L'illusion vaut bien la révérence
Sinon la préférence.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah, yeah.

Laissez passer les rêves
Celui de Thérésa, et de Charly Chaplin.
Que nos visions enlèvent
Le poids de l'inconnu, le futur qu'on devine.
On a besoin d'agrandir le mystère
On a besoin de regarder la Lune pour oublier la Terre.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Stevenson, Jules Verne ou Georges Owell.
Picasso qui peint "Les Demoiselles".
Edgar Poe écrivant ses nouvelles.
L'homme oiseau qui veut battre des ailes
Pour attraper le ciel.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
...

mardi 12 décembre 2017

GRAEME ALLWRIGHT - Petit garçon





PAROLES

Dans son manteau rouge et blanc
Sur un traîneau porté par le vent
Il descendra par la cheminée
Petit garçon, il est l'heure d'aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends-tu les clochettes tintinnabuler?

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon, il est l'heure d'aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends-tu les clochettes tintinnabuler ?

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon, il est l'heure d'aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends-tu les clochettes tintinnabuler ?

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Maintenant, il est l'heure d'aller se coucher

mercredi 29 novembre 2017

GRÉGOIRE - Mes enfants




PAROLES

Sachez qu'il il y aura des hasards qui auront le goût de destin
Et des étoiles dans la nuit noire, de fausses routes, de vrais chemins
Il y aura des jours avec et il y aura des jours sans
Bien moins de victoires que d'échecs, malheureusement, fatalement
Et sachez qu'il y aura des peines et des « après tout, c'est comme ça »
Parfois des joies qui nous emmènent dans des lieux qu'on ne connaît pas
Il y aura de bonnes surprises et des mauvaises évidemment
Et sûrement de jolies méprises, des grains de folie par moments

Sachez que c'est l’espoir qui gagne et qui terrasse l'indifférence
C'est lui qui déplace des montagnes, c'est lui qui provoque la chance
Et c'est l'envie et non la rage qui doit tracer votre chemin
Il doit y avoir dans vos bagages du courage pour vos lendemains
Sachez qu'il faut respecter l'autre et que votre cœur lui pardonne
Sans jamais rejeter la faute, qu'il faut donner plus qu'on vous donne
Et qu'il faut laisser le mensonge au lâche, au faible, à l'apeuré
Et lorsque le chagrin vous ronge, il faut savoir vous relever

Sachez qu'il faut savoir vivre vos rêves et qu'il faut choisir l'aventure
Qu'il faut aider celui qui crève, celui pour qui, tout est plus dur
Il ne faut jamais oublier d'où vous venez et qui vous êtes
Et ne jamais abandonner quand c'est le pire qui se répète
Sachez aussi qu'il ne faut pas succomber à leurs invectives
Il faut rester honnêtes et droits sans être de ceux qui les suivent 
Et peu importe où vous allez, quels que soient vos choix , vos désirs
Oui , peu importe qui vous aimez, tant qu'on ne vous fait pas souffrir

Sachez aussi quoiqu'il advienne,
Quel que soit l 'endroit ou l'instant
C'est pour toujours que je vous aime
Et que je suis là, mes enfants

vendredi 5 mai 2017

GÉRARD LENORMAN - Si j'étais président



Paroles et Musique: Pierre Delanoé, Gérard Lenorman - 1980

PAROLES
Il était une fois à l'entrée des artistes
Un petit garçon blond au regard un peu triste
Il attendait de moi une phrase magique
Je lui dis simplement : si j'étais Président
Si j'étais Président de la République
Jamais plus un enfant n'aurait de pensée triste
Je nommerais bien sûr Mickey premier ministre
De mon gouvernement, si j'étais président
Simplet à la culture me semble une évidence
Tintin à la police et Picsou aux finances
Zorro à la justice et Minnie à la danse
Est-ce que tu serais content si j'étais président ?
Tarzan serait ministre de l'écologie
Bécassine au commerce, Maya à l'industrie,
Je déclarerais publiques toutes les pâtisseries
Opposition néant, si j'étais Président
Si j'étais Président de la République
J'écrirais mes discours en vers et en musique
Et les jours de conseil on irait en pique-nique
On f'rait des trucs marrants si j'étais Président
Je recevrais la nuit le corps diplomatique
Dans une super disco à l'ambiance atomique
On se ferait la guerre à grands coups de rythmique
Rien ne serait comme avant, si j'étais président
Au bord des fontaines coulerait de l'orangeade
Coluche notre ministre de la rigolade
Imposerait des manèges sur toutes les esplanades
On s'éclaterait vraiment, si j'étais président !
Chœur- enfants
Si t'étais Président de la République
Pour nous, tes p'tits copains, ça s'rait super pratique
On pourrait rigoler et chahuter sans risques
On serait bien contents si t'étais Président
Je s'rai jamais Président de la République
Vous les petits malins vous êtes bien sympathiques
Mais ne comptez pas sur moi pour faire de la politique
Pas besoin d'être Président, pour aimer les enfants.
La la la la la ..........

mardi 25 avril 2017

GEORGES MOUSTAKI - Portugal (Fado tropical)




PAROLES

Oh muse ma complice
Petite soeur d'exil
Tu as les cicatrices
D'un 21 avril

Mais ne sois pas sévère
Pour ceux qui t'ont déçue
De n'avoir rien pu faire
Ou de n'avoir jamais su

À ceux qui ne croient plus
Voir s'accomplir leur idéal
Dis leur qu'un oeillet rouge
A fleuri au Portugal

On crucifie l'Espagne
On torture au Chili
La guerre du Viêt-Nam
Continue dans l'oubli

Aux quatre coins du monde
Des frères ennemis
S'expliquent par les bombes
Par la fureur et le bruit

À ceux qui ne croient plus
Voir s'accomplir leur idéal
Dis leur qu'un oeillet rouge
A fleuri au Portugal

Pour tous les camarades
Pourchassés dans les villes
Enfermés dans les stades
Déportés dans les îles

Oh muse ma compagne
Ne vois-tu rien venir
Je vois comme une flamme
Qui éclaire l'avenir

À ceux qui ne croient plus
Voir s'accomplir leur idéal
Dis leur qu'un oeillet rouge
A fleuri au Portugal

Oh musa do meu fado
Oh minha mãe gentil
te deixo consternada 
no primeiro abril
Mas não sê tão ingrata
Não esquece quem te amou
E em tua intensa mata
Se perdeu e se encontrou

Débouche une bouteille
Prends ton accordéon
Que de bouche à oreille
S'envole ta chanson

Car enfin le soleil
Réchauffe les pétales
De mille fleurs vermeilles
En avril au Portugal

Et cette fleur nouvelle
Qui fleurit au Portugal
C'est peut-être la fin
D'un empire colonial

Et cette fleur nouvelle
Qui fleurit au Portugal
C'est peut-être la fin
D'un empire colonial

mardi 6 décembre 2016

GÉRARD BERLINER - Louise

En 1982,
une histoire touchante qui nous arrive du début du XXe siècle...


PAROLES

Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois, porté les seaux,
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux

Et qui a pris soin de son âme
Et l'a bercée dedans son lit
Qui l'a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C'est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C'est le Bon Dieu qui le souffrait

C'n'était qu'un homme des équipes
Du chantier des chemins de fer
À l'heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter
L'homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L'amour qui tenait Louise
C'est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées
Et l'on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C'est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d'hiver sous la charpente
Dans son lit cage, elle a tué
L'amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C'est en cuisine pas devant moi
Ma fille priez très fort pour que s'efface
Ce que l'curé m'a appris là

Et la honte que cachait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
Le soldat qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

Y a cinquante ans, c'était en France
Dans un village de l'Allier
On n'accordait pas d'importance
À une servante sans fiancé

Le deuil qu'a porté Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a porté
La vie qu'a travaillé Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a aidée
(1956-2010)

vendredi 11 novembre 2016

GRAEME ALLWRIGHT - L'étranger



PAROLES
Tous les hommes que tu as connus
Te disaient qu'ils ne voulaient plus
Donner les cartes pris comme dans un piège
C'est dur de retenir la main
D'un homme qui cherche plus loin
Qui veut atteindre le ciel pour se livrer
Et qui veut atteindre le ciel pour se livrer

Puis ramassant les cartes
Qui sont restées là sur la table
Tu sais qu'il t'a laissé très peu pas même son rire
Comme tous les joueurs il cherchait
La carte qui est si délirante
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre

Un jour penché à ta fenêtre
Il te dira qu'il veut renaître
Au monde que ta tendresse lui cache
Et sortant de son portefeuille
Un vieil horaire de train, il dit:
Je t'avais prévenue je suis étranger
Je t'avais prévenue je suis étranger

Maintenant un autre étranger
Semble vouloir que tu ignores ses rêves
Comme s'ils étaient le fardeau d'quelqu'un d'autre
Tu as vu cet homme déjà
Donner les cartes avec son bras en or
Mais maintenant tu vois sa main est figée
Oui maintenant tu vois sa main est figée

Mais tu n'aimes pas regarder
Un autre homme fatigué
Déposer toutes ses cartes comme une défaite
Tandis qu'il rêve jusqu'au sommeil
Dans l'ombre tu vois comme une fumée
Une route qui monte derrière sa tête
Une route qui monte derrière sa tête

Tu lui dis d'entrer et de s'asseoir
Mais en te retournant tu vois
Que la porte de ta chambre reste ouverte
Et quand tu prends sa main, il dit
N'aie pas peur ma tendre amie
Ce n'est plus moi, oh mon amour, l'étranger
Ce n'est plus moi, oh mon amour, l'étranger

J'ai attendu toujours certain
De te revoir entre les trains
Bientôt il va falloir en prendre un autre
Oh je n'ai jamais eu, tu sais
Pas le moindre plan secret
Ni personne pour me conduire
Et tu te demandes ce qu'il cherche à dire
Oui tu te demandes ce qu'il veut dire

En bas au bord du fleuve demain
Je t'attendrai si tu veux bien
Là tout près du pont qu'ils construisent
Puis quitte le quai pour un wagon-lit
Tu sais qu'il cherche un autre abri
Qu'il n'avait jamais été un étranger
Qu'il n'avait jamais été un étranger

Et tu dis d'accord, le pont ou bien ailleurs, je viendrai

Puis ramassant les cartes
qui sont restées là sur la table
Tu sais qu'il t'a laissé très peu pas même son rire
Comme tous les joueurs il cherchait
La carte qui est si délirante
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre

Un jour penché à ta fenêtre
Il te dira qu'il veut renaître
Au monde que ta tendresse lui cache
Et sortant de son portefeuille
Un vieil horaire de train, il dit:
Je t'avais prévenue je suis étranger
Je t'avais prévenue je suis étranger...

GRAEME ALLWRIGHT - Il faut que je m'en aille



 PAROLES

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poing, des coups de sang
Mais qu'à c'la n'tienne: c'est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

Et souviens-toi de cet été
La première fois qu'on s'est saoulés
Tu m'as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

Je suis parti changer d'étoile
Sur un navire, j'ai mis la voile
Pour n'être plus qu'un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Je m'ennuie pas, mais il faut que je m'en aille

J't'ai raconté mon mariage
À la mairie d'un p'tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d'prononcer mon nom

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

J'n'ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t'es marié(e)
T'as trois enfants à faire manger
Mais j'en ai cinq, si ça peut te consoler

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

mercredi 2 novembre 2016

GAUVAIN SERS - Mon fils est parti au djihad

Gauvain Sers, 15 avril sur sa page facebook : BILLET D’HUMEUR – 
Voilà, aujourd’hui, j’ai terminé une nouvelle chanson. Peut-être quelques petites retouches mais rien de bien méchant. Son titre : « Mon fils est parti au Djihâd ». Je vois déjà les gens faire les gros yeux… Je comprends. Mais toujours est-il que ça faisait un bail que je voulais aborder ce thème. Celui de l’extrémisme religieux, assez difficile à mettre en chanson, faut bien l’admettre. Je crois quand même que c’est important voire primordial d’en parler, même à ma toute petite échelle musicale. Et si ça permettait à quelqu’un quelque part de ne pas faire la plus grande des bêtises ? Et si ça permettait aux plus jeunes de se méfier des prédateurs barbares qui viennent trouver un sens à leur vie, précisément sur ce réseau social. N’est-ce pas aussi l’utilité d’une chanson ? Elle ne sert pas qu’à faire danser, rire ou pleurer. Elle peut tout aussi bien servir à informer et on a fort heureusement le droit de tout aborder avec elle. On est libre.
Ayant lu pas mal de témoignages de parents sous le choc, si j’ai bien compris une chose, c’est que ça pouvait arriver à n’importe qui. N’importe où. Enfants d’ouvriers, de profs, de banquiers. Athée ou pratiquant. Fille ou garçon. Homme ou femme. Solitaire ou non. Tout le monde. Ca peut arriver à tout le monde. Ça méritait bien une chanson nan ? 
G.S.

PAROLES

C’était un gamin comme les autres et c’est tellement dur d’en parler
Je sais qu’au fond tout est de ma faute, comment j’ai pu être aveuglée
Je me repasse tout ce qu’il a dit et tout ce qu’il a pu me cacher
Les longues heures sur son ordi : c’est là qu’ils sont venus le chercher

Et j’ai rien vu, j’en suis malade
Mon fils est parti au djihad
Et j’ai rien vu, j’en suis malade
Mon fils est parti au djihad

Il était comme tous les ados, plutôt gentil et réservé
Jamais une seule personne à dos, un ballon rond au bout des pieds
Il rêvait d’être éducateur avant de se faire endoctriner
Par leurs discours de prédateurs qui flairent la brebis égarée

C’est le cerveau en marmelade
Qu’ mon fils est parti au djihad
C’est le cerveau en marmelade
Mon fils est parti au djihad

C’était un gamin tout normal qui a grandi près de Vesoul
Puis la conversion radicale, le nouveau nom qui en découle
Je ne souhaite ça à aucune mère, c’est l’aller simple pour l’enfer
Je peux pas croire ce qu’il a fait, j’peux même pas r'faire son lit défait

Croyant aider des jeunes malades,
Mon fils est parti au djihad
Croyant aider des jeunes malades,
Mon fils est parti au djihad

Il avait l’âge des premières clopes et toute ma vie s’est arrêtée
Quand j’ai découvert cette enveloppe : Maman il faut pas t’inquiéter
Je pars aider les jeunes Syriens, promis, je t’écrirai bientôt, je t’aime fort
Et puis, plus rien, plus de nouvelles, silence radio

Je m’revois pleurer à la brigade
Mon fils est parti au djihad
Je m’revois pleurer à la brigade
Mon fils est parti au djihad

Mais merde, c’était rien qu’un gamin et hors de ma vue cette photo
Avec un fusil à la main, c’est pas lui, pas mon Pierrot
Lui qui avait horreur du sang, lui qui aimait les jolies phrases
Il a tué des innocents, ils en ont fait un kamikaze

Il s’est fait sauter à Bagdad
Mon fils est mort au djihad
Il s’est fait sauter à Bagdad
Mon fils est mort au djihad