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jeudi 27 décembre 2018
BARBARA - Joyeux Noël
PAROLES
C'était vingt-deux heures à peine, ce vendredi-là
C'était veille de Noël et, pour fêter ça,
Il s'en allait chez Madeleine près du Pont d' l'Alma
Elle aurait eu tant de peine qu'il ne vienne pas
Fêter Noël, fêter Noël
En smoking de velours vert, en col roulé blanc
Et le cœur en bandoulière, marchant à pas lents
À pied, il longeait la Seine tout en sifflotant
Puisqu'il allait chez Madeleine, il avait bien l' temps
Charmant Noël, charmant Noël
C'était vingt-deux heures à peine, ce vendredi-là
C'était veille de Noël et, pour fêter ça,
Elle s'en allait chez Jean-Pierre, près du Pont d' l'Alma
Il aurait eu tant de peine qu'elle ne vienne pas
Fêter Noël, fêter Noël
Bottée noire souveraine et gantée de blanc
Elle allait pour dire "Je t'aime" marchant d'un pas lent
À pied, elle longeait la Seine tout en chantonnant
Puisqu'elle allait chez Jean-Pierre, Mmh mhm mhm
Charmant Noël, charmant Noël
Or, voilà que sur le pont ils se rencontrèrent
Ces deux-là qui s'en venaient d'un chemin contraire
Lorsqu'il la vit si belle des bottes aux gants
Il se sentit infidèle jusqu'au bout des dents
Elle aima son smoking vert, son col roulé blanc
Et frissonna dans l'hiver en lui souriant
- Bonsoir je vais chez Jean-Pierre, près du pont d' l'Alma
- Bonsoir, j'allais chez Madeleine, c'est juste à deux pas
Et ils allèrent chez Eugène pour y fêter ça
Sous le sapin de lumière quand il l'embrassa
Heureuse, elle se fit légère au creux de son bras
Au petit jour, ils s'aimèrent près d'un feu de bois
Joyeux Noël, joyeux Noël
Mais après une semaine, ce vendredi-là
Veille de l'année nouvelle, tout recommença
Il se rendit chez Madeleine, l'air un peu sournois
Elle se rendit chez Jean-Pierre, un peu tard, ma foi
Bien sûr, il y eut des scènes près du Pont d' l'Alma
Qu'est-ce que ça pouvait leur faire à ces amants-là?
Eux qu'avaient eu un Noël comme on n'en fait pas
Mais il est bien doux quand même de rentrer chez soi
Après Noël,
Joyeux Noël
vendredi 16 novembre 2018
JACQUES BREL et MAURICE BÉJART - Une valse à mille temps
PAROLES
Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul mais je t'aperçois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Me murmure, murmure tout bas
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps de s'offrir des détours du côté de l'amour
Comme c'est charmant, une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant mais tout aussi charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps, une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant mais beaucoup plus charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans, une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend à chaque carrefour
Dans Paris que l'amour rafraîchit au printemps, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps de patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans et pour que j'aie vingt ans, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps offre seule aux amants trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman
Au deuxième temps de la valse
On est deux, tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous les deux une-deux-trois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Nous fredonne, fredonne déjà
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps de s'offrir des détours du côté de l'amour
Comme c'est charmant, une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant mais tout aussi charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps, une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant mais beaucoup plus charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans, une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend à chaque carrefour dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps de patienter vingt ans pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps offre seule aux amants trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman
Au troisième temps de la valse
Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi y a l'amour et y a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps de s'offrir des détours du côté de l'amour
Comme c'est charmant une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant mais tout aussi charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps, une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant mais beaucoup plus charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans, une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend à chaque carrefour dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps de patienter vingt ans pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps offre seule aux amants trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman, la-la-la-la
La-la-la-la, la-la!
dimanche 28 octobre 2018
JULIETTE / PIERRE BACHELET - Les corons
Superbe reprise !
«La chanteuse a présenté le résultat dans Boomerang, l’émission culturelle de France Inter. En piano-voix, Juliette livre une interprétation délicate de cet hymne du Nord, renouvelant l’émotion que ce titre charrie avec lui immanquablement. « J’en ai fait une chanson de transmission, parce que ce monde est en train de disparaître », explique l’artiste en préambule.»
MERCI: http://lavdn.lavoixdunord.fr/475792/article/2018-10-24/la-chanteuse-juliette-signe-une-touchante-reprise-des-corons-de-pierre-bachelet
OCTOBRE 2018
PAROLES
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Nos fenêtres donnaient sur des fenêtres semblables
Et la pluie mouillait mon cartable
Et mon père en rentrant avait les yeux si bleus
Que je croyais voir le ciel bleu
J'apprenais mes leçons, la joue contre son bras
Je crois qu'il était fier de moi
Il était généreux comme ceux du pays
Et je lui dois ce que je suis
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Et c'était mon enfance, et elle était heureuse
Dans la buée des lessiveuses
Et j'avais des terrils à défaut de montagnes
D'en haut je voyais la campagne
Mon père était "gueule noire" comme l'étaient ses parents
Ma mère avait les cheveux blancs
Ils étaient de la fosse, comme on est d'un pays
Grâce à eux je sais qui je suis
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Y avait à la mairie le jour de la kermesse
Une photo de Jean Jaurès
Et chaque verre de vin était un diamant rose
Posé sur fond de silicose
Ils parlaient de 36 et des coups de grisou
Des accidents du fond du trou
Ils aimaient leur métier comme on aime un pays
C'est avec eux que j'ai compris
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
1982
«La chanteuse a présenté le résultat dans Boomerang, l’émission culturelle de France Inter. En piano-voix, Juliette livre une interprétation délicate de cet hymne du Nord, renouvelant l’émotion que ce titre charrie avec lui immanquablement. « J’en ai fait une chanson de transmission, parce que ce monde est en train de disparaître », explique l’artiste en préambule.»
MERCI: http://lavdn.lavoixdunord.fr/475792/article/2018-10-24/la-chanteuse-juliette-signe-une-touchante-reprise-des-corons-de-pierre-bachelet
OCTOBRE 2018
PAROLES
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Nos fenêtres donnaient sur des fenêtres semblables
Et la pluie mouillait mon cartable
Et mon père en rentrant avait les yeux si bleus
Que je croyais voir le ciel bleu
J'apprenais mes leçons, la joue contre son bras
Je crois qu'il était fier de moi
Il était généreux comme ceux du pays
Et je lui dois ce que je suis
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Et c'était mon enfance, et elle était heureuse
Dans la buée des lessiveuses
Et j'avais des terrils à défaut de montagnes
D'en haut je voyais la campagne
Mon père était "gueule noire" comme l'étaient ses parents
Ma mère avait les cheveux blancs
Ils étaient de la fosse, comme on est d'un pays
Grâce à eux je sais qui je suis
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Y avait à la mairie le jour de la kermesse
Une photo de Jean Jaurès
Et chaque verre de vin était un diamant rose
Posé sur fond de silicose
Ils parlaient de 36 et des coups de grisou
Des accidents du fond du trou
Ils aimaient leur métier comme on aime un pays
C'est avec eux que j'ai compris
Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
1982
vendredi 14 septembre 2018
BERRY - Le bonheur
PAROLES
N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Ni ici, ni ailleurs,
Da di da di da, da di dam
Nous allons mourir demain
Ne dites plus rien
Le bonheur conjugal
Restera de l'artisanat local
Laissez-vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer
Le trésor n'est pas caché
Il est juste là,
à nos pieds, dévoilé
Il nous ferait presque tomber
C'est dommageable qu'on ne vive qu'une seule fois
C'est le temps d'une joie qui s'offre comme vous à moi
Laissez-vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer
Un peu de sel, dans la mer
Ne changera rien
On s'adore, on s'enterre
On trouve une main et on serre
N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Da di da di da, da di dam
Laissez-vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer...
Laissez-vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer...
dimanche 22 juillet 2018
JANE BIRKIN - Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Chanson de 1983
" Vingt-cinq ans après la mort de Serge Gainsbourg, Jane Birkin a fait paraître l'album «Birkin/Gainsbourg : le symphonique», qui contient 22 chansons de son ancien compagnon. En 2017, elle donne une série de concert en France, mais aussi à l'étranger. Le 1er février 2018, elle se produira au prestigieux Carnegie Hall de New York. Accompagnée par l'Orchestre Lamoureux placé sous la direction de Didier Benetti, Jane Birkin revisite les mélodies de Serge Gainsbourg grâce aux arrangements poétiques de Nobuyuki Nakajima dans ce concert «Alcaline»."
MERCI:http://www.tv-replay.fr/22-07-18/alcaline-le-concert-france2-pluzz-13075490.html « L'émouvante interprétation de Jane Birkin... du sublime texte de Serge Gainsbourg. »
PAROLES
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Que le ciel azuré ne vire au mauve,
Penser ou passer à autre chose
Vaudrait mieux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Comme une petite souris dans un coin d'alcôve
Apercevoir le bout de sa queue rose
Ses yeux fiévreux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu'au fond des choses
Est malheureux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Dis-moi que tu m'aimes encore si tu l'oses,
J'aimerais que tu te trouves autre chose
De mieux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
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vendredi 22 juin 2018
BABEL et JACQUES BREL - La valse à mille temps
Une reprise surprenante du grand Jacques !
Une belle promenade sautillante dans Paris et dans le regard des Parisiens ...
Et Brel qui s'invite au creux des mots...
PAROLES
Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul, mais je t'aperçois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Me murmure, murmure tout bas
Y a des gens bêtes mais c'est pas de leur faute, hein.
Une valse à trois tempsQui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de l'amour
Comme c'est charmant
Une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps
Au deuxième temps de la valse
On est deux, tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous deux une, deux, trois,
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Nous fredonne, fredonne déjà
y a pas de gens méchants, y a des gens qui ont peur, ça c'est de leur faute.
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans
Une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend
À chaque carrefour
Dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis l'temps
De patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois-cent-trente-trois fois l'temps
De bâtir un roman
Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi, y a l'amour et y a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie.
Lalalalalalala
samedi 12 mai 2018
MAURANNE, CHORALE SAINT-MARC et BOURVIL - La tendresse
Deux superbes interprétations!
Extrait d'une émission présentée par Patrick Sabatier dont l'invitée est Mimie Mathy.
Beaucoup de surprises l'attendent: cette surprise a lieu dans l'école où Mimi Mathy a fait ses études. Maurane interprète quelques couplets d'une chanson de Bourvil que la famille de Mimi chante lors de toutes les réunions familiales.
Beaucoup d'émotion...
PAROLES
On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Être inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin
Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à la fin des jours
Une mélodie, un visage, un sourire qui ont bercé mon enfance... Merci Bourvil!
Maria Laura
La Tendresse, paroles de Noël Roux, musique d'Hubert Giraud, interprétation de BOURVIL, en 1963.
vendredi 9 mars 2018
GEORGES BRASSENS - Les Passantes
PAROLES
Poème d'Antoine Pol
Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
À celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais
À celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui
À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main
À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant
Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin
Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
À tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus
Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
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mardi 23 janvier 2018
CARLA BRUNI - Salut marin
PAROLES
Salut marin, bon vent à toi
Tu as fait ta malle, tu as mis les voiles
Je sais que tu ne reviendras pas
On dit que le vent des étoiles
Est plus salé qu'un alizé
Est plus salé qu'un alizé
Plus entêtant qu'un mistral
Plus entêtant qu'un mistral
Au revoir marin, tu vas manquer
Au revoir marin, tu vas manquer
Tes yeux bleus, ton air d'amiral
Salut marin, bon vent à toi
Je te dis bon vent mais ça me fait mal
Car marin, tu emportes avec toi
Toute notre enfance de cristal
Et notre jeunesse de miel
Et notre jeunesse de miel
Et tous nos projets d'arcs-en-ciel
Et tous nos projets d'arcs-en-ciel
Et du Cap Horn à Etretat,
Du Havre aux plages de Goa
L'horizon à toi se rappelle
Vous, les marins, vous êtes ainsi
Vous ne savez rien d'autre que partir
Vous, les marins, vous êtes cruels
Vous nous laissez au large de vos souvenirs
Vous, les marins, vous êtes sans cœur
Vous préférez la mer à vos amours
Et les sirènes de chaque port
À vos mères, à vos femmes et à vos sœurs.
La vie, marin, passe sans bruit
Comme autrefois tout en secousses
Quelquefois c'est la houle et le roulis
Et quelquefois la vague est douce
Alors je fais comme il se doit
Alors je fais comme il se doit
Je vis tranquille au bord d'un précipice
Tranquille au bord d'un précipice
Marin, tu serais fier, je crois
Marin, tu serais fier, je crois
Je vis de face, le vent aux trousses
Tout comme toi.
dimanche 21 janvier 2018
CARLA BRUNI - Quelqu'un m'a dit
PAROLES
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose
Qu'elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore
Serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
On dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Il parait qu'le bonheur est à portée de main
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore
Serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
Mais qui est-ce qui m'a dit que toujours tu m'aimais
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit
J'entends encore la voix, mais je ne vois plus les traits
Il vous aime, c'est secret, lui dites pas que j'vous l'ai dit
Tu vois quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore, me l'a-t-on vraiment dit
Que tu m'aimais encore, serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose
Qu'elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s'en fait des manteaux
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore
Serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore
Serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
On dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Il parait qu'le bonheur est à portée de main
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore
Serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
Mais qui est-ce qui m'a dit que toujours tu m'aimais
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit
J'entends encore la voix, mais je ne vois plus les traits
Il vous aime, c'est secret, lui dites pas que j'vous l'ai dit
Tu vois quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore, me l'a-t-on vraiment dit
Que tu m'aimais encore, serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose
Qu'elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s'en fait des manteaux
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore
Serait-ce possible alors ?
Serait-ce possible alors ?
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samedi 13 janvier 2018
BARBARA / ANGELINA WISMES - Mon enfance
PAROLES
J'ai eu tort, je suis revenue
dans cette ville au loin perdue
où j'avais passé mon enfance.
J'ai eu tort, j'ai voulu revoir
le coteau où glissaient le soir
bleu et gris ombres de silence.
Et j’ai retrouvé comme avant,
longtemps après,
le coteau, l'arbre se dressant,
comme au passé.
J'ai marché les tempes brûlantes,
croyant étouffer sous mes pas,
les voix du passé qui nous hantent
et reviennent sonner le glas.
Et je me suis couchée sous l'arbre
et c'était les mêmes odeurs
et j'ai laissé couler mes pleurs,
mes pleurs.
J'ai mis mon dos nu à l'écorce,
l'arbre m'a redonné des forces,
tout comme au temps de mon enfance.
Et longtemps j'ai fermé les yeux,
je crois que j'ai prié un peu,
je retrouvais mon innocence.
Avant que le soir ne se pose,
j'ai voulu voir
la maison fleurie sous les roses,
J'ai voulu voir,
Le jardin où nos cris d'enfants
jaillissaient comme source claire.
Jean-Claude et Régine et puis Jean,
tout redevenait comme hier.
Le parfum lourd des sauges rouges,
les dahlias fauves dans l'allée,
le puits, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.
La guerre nous avait jetés là,
d'autres furent moins heureux je crois,
au temps joli de leur enfance.
La guerre nous avait jetés là,
nous vivions comme hors la loi,
et j'aimais cela quand j'y pense.
Oh mes printemps, oh mes soleils,
oh mes folles années perdues,
oh mes quinze ans, oh mes merveilles,
que j'ai mal d'être revenue.
Oh les noix fraîches de septembre
et l'odeur des mûres écrasées,
c'est fou, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.
Il ne faut jamais revenir
aux temps cachés des souvenirs
du temps béni de son enfance.
Car parmi tous les souvenirs
ceux de l'enfance sont les pires,
ceux de l'enfance nous déchirent.
Oh ma très chérie, oh ma mère,
où êtes-vous donc aujourd'hui ?
Vous dormez au chaud de la terre
et moi, je suis venue ici
pour y retrouver votre rire,
vos colères et votre jeunesse,
et je reste seule avec ma détresse,
hélas.
Pourquoi suis-je donc revenue
et seule au détour de ces rues
j'ai froid, j'ai peur, le soir se penche.
Pourquoi suis-je venue ici,
où mon passé me crucifie,
où dort à jamais mon enfance ?
dimanche 7 janvier 2018
MICHEL BERGER et FRANCE GALL - Laissez passer les rêves
MICHEL BERGER (1947 - 1992)
FRANCE GALL (1947- 2018)
«France Gall et Michel Berger, couple inoubliable de la chanson française
« Il jouait du piano debout », « Résiste », « Ella, elle l’a »… Autant de morceaux qui symbolisent la carrière de la chanteuse et qui sont nés sous l’impulsion de celui dont elle fut l’épouse, la muse et l’interprète pendant près de vingt ans.»
PAROLES
Laissez passer les rêves
Celui de Jacky Chang, celui de Luther King.
Que le matin se lève
Sur un tout nouveau monde comme on l'imagine.
Plus on avance, plus il nous faut d'espace
À force de manquer d'air
Il nous faut le paradis pour oublier l'enfer.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer tous les fous qui dansent.
L'illusion vaut bien la révérence
Sinon la préférence.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah, yeah.
Laissez passer les rêves
Celui de Thérésa, et de Charly Chaplin.
Que nos visions enlèvent
Le poids de l'inconnu, le futur qu'on devine.
On a besoin d'agrandir le mystère
On a besoin de regarder la Lune pour oublier la Terre.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Stevenson, Jules Verne ou Georges Owell.
Picasso qui peint "Les Demoiselles".
Edgar Poe écrivant ses nouvelles.
L'homme oiseau qui veut battre des ailes
Pour attraper le ciel.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
...
jeudi 23 novembre 2017
MAURANE / JACQUES BREL - Voir un ami pleurer
En pensant très fort à toi, Judite M.,
avec toute notre Amitié
José Maria Laura
avec toute notre Amitié
José Maria Laura


Maurane interprète Voir un ami pleurer de Jacques Brel
(doc. RTBF - Concert 25 ans départ de Jacques Brel)
PAROLES
Bien sûr, il y a les guerres d´Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr, tout ce manque de tendre
Et il n´y a plus d´Amérique
Bien sûr, l´argent n´a pas d´odeur
Mais pas d´odeur vous monte au nez
Bien sûr, on marche sur les fleurs
Mais, mais voir un ami pleurer !
Bien sûr, il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d´être encore debout
Bien sûr, les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
Mais, mais voir un ami pleurer !
Bien sûr, ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr, le temps qui va trop vite
Ces métros remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais, mais voir un ami pleurer !
Bien sûr, nos miroirs sont intègres
Ni le courage d´être juif
Ni l´élégance d´être nègre
On se croit mèche, on n´est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu´on n´est plus étonnés
Que, par amour, ils nous lacèrent
Mais, mais voir un ami pleurer !
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vendredi 17 novembre 2017
BEAU DOMMAGE - La complainte du phoque en Alaska
EN 1975
Et toujours d'actualité...
PAROLES
Cré-moé, cré-moé pas, quéqu' part en Alaska
Y a un phoque qui s'ennuie en maudit
Sa blonde est partie gagner sa vie
Dans un cirque aux États-Unis
Le phoque est tout seul, il r'garde le soleil
Qui descend doucement sur le glacier
Il pense aux États en pleurant tout bas
C'est comme ça quand ta blonde t'a lâché
REFRAIN
Ça vaut pas la peine
De laisser ceux qu'on aime
Pour aller faire tourner
Des ballons sur son nez
Ça fait rire les enfants
Ça dure jamais longtemps
Ça fait plus rire personne
Quand les enfants sont grands
Quand le phoque s'ennuie, il r'garde son poil qui brille
Comme les rues de New York après la pluie
Il rêve à Chicago, à Marilyn Monroe
Il voudrait voir sa blonde faire un show
C'est rien qu'une histoire, j'peux pas m'en faire accroire
Mais des fois j'ai l'impression qu'c'est moi
Qui est assis sur la glace les deux mains dans la face
Mon amour est parti pis j'm'ennuie
REFRAIN
Et toujours d'actualité...
PAROLES
Cré-moé, cré-moé pas, quéqu' part en Alaska
Y a un phoque qui s'ennuie en maudit
Sa blonde est partie gagner sa vie
Dans un cirque aux États-Unis
Le phoque est tout seul, il r'garde le soleil
Qui descend doucement sur le glacier
Il pense aux États en pleurant tout bas
C'est comme ça quand ta blonde t'a lâché
REFRAIN
Ça vaut pas la peine
De laisser ceux qu'on aime
Pour aller faire tourner
Des ballons sur son nez
Ça fait rire les enfants
Ça dure jamais longtemps
Ça fait plus rire personne
Quand les enfants sont grands
Quand le phoque s'ennuie, il r'garde son poil qui brille
Comme les rues de New York après la pluie
Il rêve à Chicago, à Marilyn Monroe
Il voudrait voir sa blonde faire un show
C'est rien qu'une histoire, j'peux pas m'en faire accroire
Mais des fois j'ai l'impression qu'c'est moi
Qui est assis sur la glace les deux mains dans la face
Mon amour est parti pis j'm'ennuie
REFRAIN
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jeudi 2 novembre 2017
JACQUES BREL - J'arrive
PAROLES
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Nos amitiés sont en partance
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
La mort potence nos dulcinées
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les hommes pleurent, les femmes pleuvent
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu'au soleil, jusqu'à l'été
Jusqu'au printemps, jusqu'à demain
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve
Est encore fleuve, voir si le port
Est encore port, m'y voir encore
J'arrive, j'arrive
Mais pourquoi moi, pourquoi maintenant
Pourquoi déjà, et où aller ?
J'arrive, bien sûr, j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
À chaque fois plus solitaire
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
À chaque fois surnuméraire
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois prendre un amour
Comme on prend l'train pour plus être seul
Pour être ailleurs, pour être bien
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois remplir d'étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d'amour, le cœur en cendres
J'arrive, j'arrive
C'est même pas toi qui es en avance
C'est déjà moi qui suis en retard
J'arrive, bien sûr, j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?
mardi 10 octobre 2017
JEAN ROCHEFORT- Hommage(s) / BÉNABAR - Je suis de celles
PAROLES
Tiens, qu'est-ce que tu fais là?
C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas?
Mais si
On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris
J'étais pas destinée
À une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée
J'étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom
J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine
Qu'on appelle Machine
J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop
Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personne n'avait vues
Toujours pendant les fêtes
Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça
Je n'étais pas de celles
À qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord
Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main
Quand vous m'embrassiez
À l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir
Alors je fermais les yeux
À m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts
Je me répétais:
"Faut pas que je m'attache"
Vous vous pensiez:
"Il faut pas que ça se sache"
Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés
Enlacée contre vous
À respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu
Certaines tombent amoureuses
C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise
Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque
Mon corps pour la science
Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes
D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses
Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant que dans mes bras
Vous faisiez moins les fiers
Et les autres filles
Perfides petites saintes
M'auraient tondu les cheveux
À une autre époque
Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console
Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.
Jean Rochefort évoque les femmes tondues à la Libération et remercie Bénabar:
«Ce p'tit gosse-là, il a pensé à vous... Alors, on lui dit MERCI. Et moi, je pense à vous aussi aujourd'hui.»
Superbe témoignage!
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lundi 9 octobre 2017
JACQUES BREL - Les Marquises
Le 9 octobre 1978...
MERCI: https://www.lonelyplanet.fr/file/311766638/tombe-de-jacques-brel-hiva-oa-les-marquisesPAROLES
Ils parlent de la mort comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver cela n'est pas l'été
La pluie est traversière elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise le temps s'immobilise
Aux Marquises
Du soir montent des feux et des points de silence
Qui vont s'élargissant et la lune s'avance
Et la mer se déchire infiniment brisée
Par des rochers qui prirent des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens des chants de repentance
Des quelques pas de deux et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise et l'alizé se brise
Aux Marquises
Le rire est dans le cœur le mot dans le regard
Le cœur est voyageur l'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d'amour
Que les sœurs d'alentour ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font
Veux-tu que je dise gémir n'est pas de mise
Aux Marquises
jeudi 14 septembre 2017
BOURVIL - Monsieur le maître d'école
Une chanson de 1964 pleine de tendresse...
PAROLES
Monsieur le maître d'école,Vous souvenez-vous encore de moi ?
D'un p'tit garçon qui fut, je crois,
Pas toujours sage,
D'un p'tit garçon qu'a bien grandi
Et qui maintenant souvent se dit :
"C'était l'bel âge !"
Monsieur le maître d'école,
Moi, je m'souviens encore de vous,
Joujoux, genoux, cailloux, bijoux
Et toute la gamme,
Géographie, récitation,
Histoire de France et rédaction,
Oh ! Quel programme !
REFRAIN
Malgré le temps qui s'envole,
Il n'en est pas moins vrai
Que les souvenirs d'école
Ne s'oublient jamais.
Monsieur le maître d'école,
Je n'oublierai jamais le jour,
C'était pendant le dernier cours,
Dernier bagage,
Quand j'ai senti poser sur moi
Votre main qui m'disait tout bas :
"Fais bon voyage..."
Monsieur le maître d'école,
Y a pas à dire, ces moments-là,
On y repense bien des fois,
On s'les rappelle.
Et l'on est même tout étonnés,
De ne jamais avoir donné
De ses nouvelles.
REFRAIN
La destinée un peu folle
A fait de moi un député.
Dans le pays, j'suis invité
Comme un ministre.
Je prends des airs de grand seigneur
Pour épater les électeurs
Que j'administre
Mais un jour, devant l'école,
Parmi la foule, vous étiez là.
Vous m'avez dit :
"Bonjour toi !"
Ça m'a fait drôle
Je suis redevenu le p'tit gars
j'ai murmuré comme autrefois.
"Euh ! Bonjour..."
Monsieur le maître d'école...
PAROLES
D'un p'tit garçon qui fut, je crois,
Pas toujours sage,
D'un p'tit garçon qu'a bien grandi
Et qui maintenant souvent se dit :
"C'était l'bel âge !"
Monsieur le maître d'école,
Moi, je m'souviens encore de vous,
Joujoux, genoux, cailloux, bijoux
Et toute la gamme,
Géographie, récitation,
Histoire de France et rédaction,
Oh ! Quel programme !
REFRAIN
Malgré le temps qui s'envole,
Il n'en est pas moins vrai
Que les souvenirs d'école
Ne s'oublient jamais.
Monsieur le maître d'école,
Je n'oublierai jamais le jour,
C'était pendant le dernier cours,
Dernier bagage,
Quand j'ai senti poser sur moi
Votre main qui m'disait tout bas :
"Fais bon voyage..."
Monsieur le maître d'école,
Y a pas à dire, ces moments-là,
On y repense bien des fois,
On s'les rappelle.
Et l'on est même tout étonnés,
De ne jamais avoir donné
De ses nouvelles.
REFRAIN
La destinée un peu folle
A fait de moi un député.
Dans le pays, j'suis invité
Comme un ministre.
Je prends des airs de grand seigneur
Pour épater les électeurs
Que j'administre
Mais un jour, devant l'école,
Parmi la foule, vous étiez là.
Vous m'avez dit :
"Bonjour toi !"
Ça m'a fait drôle
Je suis redevenu le p'tit gars
j'ai murmuré comme autrefois.
"Euh ! Bonjour..."
Monsieur le maître d'école...
En hommage à tous les «maîtres d'école»
et à de si beaux souvenirs...
1974-1975, lycée Albert Schweitzer, Le Raincy
lundi 13 février 2017
BENJAMIN BIOLAY - Palermo Hollywood
LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE 2017 - Album de chansons de l'année
PAROLES
Le jour se lève enfin sur Palermo Hollywood
Un trans marche dans la rue
Me lâche un coup de coude
Alors je monte dans un taxi qui me dit de fumer
Merci
Libertador mais même l’hiver j’adore
Le jour se lève enfin sur Palermo Hollywood
J’ai eu le coup du couffin
C’est comme un coup de foudre
Les filles sont belles
Les filles sont libres
Je suis fatigué
Je suis ivre
Le jour se lève enfin sur Palermo Hollywood
Ou Palermo Soho
Que sais-je
Ma tête tourne
Je pourrais me coucher peut-être
Mais j’ai de l’amour plein la tête
Je pourrais me coucher peut-être
Mais j’ai peur de ne pas renaître
Le jour se lève enfin sur Palermo oh Hollywood
J’en ai du temps à tuer
Ouais
J’ai pas de grain à moudre
San Lorenzo, Mar Del Plata, Salta River, Tigre, et Boca, Farinelli, Recoleta,
Le bon Dieu te reconnaîtra.
Palermo Hollywood
Palermo Hollywood
mardi 6 décembre 2016
AGNÈS BIHL ET YVES JAMAIT - Jamais plus jamais
PAROLES
Essayer de mourir
Surtout ne pas crever
Surtout ne rien sentir
Fermer son cœur à clé
Juste laisser crouler
Mon pauvre amour en panne
Juste laisser couler
Mon rimmel et mes larmes
Ou le contraire si tu préfères
On peut pleurer même en enfer
Ne plus jamais t'attendre
Ne plus jamais te voir
Ne plus jamais t'entendre
Et ne plus rien savoir
Ni parler ni crier
Ni pleurer ni me taire
Ni t'aimer même plus
Si ça pouvait te plaire
Ou le contraire si tu préfères
On peut rêver même en enfer
Pour ne rien te cacher
Je te comprends tu sais
Moi aussi je voudrais
Je voudrais me quitter
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être la même
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
Ne plus jamais dormir
Surtout ne pas rêver
Ne plus rien devenir
Et ne plus te manquer
Surtout ne pas se battre
Se battre à coup de peur
Et surtout ne plus battre
Ne plus battre mon cœur
Ou le contraire si tu préfères
On peut craquer même en enfer
Juste se souvenir
De perdre la mémoire
Ne plus jamais te dire
Que j'ai peur dans le noir
Ni te chercher partout
Comme quand on était fous
Quand on se disait tout
Quand on se disait vous
Ou le contraire si tu préfères
On peut s'aimer même en enfer
Pour ne rien te cacher
Je voudrais tout casser
Et puis tout oublier
Même de t'oublier
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être le même
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
En ce moment c'est vrai
J'ai du mal à m'offrir
En ce moment tu sais
J'ai très mal à sourire
Alors je ris très fort
Pour faire beaucoup de bruit
Alors je fais le mort
Et l'amour à crédit
Ou le contraire si tu préfères
On peut crâner même en enfer
Moi je suis prête à tout
Peut-être c'est possible
Je serais ton bijou
Ou ta femme invisible
Et si tu me reviens
D'un coup de téléphone
Je ne serai plus rien
Ni même plus personne
Ou le contraire si tu préfères
On peut crever même en enfer
Pour ne rien te cacher
Oui tu vois j'en suis là
Pour me sentir vivante
Avec un cœur qui bat
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être les mêmes
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être les mêmes
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
Ne dirais plus jamais je t'aime
Jusqu'à la fois prochaine
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