Si l’eau ne prend que la couleur Que la lumière lui donne Quand la vie m’habille de noir Et bien, moi, je lui pardonne
Qu’on soit d’ici ou d’ailleurs, Nous ne sommes que des Hommes Forgés par nos erreurs Que seul l’amour console
Bonjour pardon et mille mercis alors Pour toutes les fois où elle m’a couverte d’or
Bonjour Pardon Merci Il manque un vers à ce poème Un mot qui nous unit Bonjour Pardon Merci Je t’aime
Combien de temps va-t-elle rester Cette marque de rouge à lèvres Il y a ces moments donnés Que le temps nous enlève
On n’en aura jamais assez On en manquera toujours On n’a jamais trop donné Ni trop reçu d’amour
Bonjour pardon et oui, je t’aime encore De tous les sentiments, Ce dernier est le plus fort
Bonjour
Pardon
Merci
Il manque un vers à ce poème
Un mot qui nous unit
Bonjour
Pardon
Merci
Je t’aime
Regarde, il nous sourit L’univers entier nous appelle Du fond des galaxies
Bonjour Pardon Merci Je t’aime
Tu te pares de rose, tu te fardes Tu brilles de mille paillettes Comme un soldat monte la garde Face aux démons dans sa tête Et si parfois toi aussi tu as peur De ne pas assez briller de l’intérieur
Bonjour Pardon Merci Il manque un vers à ce poème Un mot qui nous unit Bonjour Pardon Merci Je t’aime
Regarde, il nous sourit L’univers entier nous appelle Du fond des galaxies
« Jacqueline Debatte pour les paroles et son amie Francine Cockenpot pour la mélodie —, toutes deux chefs scouts, créent cette ritournelle vers 1942/1943 à l'intention des scouts. »
« Il est des chansons qui traversent les décennies sans une seule ride, Marcia Baïla est de celles-là. Derrière ce tube incontournable se cache pourtant un vibrant hommage, celui que Catherine Ringer et Fred Chichin ont voulu rendre à Marcia Moretto, une danseuse et chorégraphe argentine née en 1946. »
On l’arrache de son lit L’enfant de Somalie Sans lui laisser le choix Il aura dès demain Un fusil dans les mains Et du sang sur les doigts C’est même pas un ado Et ça fait froid dans l’dos Quand on sait par dessus tout Que les beaux marchands d’armes Les fabricants de larmes Sont bien au chaud chez nous
On la chasse de son pieu Et l’Empire du Milieu La prendra sous son aile Elle aura dès demain La fillette aux p'tites mains Une machine devant elle Pour fabriquer bien sûr Des poupées, des chaussures Qui feront des tas de jaloux Quand les immenses cargos Tassés comme des Lego Arriveront jusqu’à nous
Nous deux On en a eu de la chance D’avoir décroché l’innocence Au grand loto de la naissance On a manqué de rien tu penses On a côtoyé l’insouciance Sur le boulevard de l’enfance
On le recrute au berceau Le gosse de Mexico Et sa grande sœur devine Qu’il faudra dès demain Écouler en sous-main De la drôle de farine Et puis rester fidèle Au patron du cartel Le roi de la poudre blanche Celle qu’on sniffe à Paname En trouvant ça infâme Les guerres que ça déclenche
On la tire de ses draps La môme qui vient de là Où les yeux bleus fourmillent Elle aura dès demain Un petit sac à main Mais plus de nom de famille On lui demandera Face à la caméra De poser sans arrêt Pour que dans cinq secondes Des hommes au bout du monde La désirent en secret
Nous deux On en a eu de la chance D’avoir décroché l’innocence Au grand loto de la naissance On a manqué de rien tu penses On a baigné dans l’insouciance Sur le boulevard de l’enfance
Nous deux On a grandi en France On en a eu de la chance Au grand loto de la naissance On a manqué de rien tu penses Sur le boulevard de l’enfance
Il faut vivre, l'azur au-dessus comme un glaive Prêt à trancher le fil qui nous retient debout Il faut vivre partout, dans la boue et le rêve En aimant à la fois et le rêve et la boue
Il faut se dépêcher d'adorer ce qui passe Un film à la télé, un regard dans la cour Un cœur fragile et nu sous une carapace Une allure de fille éphémère qui court
Je veux la chair joyeuse et qui lit tous les livres Du poète au polar, de la Bible à Vermot M'endormir presque à jeun et me réveiller ivre Avoir le premier geste et pas le dernier mot
Étouffer d'émotion, de désir, de musique
Écouter le silence où Mozart chante encore Avoir une mémoire hypocrite, amnésique Réfractaire aux regrets, indulgente aux remords
Il faut vivre, il faut peindre avec ou sans palette Et sculpter dans le marbre effrayant du destin Les ailes mortes du Moulin de la Galette La robe de mariée où s'endort la putain
Il faut voir Dieu descendre une ruelle morne En sifflotant un air de rancune et d'espoir Et le diable rêver, en aiguisant ses cornes Que la lumière prend sa source dans le noir
On n'a jamais le temps, le temps nous a, il traîne Comme un fleuve de plaine aux méandres moqueurs Mais on y trouve un lit et des chants de sirènes Et un songe accroché au pas du remorqueur
Jamais ce qui éteint, jamais ce qui dégoûte Toujours, toujours, toujours, ce qui fait avancer Il faut boire ses jours, un à un, goutte à goutte Et ne trouver de l'or que pour le dépenser
Qu'on s'appelle Suzanne, Henri, Serge ou que sais-je Quidam évanescent, anonyme, paumé Il faut croire au soleil en adorant la neige Et chercher le plus-que-parfait du verbe aimer
Il faut vivre d'amour, d'amitié, de défaites Donner à perte d'âme, éclater de passion Pour que l'on puisse écrire à la fin de la fête Quelque chose a changé pendant que nous passions
"En parallèle du film « Monsieur Aznavour » que j’ai eu l’honneur de co-réaliser, « À chacun sa bohème » est ma réponse à la plus célèbre chanson du grand Charles. Avec sa voix et ses violons samplés dans le refrain, ma chanson raconte mes premières années d’artiste. La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa Bohème."
Grand Corps Malade
PAROLES
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème
Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître
Saint-Denis en ce temps-là était mon seul décor et mon terrain de fête
Une terrasse de café, deux, trois potos qui passent et le plan s’éternise
Et le clocher de la mairie qui à dix-huit heures chante « Le Temps des cerises »
Je vous parle d’un temps que j’ai connu un temps comme une belle escale
On avait mille projets qu’on fantasmait devant une omelette-frites à quatre balles
On avait des idées et on refaisait le monde au pied des bâtiments
Le monde a dû nous voir, et nous a offert l’espoir, c’est un bon commencement
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire … on est heureux
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème
Souvent il m’arrivait devant mon cahier de passer des nuits blanches
Noircissant toutes ses pages avec excitation, presque comme une revanche
Scander des poésies, quelle jolie fantaisie, face à des presque frères
Sans enjeu précis, se sentir bien en vie, et gagner quelques bières
L’inspiration était partout, je pouvais souvent la voir déborder
De notre innocence, de notre nonchalance, de notre vie débridée
On a laissé une trace en hurlant nos histoires à la gueule du monde
Je vous parle d’un temps dont je ne changerai pas une seule seconde
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire … on est heureux
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème
Quand au hasard des jours, je m’en vais faire un tour à mon ancienne adresse
Je reconnais les rues mais l’esprit n’y est plus, moins d’envie, moins de promesse
Reste alors le souvenir, qui me donne le sourire et ce pincement extrême
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème
Le ciel bleu sur nous peut s’effondrer Et la terre peut bien s’écrouler Peu m’importe, si tu m’aimes Je me fous du monde entier Tant que l’amour inondera mes matins Tant que mon corps frémira sous tes mains Peu m’importent les problèmes Mon amour, puisque tu m’aimes…
J’irais jusqu’au bout du monde Je me ferais teindre en blonde Si tu me le demandais… J’irais décrocher la lune J’irais voler la fortune Si tu me le demandais… Je renierais ma patrie Je renierais mes amis Si tu me le demandais… On peut bien rire de moi, Je ferais n’importe quoi Si tu me le demandais…
Si un jour la vie t’arrache à moi Si tu meurs, que tu sois loin de moi Peu m’importe, si tu m’aimes Car moi je mourrai aussi… Nous aurons pour nous l’éternité Dans le bleu de toute l’immensité Dans le ciel, plus de problèmes Mon amour, crois-tu qu’on s’aime ?...
" Catherine Ribeiro est décédée la nuit dernière dans une maison de retraite de Martigues, à 82 ans... dans la solitude.
Haute figure du rock français dans les années 70, Catherine Ribeiro totalise 25 albums et 40 ans de scène.
En 1982, elle remplit pendant un mois Bobino. C’est l’apogée de sa carrière. Avec un soir un spectateur célèbre, qui se faufile incognito : le tout nouveau président socialiste François Mitterrand.
Ses chansons engagées pour l’écologie, la guerre au Vietnam, ou la Palestine, lui valent d’être surnommée la « pasionaria rouge ».
Jugée trop rebelle et à mille lieues des canons commerciaux, elle est boycottée par les médias. "
Ton amour est ma tendresse
J'ai besoin de lui
Ton sourire une promesse
J'ai mal de tous mes vertiges
Regarde-moi
Emporte-moi dans le creux de la nuit
Je t'entends rire dans un bar vide
Où tu danses seul sans musique
Oh mon amour
Ton cœur part à la dérive
Cherchant de nouveaux lieux de plaisir
Et l'ombre du temps soulève les colères
Qui déchirèrent nos cœurs blessés de trop d'incertitudes
Je connais la solitude
À vivre sans toi
J'ai besoin de certitudes
Ton silence me désarme
Regarde-moi
Emporte-moi dans le creux de ta nuit
J'entends ton rire qui me délivre
Ton rire est une musique
Prends mon corps et ma jeunesse
Je fais don de moi, de mes jours et de mes passions
Habite ma tendresse
Prends mon corps et ma jeunesse
Fais revivre ma passion
Habite ma tendresse
Oh mon amour ton cœur part à la dérive
Cherchant en vain un nouvel avenir
Et l'ombre du temps soulève les colères
J'ai vécu tant de solitudes
Prends mon corps ma jeunesse
Habite ma tendresse
Prends mon corps ma jeunesse
Prends mon corps ma jeunesse
Prends mon corps ma jeunesse
Elle a neuf ans, pourtant elle n'a plus une vie d'enfant Elle vit depuis des mois entre ces quatre murs blancs Elle sait bien ce qu'elle a et elle sait bien ce qu'elle veut Elle a perdu du poids, elle a perdu ses cheveux Elle enchaîne les soins, les traitements, les protocoles Pendant que tous ses copains jouent dans la cour d'école Elle donnerait tout pour les rejoindre quelques heures Parfois, elle en crie, souvent, elle en pleure Patience et courage lui répètent ses parents Ils se le disent à eux aussi le soir en se séparant De la patience, elle en trouve et son courage est palpable Elle puise une force dont seuls les enfants sont capables
Alors, elle rigole, elle s'invente des histoires Elle ne pense qu'à l'avenir, elle s'invente des espoirs La guerrière va guérir, la vraie vie est tout près Du haut de sa tour d'ivoire, elle regarde le jour d'après
Vingt ans qu'il travaillait dans cette usine Viré du jour au lendemain par une lettre anonyme Rachetée par un grand groupe, une histoire d'actionnaires Ils sont plusieurs dans son cas, tragédie ordinaire Avec les traites à payer et les piles de factures Il a vite décidé de revendre sa voiture Mais sans elle et sans diplôme, loin des codes et loin de la ville À cinquante ans, retrouver du travail est difficile C'est l'escalade de la misère, spirale infernale Il est expulsé de son appart' avant la trêve hivernale Les premières nuits dans la rue ont été les plus dures Mais ensuite, bizarrement, il n'a plus craint son futur Il puise une force que les rescapés connaissent bien Il se dit qu'on n'a plus peur dès lors qu'on n'a plus rien Il va bientôt s'en sortir, il le sent, il est prêt Il cherche une formation et regarde le jour d'après
Il revient en scooter de la soirée de ses vingt ans La faute à un chauffard, la faute au mauvais temps Ça n'arrive pas qu'aux autres, ce n'est pas une légende Après son accident, on lui ampute les deux jambes Il passe un an à repenser à ce soir-là Puis cesse de ressasser ces histoires de karma Avec ses jambes en carbone, l'avenir devient concret Il veut même refaire du sport et regarde le jour d'après À tous les usés, les accidentés de parcours Les fragilisés, les malchanceux d'un jour Ceux qui n'ont pas le choix, les guerriers imposés Ceux qui portent leur croix, les héros obligés Ceux qui refusent leur sort et qui changent leur histoire Et ceux qui transforment l'envie de croire en victoire À ceux dont l'avenir est parfois en sursis Ceux qui voient le jour d'après, et ceux qui n'ont pas réussi