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vendredi 23 octobre 2026

CÉLINE DION - Bonjour, Pardon, Merci




 


PAROLES


Si l’eau ne prend que la couleur
Que la lumière lui donne
Quand la vie m’habille de noir
Et bien, moi, je lui pardonne

Qu’on soit d’ici ou d’ailleurs,
Nous ne sommes que des Hommes
Forgés par nos erreurs
Que seul l’amour console

Bonjour pardon et mille mercis alors
Pour toutes les fois où elle m’a couverte d’or

Bonjour
Pardon
Merci
Il manque un vers à ce poème
Un mot qui nous unit
Bonjour
Pardon
Merci
Je t’aime

Combien de temps va-t-elle rester
Cette marque de rouge à lèvres
Il y a ces moments donnés
Que le temps nous enlève

On n’en aura jamais assez
On en manquera toujours
On n’a jamais trop donné
Ni trop reçu d’amour

Bonjour pardon et oui, je t’aime encore
De tous les sentiments,
Ce dernier est le plus fort

Bonjour
Pardon
Merci
Il manque un vers à ce poème
Un mot qui nous unit
Bonjour
Pardon
Merci
Je t’aime

Regarde, il nous sourit
L’univers entier nous appelle
Du fond des galaxies
Bonjour
Pardon
Merci
Je t’aime

Tu te pares de rose, tu te fardes
Tu brilles de mille paillettes
Comme un soldat monte la garde
Face aux démons dans sa tête
Et si parfois toi aussi tu as peur
De ne pas assez briller de l’intérieur

Bonjour
Pardon
Merci
Il manque un vers à ce poème
Un mot qui nous unit
Bonjour
Pardon
Merci
Je t’aime

Regarde, il nous sourit
L’univers entier nous appelle
Du fond des galaxies
Bonjour
Pardon
Merci
Je t’aime
Oui, je t'aime
Je t'aime
Merci


mercredi 14 octobre 2026

FRANCIS CABREL - Colchiques dans les prés

Photographie - José Maria Laura 
Octobre 2026




Reprise d'une chanson populaire:

« Jacqueline Debatte pour les paroles et son amie Francine Cockenpot pour la mélodie —, toutes deux chefs scouts, créent cette ritournelle vers 1942/1943 à l'intention des scouts. »


 


PAROLES

Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent,
Colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été.

Refrain
La feuille d’automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.

Refrain

Nuages dans le ciel s’étirent, s’étirent
Nuages dans le ciel s’étirent comme une aile.

Refrain

Châtaignes dans les bois se fendent, se fendent
Châtaignes dans les bois se fendent sous nos pas.

Refrain

Et ce chant dans mon cœur murmure, murmure
Ce chant dans mon cœur murmure le bonheur.

Refrain  bis

mardi 15 septembre 2026

CATHERINE RINGER (1957-2026) et Les RITA MITSOUKO


« Il est des chansons qui traversent les décennies sans une seule ride, Marcia Baïla est de celles-là. Derrière ce tube incontournable se cache pourtant un vibrant hommage, celui que Catherine Ringer et Fred Chichin ont voulu rendre à Marcia Moretto, une danseuse et chorégraphe argentine née en 1946. »


 PAROLES

Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne
Du polystyrène expansé à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
Aiguisées comme des couperets
Deux flèches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est maigre
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transforme en excité

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C’est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres

La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
À plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra

Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son visage
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a inventée

C'est elle, la sauterelle
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la flanelle
Ou le carton

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C’est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres

La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia...
Marcia...
Marcia...
Marcia...







«Elle est morte mais elle danse quand même»


mardi 2 juin 2026

CHILOO - La fille du train


Capture d'écran






PAROLES

Entre les voitures
Et les bruits de couloir
Elle court à toute allure
Dans cette immense gare
Elle sort de ses bagages
Un livre dont les pages
Sont abimées un peu
Je cherche le courage
De lui faire un message
Et je tombe amoureux

REFRAIN
Est-ce qu′elle s'en va ?
Est-ce qu′elle revient ?
Peut-être qu'elle fuit son chagrin
Et peut-être qu'elle descendra
À la même station que moi
Je lui écrirais un pauvre poème
Peut-être qu′elle le lira quand même
Peut-être même qu'elle le trouvera bien
La fille du train

Je lui dirai: voilà
On ne se connait pas
Mais mon cœur t′appartient
Ne me demande pas
Ni comment ni pourquoi
Mais sans toi je n'suis rien
Traverser l′existence
Sans avoir la chance
De tenir ta main
C'est passer toute une vie
Sans espoir, sans envie
En attendant la fin

REFRAIN

Est-ce qu′elle s'en va ?
Est-ce qu′elle revient ?
Est-ce qu'elle me voit ?
La fille du train
Et est-ce qu'elle sait
Tout ce qu′elle sème ?
Rien qu′en étant
Rien qu'en étant elle-même


lundi 30 mars 2026

GAUVAIN SERS & FRANCIS CABREL - Boulevard de l'enfance




Capture d'écran





 PAROLES

On l’arrache de son lit
L’enfant de Somalie
Sans lui laisser le choix
Il aura dès demain
Un fusil dans les mains
Et du sang sur les doigts
C’est même pas un ado
Et ça fait froid dans l’dos
Quand on sait par dessus tout
Que les beaux marchands d’armes
Les fabricants de larmes
Sont bien au chaud chez nous

On la chasse de son pieu
Et l’Empire du Milieu
La prendra sous son aile
Elle aura dès demain
La fillette aux p'tites mains
Une machine devant elle
Pour fabriquer bien sûr
Des poupées, des chaussures
Qui feront des tas de jaloux
Quand les immenses cargos
Tassés comme des Lego
Arriveront jusqu’à nous

Nous deux
On en a eu de la chance
D’avoir décroché l’innocence
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien tu penses
On a côtoyé l’insouciance
Sur le boulevard de l’enfance

On le recrute au berceau
Le gosse de Mexico
Et sa grande sœur devine
Qu’il faudra dès demain
Écouler en sous-main
De la drôle de farine
Et puis rester fidèle
Au patron du cartel
Le roi de la poudre blanche
Celle qu’on sniffe à Paname
En trouvant ça infâme
Les guerres que ça déclenche

On la tire de ses draps
La môme qui vient de là
Où les yeux bleus fourmillent
Elle aura dès demain
Un petit sac à main
Mais plus de nom de famille
On lui demandera
Face à la caméra
De poser sans arrêt
Pour que dans cinq secondes
Des hommes au bout du monde
La désirent en secret

Nous deux
On en a eu de la chance
D’avoir décroché l’innocence
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien tu penses
On a baigné dans l’insouciance
Sur le boulevard de l’enfance

Nous deux
On a grandi en France
On en a eu de la chance
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien tu penses
Sur le boulevard de l’enfance

On a manqué de rien tu penses
Sur le boulevard de l’enfance         bis



Capture d'écran



dimanche 7 décembre 2025

CLAUDE FRANÇOIS - Le mal aimé


[AFP - Alain Liennard / Ina]

👉 RTS - Claude François, ce bien-aimé



PAROLES 
1974

J'ai besoin qu'on m'aime
Mais personne ne comprend
Ce que j'espère et que j'attends
Qui pourrait me dire qui je suis ?
Et j'ai bien peur
Toute ma vie d'être incompris
Car aujourd'hui, je me sens mal aimé

REFRAIN
Je suis le mal aimé
Les gens me connaissent
Tel que je veux me montrer
Mais ont-ils cherché à savoir
D'où me viennent mes joies ?
Et pourquoi ce désespoir
Caché au fond de moi

Si les apparences
Sont quelquefois contre moi
Je ne suis pas ce que l'on croit
Contre l'aventure de chaque jour
J'échangerais demain la joie d'un seul amour
Mais je suis là comme avant, mal aimé

REFRAIN

Car je suis mal aimé

REFRAIN





lundi 6 octobre 2025

NICOLAS FRAISSINET - La mémoire de nos pères

 Avec Camille & Julie Berthollet 

Capture d'écran



PAROLES


Est-ce que l’orage est de retour 
Ou n'est-ce qu'une fin de jour ?
Raconte-moi encore l’Histoire 
On n’sais plus lire quand vient le soir...

À force de ne plus rien entendre
À force de vouloir toujours prendre,
Sommes-nous enfants de l’ancienne bombe 
Ou orphelins du prochain monde ?

À trop distraire la misère 
A-t-on fini par la faire taire ?
Ou est-ce le goût de sa colère 
Qui se dilue dans nos gouttières ?

À tant chercher de la hauteur 
Loin du souvenir des bunkers  
Gardera-t-on nos airs majeurs
Quand reviendront les démineurs ?

Je n'ai pas connu le goût amer 
La censure, les barrières
Mais j'entends la mémoire de nos grands frères 
Le goût amer 
Le sang sur les paupières 
Mais j'entends la mémoire de mes pères
Qui ressort de la terre

Maman, s'il y a la guerre demain
Est-ce que vraiment tout ira bien ?

Mais où sont cachés les scandales
Juste au rebord des cartes postales
Les fraiches peintures des façades
font oublier les fusillades

Tu me parlais d’une autre vie
Quand on penserait plus qu’aujourd’hui 
Pour une jeunesse qui se soulève 
Ne faudrait-il pas quelques rêves ?

Je n'ai pas connu le goût amer 
La censure, les barrières
Mais j'entends la mémoire de nos grands frères 
Le goût amer 
Le sang sur les paupières 
Mais j'entends la mémoire de nos pères
Qui ressort de la terre

Maman, s'il y a la guerre demain
Ne t’en fais pas tout ira bien





mercredi 23 avril 2025

SERGE REGGIANI - Il faut vivre





 1992


PAROLES 

de CLAUDE LEMESLE


Il faut vivre, l'azur au-dessus comme un glaive
Prêt à trancher le fil qui nous retient debout
Il faut vivre partout, dans la boue et le rêve
En aimant à la fois et le rêve et la boue

Il faut se dépêcher d'adorer ce qui passe
Un film à la télé, un regard dans la cour
Un cœur fragile et nu sous une carapace
Une allure de fille éphémère qui court

Je veux la chair joyeuse et qui lit tous les livres
Du poète au polar, de la Bible à Vermot
M'endormir presque à jeun et me réveiller ivre
Avoir le premier geste et pas le dernier mot

Étouffer d'émotion, de désir, de musique
Écouter le silence où Mozart chante encore
Avoir une mémoire hypocrite, amnésique
Réfractaire aux regrets, indulgente aux remords

Il faut vivre, il faut peindre avec ou sans palette
Et sculpter dans le marbre effrayant du destin
Les ailes mortes du Moulin de la Galette
La robe de mariée où s'endort la putain

Il faut voir Dieu descendre une ruelle morne
En sifflotant un air de rancune et d'espoir
Et le diable rêver, en aiguisant ses cornes
Que la lumière prend sa source dans le noir

On n'a jamais le temps, le temps nous a, il traîne
Comme un fleuve de plaine aux méandres moqueurs
Mais on y trouve un lit et des chants de sirènes
Et un songe accroché au pas du remorqueur

Jamais ce qui éteint, jamais ce qui dégoûte
Toujours, toujours, toujours, ce qui fait avancer
Il faut boire ses jours, un à un, goutte à goutte
Et ne trouver de l'or que pour le dépenser

Qu'on s'appelle Suzanne, Henri, Serge ou que sais-je
Quidam évanescent, anonyme, paumé
Il faut croire au soleil en adorant la neige
Et chercher le plus-que-parfait du verbe aimer

Il faut vivre d'amour, d'amitié, de défaites
Donner à perte d'âme, éclater de passion
Pour que l'on puisse écrire à la fin de la fête
Quelque chose a changé pendant que nous passions











mardi 4 mars 2025

CLARA LUCIANI - Ma mère




PAROLES


Elle est un peu sorcière
Elle a reçu des charmes héréditaires
Du jais sous la paupière
Ma mère
Elle est inconsolable
D’une tristesse ancestrale inexplicable
Une parure qui l’accable
Ma mère

REFRAIN
Mais de mère en fille
Et de fil en aiguille
On se repent
On se reprise
Finalement je t’ai comprise


Dе mère en fille
Et dе fil en aiguille
On se repent
On se reprise
Finalement je t’ai comprise

Nos sourires identiques
Toi seule sait ce qu’ils cachent de cryptique
J’ai mimé ta musique
Ma mère

Mon sang fait son chemin
Il porte ton histoire, il s’en souvient
Puissant comme le vin
Ma mère

REFRAIN

Tu vois, Maman
Je t’ai comprise

REFRAIN

samedi 15 février 2025

JULIEN DORÉ et FRANCIS CABREL - Un homme heureux




 Reprise de WILLIAM SHELLER



WILLIAM SHELLER

1991






PAROLES

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y a rien à dire, y a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment

REFRAIN
Et moi j'te connais à peine
Mais ce serait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans que ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça ne vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me le dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles
Ils ont un monde à eux
Que rien oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines

REFRAIN

Je veux être un homme heureux


mardi 10 décembre 2024

CLARA LUCIANI - La Romance de Paris

 Reprise de la chanson de Charles Trenet sur le Parvis de Notre-Dame





PAROLES

Ils s'aimaient depuis deux jours à peine
Y a parfois du bonheur dans la peine
Mais depuis qu'ils étaient amoureux
Leur destin n'était plus malheureux,
Ils vivaient avec un rêve étrange,
Et ce rêve était bleu comme les anges
Leur amour était un vrai printemps, oui !
Aussi pur que leurs tendres vingt ans.

Refrain:
C'est la romance de Paris,
Au coin des rues elle fleurit,
Ça met au cœur des amoureux
Un peu de rêve et de ciel bleu,
Ce doux refrain de nos faubourgs
Parle si gentiment d'amour
Que tout le monde en est épris :
C'est la romance de Paris !
Que tout le monde en est épris :
C'est la romance de Paris !

La banlieue était leur vrai domaine
Ils partaient à la fin de la semaine
Dans les bois pour cueillir le muguet
Ou sur un bateau pour naviguer.
Ils buvaient aussi dans les guinguettes
Du vin blanc qui fait tourner la tête,
Et quand ils se donnaient un baiser, oui!
Tous les couples en dansant se disaient :

Refrain

C'est ici que s'arrête mon histoire,
Aurez-vous de la peine à me croire?
Si j'vous dis qu'il s'aimèrent chaque jour,
Qu'ils vieillirent avec leur tendre amour;
Qu'ils fondèrent une famille admirable,
Et qu'ils eurent des enfants adorables,
Qu'ils moururent gentiment, inconnus, oui!
En partant comme ils étaient venus.

Refrain



👇
« La romance de Paris » - 1942
CHARLES TRENET
    





mardi 15 octobre 2024

CLARA LUCIANI - Beaux





 



PAROLES

Moi,
quand je me sens touchée, coulée, perdue,
je me roule en boule et j'entends plus
les mots qu'on m'envoie au lance-pierres.
Faux,
quand je dis que je m'en fous, je mens,
c'est qu'ils ne me quittent jamais vraiment,
ces gens qui me regardent de travers.
Aïe,
pourquoi faudrait qu'on s'fasse du mal ?
Viens plus près que je te soigne.
Aïe,
pourquoi faudrait qu'on s'fasse du mal ?
Mêle ta vie à ma vie,
on pourrait se tenir chaud,
se lisser les plumes et se trouver beaux.
On pourrait se tenir chaud,
se lisser les plumes et se trouver beaux.









samedi 14 septembre 2024

GRAND CORPS MALADE - À chacun sa bohème

 



"En parallèle du film « Monsieur Aznavour » que j’ai eu l’honneur de co-réaliser, « À chacun sa bohème » est ma réponse à la plus célèbre chanson du grand Charles. Avec sa voix et ses violons samplés dans le refrain, ma chanson raconte mes premières années d’artiste. La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa Bohème." 

Grand Corps Malade



PAROLES

Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître
Saint-Denis en ce temps-là était mon seul décor et mon terrain de fête 
Une terrasse de café, deux, trois potos qui passent et le plan s’éternise
Et le clocher de la mairie qui à dix-huit heures chante « Le Temps des cerises »

Je vous parle d’un temps que j’ai connu un temps comme une belle escale 
On avait mille projets qu’on fantasmait devant une omelette-frites à  quatre balles 
On avait des idées et on refaisait le monde au pied des bâtiments 
Le monde a dû nous voir, et nous a offert l’espoir, c’est un bon commencement

La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire … on est heureux
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème

Souvent il m’arrivait devant mon cahier de passer des nuits blanches
Noircissant toutes ses pages avec excitation, presque comme une revanche 
Scander des poésies, quelle jolie fantaisie, face à des presque frères
Sans enjeu précis, se sentir bien en vie, et gagner quelques bières

L’inspiration était partout, je pouvais souvent la voir déborder
De notre innocence, de notre nonchalance, de notre vie débridée
On a laissé une trace en hurlant nos histoires à la gueule du monde
Je vous parle d’un temps dont je ne changerai pas une seule seconde

La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire … on est heureux
La bohème
Je vous parle d’un temps
La bohème
Je vous parle d’un temps
Ça voulait dire
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème

Quand au hasard des jours, je m’en vais faire un tour à mon ancienne adresse
Je reconnais les rues mais l’esprit n’y est plus, moins d’envie, moins de promesse
Reste alors le souvenir, qui me donne le sourire et ce pincement extrême
La nostalgie comme emblème, entre galère et poèmes, à chacun sa bohème

















dimanche 1 septembre 2024

CÉLINE DION - L'hymne à l'amour

Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, Paris 2024

Reprise de L'Hymne à l'amour, Édith Piaf







PAROLES

Le ciel bleu sur nous peut s’effondrer
Et la terre peut bien s’écrouler
Peu m’importe, si tu m’aimes
Je me fous du monde entier
Tant que l’amour inondera mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m’importent les problèmes
Mon amour, puisque tu m’aimes…

J’irais jusqu’au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais…
J’irais décrocher la lune
J’irais voler la fortune
Si tu me le demandais…
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais…
On peut bien rire de moi,
Je ferais n’importe quoi
Si tu me le demandais…

Si un jour la vie t’arrache à moi
Si tu meurs, que tu sois loin de moi
Peu m’importe, si tu m’aimes
Car moi je mourrai aussi…
Nous aurons pour nous l’éternité
Dans le bleu de toute l’immensité
Dans le ciel, plus de problèmes
Mon amour, crois-tu qu’on s’aime ?...


… Dieu réunit ceux qui s’aiment !


ÉDITH PIAF - 1950




Cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024 - la mezzo-soprano Axelle Saint-Cirel chante La Marseillaise.

Capture d'écran

 
« L'incroyable Marseillaise d'Axelle Saint-Cirel sur le toit du Grand Palais »





samedi 31 août 2024

ALEXANDRE THARAUD et CAMÉLIA JORDANA

Très belle reprise de Septembre de Barbara,
la voix de Camélia Jordana et les notes d'Alexandre Tharaud. Quelle sensibilité !





PAROLES

Jamais la fin d'été n'avait paru si belle
Les vignes de l'année auront de beaux raisins
On voit se rassembler déjà (au loin) les hirondelles
Mais il faut se quitter pourtant l'on s'aimait bien

Quel joli temps pour se dire au revoir
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans
Sur la fumée des cigarettes
L'amour s'en va, mon cœur s'arrête

Quel joli temps pour se dire au revoir
Quel joli soir pour jouer ses vingt ans
Les fleurs portent déjà les couleurs de septembre
Et l'on entend, de loin, s'annoncer les bateaux

Beau temps pour un chagrin que ce temps couleur d'ombre (d'ambre)
Je reste sur le quai, mon amour, à bientôt
Quel joli temps, mon amour, au revoir
Quel joli temps pour jouer ces vingt ans

Sur la fumée des cigarettes
L'amour nous reviendra peut-être
Peut-être un soir, au détour d'un printemps
Quel joli temps, le temps de se revoir

Jamais les fleurs de mai n'auront paru si belles
Les vignes de l'année auront de beaux raisins
Quand tu me reviendras, avec les hirondelles
Car tu me reviendras, mon amour, à demain


BARBARA 




vendredi 23 août 2024

CATHERINE RIBEIRO (1941 - 2024)




📷 - JPRoche - Bordeaux 1972, SIGMA Chanson


 " Catherine Ribeiro est décédée la nuit dernière dans une maison de retraite de Martigues, à 82 ans... dans la solitude.

Haute figure du rock français dans les années 70, Catherine Ribeiro totalise 25 albums et 40 ans de scène. 

En 1982, elle remplit pendant un mois Bobino. C’est l’apogée de sa carrière. Avec un soir un spectateur célèbre, qui se faufile incognito : le tout nouveau président socialiste François Mitterrand.

Ses chansons engagées pour l’écologie, la guerre au Vietnam, ou la Palestine, lui valent d’être surnommée la « pasionaria rouge ».

Jugée trop rebelle et à mille lieues des canons commerciaux, elle est boycottée par les médias. "

René Leucart

Dans le creux de ta nuit


 

PAROLES

Ton amour est ma tendresse
J'ai besoin de lui
Ton sourire une promesse
J'ai mal de tous mes vertiges
Regarde-moi
Emporte-moi dans le creux de la nuit
Je t'entends rire dans un bar vide
Où tu danses seul sans musique

Oh mon amour
Ton cœur part à la dérive
Cherchant de nouveaux lieux de plaisir
Et l'ombre du temps soulève les colères
Qui déchirèrent nos cœurs blessés de trop d'incertitudes

Je connais la solitude
À vivre sans toi
J'ai besoin de certitudes
Ton silence me désarme
Regarde-moi
Emporte-moi dans le creux de ta nuit
J'entends ton rire qui me délivre
Ton rire est une musique

Prends mon corps et ma jeunesse
Je fais don de moi, de mes jours et de mes passions
Habite ma tendresse
Prends mon corps et ma jeunesse
Fais revivre ma passion
Habite ma tendresse

Oh mon amour ton cœur part à la dérive
Cherchant en vain un nouvel avenir
Et l'ombre du temps soulève les colères
J'ai vécu tant de solitudes
Prends mon corps ma jeunesse
Habite ma tendresse
Prends mon corps ma jeunesse
Prends mon corps ma jeunesse
Prends mon corps ma jeunesse



Le Chant des Partisans

 

Catherine Ribeiro en concert au Phenix de Valenciennes, le 18 novembre 2005.  
© MAXPPP / PHOTOPQR/LA VOIX DU NORD






dimanche 28 avril 2024

JEAN-PIERRE FERLAND, CÉLINE DION et GINETTE RENO - Un peu plus haut, Un peu plus loin

 




PAROLES

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller un peu plus loin
Je veux voir comment c'est là-haut
Garde mon bras et tiens ma main
Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller encore plus loin
Laisse mon bras, mais tiens ma main
Je n'irai pas plus loin qu'il faut
Encore un pas, encore un saut
Une tempête et un ruisseau
Prends garde
J'ai laissé ta main
Attends-moi là-bas, je reviens
Encore un pas, un petit pas
Encore un saut et je suis là
Là-haut si je ne tombe pas
Non, j'y suis, je ne tombe pas
C'est beau, c'est beau
C'est beau, c'est beau
Si tu voyais le monde au fond là-bas
C'est beau, c'est beau
C'est beau, c'est beau
La mer, la mer plus petite que soi 
Mais on ne se voit pas
Un peu plus haut, un peu plus seule
Je n'veux pas être loin toute seule
Viens voir ici comme on est bien
Quand on est haut, comme on est loin
Un peu plus haut, un peu plus loin
Je n'peux plus te tenir la main
Dis-moi comment j'ai pu monter
Comment descendre sans tomber
Un peu plus haut, un peu plus fort
Encore un saut, essaye encore
Je voudrais te tendre les bras
Je suis trop haut, tu es trop bas
Encore un pas, un petit pas
Tu es trop loin, je t'aime
Adieu, adieu, je reviendrai
Si je redescends sans tomber
C'est beau, c'est beau
C'est beau, c'est beau
Si tu voyais le monde au fond là-bas
C'est beau, c'est beau
C'est beau, c'est beau
La mer, la mer plus petite que soi 
Mais je ne te vois pas
Un peu plus haut, un peu plus loin
Je vais aller encore plus loin
Peut-être bien qu'un peu plus haut
Je trouverai d'autres chemins
Oh c'est beau, c'est beau
C'est beau, c'est beau
Si tu voyais le monde au fond là-bas
C'est beau, c'est beau
C'est beau, c'est beau
C'est beau





lundi 25 mars 2024

CARLA BRUNI et GIMS - Demain



© BestImage, DOMINIQUE JACOVIDES / BESTIMAGE - MERCI




PAROLES

Tu sais, c'est clair, c'est comme une pluie d'étoiles
Je sais, la nuit, quand la lune se dévoile
Que mon cœur n'est pas fait de glace
Dans mon cœur
Souvent mes rêves m'animent et me donnent de l'espoir
Je veux aller jusqu'au bout de l'histoire
Moi, j'ai envie d'y croire
Dans mon cœur

REFRAIN
Tout est devenu clair le jour où tu m'as pris la main
Montré le chemin
Alors j'ai regardé l'univers me sourire
Me dire que tout ira mieux demain
Demain

La vie, l'espoir, l'inquiétude qui frappe au hasard
La peur de se retrouver dans le noir
Moi, j'ai envie d'y croire
Dans mon cœur

REFRAIN 

Je serai, je serai là si tu tombes
Je serai, je serai là pour t'attendre
Je serai, je serai là si tu tombes
Je serai là pour t'attendre

REFRAIN

samedi 9 mars 2024

GRAND CORPS MALADE - Le jour d'après



PAROLES

Elle a neuf ans, pourtant elle n'a plus une vie d'enfant
Elle vit depuis des mois entre ces quatre murs blancs
Elle sait bien ce qu'elle a et elle sait bien ce qu'elle veut
Elle a perdu du poids, elle a perdu ses cheveux
Elle enchaîne les soins, les traitements, les protocoles
Pendant que tous ses copains jouent dans la cour d'école
Elle donnerait tout pour les rejoindre quelques heures
Parfois, elle en crie, souvent, elle en pleure
Patience et courage lui répètent ses parents
Ils se le disent à eux aussi le soir en se séparant
De la patience, elle en trouve et son courage est palpable
Elle puise une force dont seuls les enfants sont capables
Alors, elle rigole, elle s'invente des histoires
Elle ne pense qu'à l'avenir, elle s'invente des espoirs
La guerrière va guérir, la vraie vie est tout près
Du haut de sa tour d'ivoire, elle regarde le jour d'après

Vingt ans qu'il travaillait dans cette usine
Viré du jour au lendemain par une lettre anonyme
Rachetée par un grand groupe, une histoire d'actionnaires
Ils sont plusieurs dans son cas, tragédie ordinaire
Avec les traites à payer et les piles de factures
Il a vite décidé de revendre sa voiture
Mais sans elle et sans diplôme, loin des codes et loin de la ville
À cinquante ans, retrouver du travail est difficile
C'est l'escalade de la misère, spirale infernale
Il est expulsé de son appart' avant la trêve hivernale
Les premières nuits dans la rue ont été les plus dures
Mais ensuite, bizarrement, il n'a plus craint son futur
Il puise une force que les rescapés connaissent bien
Il se dit qu'on n'a plus peur dès lors qu'on n'a plus rien
Il va bientôt s'en sortir, il le sent, il est prêt
Il cherche une formation et regarde le jour d'après

Il revient en scooter de la soirée de ses vingt ans
La faute à un chauffard, la faute au mauvais temps
Ça n'arrive pas qu'aux autres, ce n'est pas une légende
Après son accident, on lui ampute les deux jambes
Il passe un an à repenser à ce soir-là
Puis cesse de ressasser ces histoires de karma
Avec ses jambes en carbone, l'avenir devient concret
Il veut même refaire du sport et regarde le jour d'après
À tous les usés, les accidentés de parcours
Les fragilisés, les malchanceux d'un jour
Ceux qui n'ont pas le choix, les guerriers imposés
Ceux qui portent leur croix, les héros obligés
Ceux qui refusent leur sort et qui changent leur histoire
Et ceux qui transforment l'envie de croire en victoire
À ceux dont l'avenir est parfois en sursis
Ceux qui voient le jour d'après, et ceux qui n'ont pas réussi