Magnifique hommage! Izia et Arthur H ont rendu hommage à leur père, Jacques Higelin, décédé le 6 avril 2018, en interprétant "Je ne peux plus dire je t'aime", aux Victoires de la Musique.
PAROLES
Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi
Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin
Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper
Trop de serpents sous les caresses
Trop d'amours à couteaux tirés
Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin
Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi
Toi et moi ne sommes plus les mêmes
Pourquoi l'amour vient et s'en va
Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici
Et qu'un ami t'a oublié(e)
Tu peux toujours compter sur moi
Et qu'un ami vienne à manquer
Tu peux toujours compter sur moi
Une superbe chanson de 1967, reprise par son interprète en 2010...
PAROLES
Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir.
Je n'étais pas toujours bien mise,
J'avais les cheveux dans les yeux,
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu.
REFRAIN Il pleut Sur le jardin, sur le rivage, Et si j'ai de l'eau dans les yeux C'est qu'il me pleut Sur le visage.
Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux,
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu.
Ma robe a toujours ses reprises,
Et j'ai toujours les cheveux fous,
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup.
REFRAIN
Si j'ai fondu tant de chandelles
Depuis le temps qu'on ne s'est vus
Et si je lui reste fidèle,
À quoi me sert tant de vertu ?
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on me laisse le temps d'en rire,
Le temps d'essayer d'en sourire...
J'habite seul avec maman
Dans un très vieil appartement, rue Sarasate.
J'ai pour me tenir compagnie
Une tortue, deux canaris et une chatte.
Pour laisser maman reposer
Très souvent je fais le marché et la cuisine.
Je range, je lave et j'essuie,
À l'occasion je pique aussi à la machine.
Le travail ne me fait pas peur,
Je suis un peu décorateur, un peu styliste,
Mais mon vrai métier, c'est la nuit
Que je l'exerce travesti, je suis artiste.
J'ai un numéro très spécial
Qui finit en nu intégral après strip-tease,
Et dans la salle je vois que
Les mâles n'en croient pas leurs yeux.
Je suis un homme oh! Comme ils disent...
Vers les trois heures du matin,
On va manger entre copains de tous les sexes
Dans un quelconque bar-tabac
Et là, on s'en donne à cœur joie et sans complexe.
On déballe des vérités
Sur des gens qu'on a dans le nez, on les lapide.
Mais on le fait avec humour
Enrobé dans des calembours mouillés d'acide
On rencontre des attardés
Qui pour épater leurs tablées marchent et ondulent
Singeant ce qu'ils croient être nous
Et se couvrent, les pauvres fous, de ridicule.
Ça gesticule et parle fort,
Ça joue les divas, les ténors de la bêtise.
Moi, les lazzi, les quolibets
Me laissent froid puisque c'est vrai.
Je suis un homme oh! Comme ils disent...
À l'heure où naît un jour nouveau,
Je rentre retrouver mon lot de solitude.
J'ôte mes cils et mes cheveux
Comme un pauvre clown malheureux de lassitude.
Je me couche mais ne dors pas.
Je pense à mes amours sans joie si dérisoires.
À ce garçon beau comme un dieu
Qui sans rien faire a mis le feu à ma mémoire.
Ma bouche n'osera jamais
Lui avouer mon doux secret, mon tendre drame
Car l'objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps au lit des femmes.
Nul n'a le droit en vérité
De me juger, de me blâmer et je précise
Que c'est bien la nature qui est seule responsable si
Je suis un homme oh! Comme ils disent...
«Les yeux cherchant le ciel, mais le cœur mis en terre»
PAROLES
Hier encore, j'avais vingt ans, je caressais le temps
et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps
J'ai fait tant de projets qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs qui se sont envolés
Que je reste perdu, ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel, mais le cœur mis en terre
Hier encore, j'avais vingt ans, je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir, même le devancer
Je n'ai fait que courir et me suis essoufflé
Ignorant le passé, conjuguant au futur
Je précédais de moi toute conversation
Et donnais mon avis que je voulais le bon
Pour critiquer le monde avec désinvolture
Hier encore, j'avais vingt ans mais j'ai perdu mon temps
À faire des folies
Qui me laissent au fond rien de vraiment précis
Que quelques rides au front et la peur de l'ennui
Car mes amours sont mortes avant que d'exister
Mes amis sont partis et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie et mes jeunes années
Du meilleur et du pire en jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent?
À présent
Mes vingt ans
C'est quoi la musique ?
C'est du son qui se parfume
C'est quoi l'émotion ?
C'est l'âme qui s'allume
C'est quoi un compliment ?
Un baiser invisible
Et la nostalgie ?
Du passé comestible
C'est quoi l'insouciance ?
C'est du temps que l'on sème
C'est quoi le bon temps ?
C'est ta main dans la mienne
C'est quoi l'enthousiasme ?
C'est des rêves qui militent
Et la bienveillance ?
Les anges qui s'invitent
Et c'est quoi l'espoir ?
Du bonheur qui attend
Et un arc-en-ciel ?
Un monument vivant
C'est quoi grandir ?
C'est fabriquer des premières fois
Et c'est quoi l'enfance ?
De la tendresse en pyjama
Mais dis, papa, la vie, c'est quoi ?
Petite, tu vois,
La vie, c'est un peu de tout ça mais surtout c'est toi
C'est toi
C'est quoi le remord ?
C'est un fantôme qui flâne
Et la routine ?
Les envies qui se fânent
C'est quoi l'essentiel ?
C'est de toujours y croire
Et un souvenir ?
Un dessin sur la mémoire
C'est quoi un sourire ?
C'est du vent dans les voiles
Et la poésie ?
Une épuisette à étoiles
C'est quoi l'indifférence ?
C'est la vie sans les couleurs
Et c'est quoi le racisme ?
Une infirmité du coeur
C'est quoi l'amitié ?
C'est une île aux trésors
Et l'école buissonnière ?
Un croche-patte à Pythagore
C'est quoi la sagesse ?
C'est Tintin au Tibet
C'est quoi le bonheur ?
C'est maintenant ou jamais
Mais dis, papa, la vie, c'est quoi ?
Petite, tu vois,
La vie, c'est un peu de tout ça mais surtout c'est toi
C'est toi
Dans tes histoires,
Dans tes délires,
Dans la fanfare de tes fous rires
La vie est là, la vie est là
Dans notre armoire à souvenirs
Dans l'espoir de te voir vieillir
La vie est là, la vie est là
Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au-dessus de ce corps et contre ses bourreaux
À Grenade aujourd'hui surgit devant le crime
Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue
Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange Un jour de palme, un jour de feuillages au front Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Ah, je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais, je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages
Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché
Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange Un jour de palme, un jour de feuillages au front Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Quoi toujours ce serait la guerre, la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles
Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jetés ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou
Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange Un jour de palme, un jour de feuillages au front Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Louis Aragon félicite Jean Ferrat dans sa loge à Bobino, en 1965.
Les filles sont jolies
Dès que le printemps est là bis
Mais les serments s'oublient
Dès que le printemps s'en va bis
Là-bas dans la prairie
J'attends toujours, mais en vain
Une fille en organdi
Dès que le printemps revient. bis
Je repense à ses yeux
Dès que le printemps est là bis
Je revois nos adieux
Dès que le printemps s'en va bis
Mais son image rôde
Au détour de mon chemin
Quand les soirées se font chaudes
Dès que le printemps revient. bis
REFRAIN Non, le temps n'y fait rien Oh non, le temps n'y peut rien
Je crois la retrouver
Dès que le printemps est là bis
Je cesse d'y rêver
Dès que le printemps s'en va bis
Après bien des hivers
Pourtant mon cœur se souvient
Comme si c'était hier
Dès que le printemps revient. bis
REFRAIN
Parfois je veux mourir
Dès que le printemps est là bis
Je crois toujours guérir
Dès que le printemps s'en va bis
Mais je sens la brûlure
D'une douleur qui m'étreint
Comme une ancienne blessure
Dès que le printemps revient bis
Dès que le printemps revient bis
J'ai eu tort, je suis revenue
dans cette ville au loin perdue
où j'avais passé mon enfance.
J'ai eu tort, j'ai voulu revoir
le coteau où glissaient le soir
bleu et gris ombres de silence.
Et j’ai retrouvé comme avant,
longtemps après,
le coteau, l'arbre se dressant,
comme au passé.
J'ai marché les tempes brûlantes,
croyant étouffer sous mes pas,
les voix du passé qui nous hantent
et reviennent sonner le glas.
Et je me suis couchée sous l'arbre
et c'était les mêmes odeurs
et j'ai laissé couler mes pleurs,
mes pleurs.
J'ai mis mon dos nu à l'écorce,
l'arbre m'a redonné des forces,
tout comme au temps de mon enfance.
Et longtemps j'ai fermé les yeux,
je crois que j'ai prié un peu,
je retrouvais mon innocence.
Avant que le soir ne se pose,
j'ai voulu voir
la maison fleurie sous les roses,
J'ai voulu voir,
Le jardin où nos cris d'enfants
jaillissaient comme source claire.
Jean-Claude et Régine et puis Jean,
tout redevenait comme hier.
Le parfum lourd des sauges rouges,
les dahlias fauves dans l'allée,
le puits, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.
La guerre nous avait jetés là,
d'autres furent moins heureux je crois,
au temps joli de leur enfance.
La guerre nous avait jetés là,
nous vivions comme hors la loi,
et j'aimais cela quand j'y pense.
Oh mes printemps, oh mes soleils,
oh mes folles années perdues,
oh mes quinze ans, oh mes merveilles,
que j'ai mal d'être revenue.
Oh les noix fraîches de septembre
et l'odeur des mûres écrasées,
c'est fou, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.
Il ne faut jamais revenir
aux temps cachés des souvenirs
du temps béni de son enfance.
Car parmi tous les souvenirs
ceux de l'enfance sont les pires,
ceux de l'enfance nous déchirent.
Oh ma très chérie, oh ma mère,
où êtes-vous donc aujourd'hui ?
Vous dormez au chaud de la terre
et moi, je suis venue ici
pour y retrouver votre rire,
vos colères et votre jeunesse,
et je reste seule avec ma détresse,
hélas.
Pourquoi suis-je donc revenue
et seule au détour de ces rues
j'ai froid, j'ai peur, le soir se penche.
Pourquoi suis-je venue ici,
où mon passé me crucifie,
où dort à jamais mon enfance ?
PAROLES
Il y avait des chansons, des chansons,
Les hommes venaient y boire et rêver
Dans la maison sur le port
Où les filles riaient fort
Où le vin faisait chanter, chanter, chanter
Les pêcheurs vous le diront
Ils y venaient sans façon
Avant de partir tirer leurs filets
Ils venaient se réchauffer près de nous
Dans la maison sur le port
Les volets se sont ouverts et depuis
Les rires des filles se sont envolés
Sous un tube de néon
Un fonctionnaire à lorgnons
Est perdu dans ses papiers, vieux papiers
Où sont les rideaux à fleurs
Et les lampes de couleurs
Les cheveux de Maria, ses bras nus?
On dirait que tout est mort et bien mort
Dans la maison sur le port
Pourtant je suis revenue une nuit,
J'avais cru qu'on y chantait comme avant,
Mais les couples qui dansaient
N'étaient plus rien à présent
Que les ombres du passé, du passé
Vainement j'ai recherché cette fille que j'étais
Qui savait aussi chanter et aimer,
Je vous dis que tout est mort et bien mort
Dans la maison sur le port
Ce n'est pas sur mes vingt ans que je pleure,
Bien souvent avec les filles j'ai pleuré
Mais on aurait pu laisser
Nos chansons dormir en paix
Nos chansons et nos amours, nos amours
Je l'ai dit à Maria
Et aux filles de là-bas
Allons boire pour oublier
Un petit marc
Puisque notre cœur est mort et bien mort
Dans la maison sur le port
Puisque notre cœur est mort et bien mort
Dans la maison sur le port
«Sur scène, Arthur dédie cette chanson à sa mère. Elle s’adresse aussi à toutes ces femmes qui affrontent un quotidien difficile avec grâce et dignité.
Le clip, majestueux, met en scène un couple charismatique : la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot et l’acteur Roschdy Zem dans un combat épique de tendresse brute.»
PAROLES
Regardez-la danser
Quand elle s’approche du ring
La boxeuse amoureuse
La boxeuse amoureuse
Sur ses gants dorés
Des traces de sang
De larmes et de sueur
Et de sang et de sang
Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse
Boum boum les uppercuts
Percutent son visage
Mais jamais elle ne cesse
De danser de danser
Tomber ce n'est rien
Puisqu'elle se relève
Un sourire sur les lèvres
Un sourire sur les lèvres
Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse
Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse
PAROLES
Des amours meurent, des amours naissent
Les siècles passent et disparaissent
Ce que tu crois être la mort
C'est une saison et rien de plus
Un jour lassé de cette errance
Tu t'en iras quelle importance
Car la Terre tournera encore
Même quand nous ne tournerons plus
REFRAIN Embrasse-moi, dis-moi que tu m'aimes Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem Embrasse-moi, dis-moi que tu m'aimes Fais-moi danser jusqu'à ce que le temps nous reprenne Ce qu'il a donné Un an, deux ans, cent ans de bonheur Puis la vie te cueille comme une fleur Fais-moi marrer j'en ai besoin En attendant que sonne l'heure Un an, deux ans, cent ans à deux Et puis un jour on est tout seul On pleure mais on survit quand même C'est la beauté du requiem
Les étincelles deviennent des flammes
Les petites filles deviennent des femmes
Ce que tu crois être la mort
C'est un brasier et rien de plus
Nos déchirures, nos déchéances
On pense qu'elles ont de l'importance
Mais demain renaîtra le jour
Comme si nous n'avions pas vécu
REFRAIN
Des amours naissent, des amours meurent
Ce soir enfin je n'ai plus peur
Je sais que je t'aimerai encore
Quand la Terre ne tournera plus
Des amours naissent, des amours meurent
Ce soir enfin je n'ai plus peur
Je sais que je t'aimerai encore
Quand la Terre ne tournera plus
Embrasse-moi, dis-moi que tu m'aimes
Fais-moi sourire au beau milieu d'un requiem
Embrasse-moi, dis-moi que tu m'aimes
Fais-moi danser jusqu'à ce que le temps nous reprenne
Ce qu'il a donné
Ce qu'il a donné
Ce qu'il a donné
Ce qu'il a donné
Ce qu'il a donné
REFRAIN Si loin de moi, Un grain de poussière ici bas Si loin de moi, Un grain de poussière au combat
J'ai pas choisi d'être seul ici,
Pas choisi d'être une anomalie
Va voir ailleurs et viens voir ici
Non pas choisi d'être seul ici
Suis un humain sans futur
Un matériau à haut taux d’usure
J'ai pas voulu pourtant c'est ainsi
J'ai pas choisi d'être seul ici
REFRAIN
J'ai pas choisi d'être seul ici,
J'ai pas choisi pourtant c'est ainsi
Va voir là bas j'y suis moi aussi
Pas choisi d'être une anomalie
REFRAIN
Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière ici bas (même toi, même toi)
Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière au combat (même toi, même toi)
Tout tourne autour de toi même moi, même moi
Tout tourne autour de moi même toi, même toi
Tout tourne autour de toi même toi, même toi
Tout tourne autour de moi même moi, même moi
Tout tourne autour de toi même moi, même moi
Tout tourne autour de moi même toi, même toi
Tout tourne autour de toi même toi, même toi
Tout tourne autour de moi même moi
REFRAIN
Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière ici bas (même toi, même toi)
Si loin de moi, (même moi)
Un grain de poussière au combat (même toi, même toi)
Les amis d'autrefois
S'ils entendent ça
Les amis du passé
Vont se rappeler
Nous n'étions, nous n'étions
Qu'à peine moins vieux
Nous avions, nous avions
Envie d'être heureux
Et s'il y avait la mer
S'il y avait le vent
Un ciel toujours couvert
Et puis nos vingt ans
C'est pour une aventure
Que nous inventions
Plus la mer était dure
Et mieux nous vivions
Puis quand au soir tranquille
On se retrouvait
Magique et facile
Cet air nous berçait
Oh souvenez-vous-en
M'oubliez pas trop
J'ai glissé nos vingt ans
Dans ces quelques mots
Croyez-vous, croyez-vous
Qu'on oublie son cœur
Avec vous, avec vous
J'ai compris le bonheur
Nos rires, nos folies
Sur un fond de ciel
Notre île était jolie
La mer était belle
Nous avions encore l'âge
D'aimer pour de vrai
Et de tous ces naufrages
Nos cœurs se riaient
Mais Dieu que c'est dommage
Vous avez grandi
Vous n'êtes plus sauvages
Que le samedi
Mes amis d'autrefois
Nous voici au sec
Nous rêvons quelquefois
De l'île Drenec
Il fallait, il fallait
Naviguer sans plus
Si j'avais, si j'avais
Si j'avais su
Je m'y serais noyée
Pour ne pas vieillir
Pour ne jamais changer
Pour n'en plus partir
Mes amis que j'appelle
Mes amis perdus
Dieu que la mer est belle
Quand on navigue plus
Oh que la mer me manque
Que la mer est loin
Oui la mer me flanque
Un fameux coup de chien
Les amis d'autrefois
S'ils entendent ça
Les amis du passé
Vont se rappeler
Lalala...
PAROLES
Essayer de mourir
Surtout ne pas crever
Surtout ne rien sentir
Fermer son cœur à clé
Juste laisser crouler
Mon pauvre amour en panne
Juste laisser couler
Mon rimmel et mes larmes
Ou le contraire si tu préfères
On peut pleurer même en enfer
Ne plus jamais t'attendre
Ne plus jamais te voir
Ne plus jamais t'entendre
Et ne plus rien savoir
Ni parler ni crier
Ni pleurer ni me taire
Ni t'aimer même plus
Si ça pouvait te plaire
Ou le contraire si tu préfères
On peut rêver même en enfer
Pour ne rien te cacher
Je te comprends tu sais
Moi aussi je voudrais
Je voudrais me quitter
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être la même
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
Ne plus jamais dormir
Surtout ne pas rêver
Ne plus rien devenir
Et ne plus te manquer
Surtout ne pas se battre
Se battre à coup de peur
Et surtout ne plus battre
Ne plus battre mon cœur
Ou le contraire si tu préfères
On peut craquer même en enfer
Juste se souvenir
De perdre la mémoire
Ne plus jamais te dire
Que j'ai peur dans le noir
Ni te chercher partout
Comme quand on était fous
Quand on se disait tout
Quand on se disait vous
Ou le contraire si tu préfères
On peut s'aimer même en enfer
Pour ne rien te cacher
Je voudrais tout casser
Et puis tout oublier
Même de t'oublier
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être le même
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
En ce moment c'est vrai
J'ai du mal à m'offrir
En ce moment tu sais
J'ai très mal à sourire
Alors je ris très fort
Pour faire beaucoup de bruit
Alors je fais le mort
Et l'amour à crédit
Ou le contraire si tu préfères
On peut crâner même en enfer
Moi je suis prête à tout
Peut-être c'est possible
Je serais ton bijou
Ou ta femme invisible
Et si tu me reviens
D'un coup de téléphone
Je ne serai plus rien
Ni même plus personne
Ou le contraire si tu préfères
On peut crever même en enfer
Pour ne rien te cacher
Oui tu vois j'en suis là
Pour me sentir vivante
Avec un cœur qui bat
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être les mêmes
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
Ne jamais dire jamais
Ne plus jamais être les mêmes
Ne jamais dire j'aimais
Ne dirais plus jamais je t'aime
Ne dirais plus jamais je t'aime
Jusqu'à la fois prochaine
PAROLES
Tous les hommes que tu as connus
Te disaient qu'ils ne voulaient plus
Donner les cartes pris comme dans un piège
C'est dur de retenir la main
D'un homme qui cherche plus loin
Qui veut atteindre le ciel pour se livrer
Et qui veut atteindre le ciel pour se livrer
Puis ramassant les cartes
Qui sont restées là sur la table
Tu sais qu'il t'a laissé très peu pas même son rire
Comme tous les joueurs il cherchait
La carte qui est si délirante
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre
Un jour penché à ta fenêtre
Il te dira qu'il veut renaître
Au monde que ta tendresse lui cache
Et sortant de son portefeuille
Un vieil horaire de train, il dit:
Je t'avais prévenue je suis étranger
Je t'avais prévenue je suis étranger
Maintenant un autre étranger
Semble vouloir que tu ignores ses rêves
Comme s'ils étaient le fardeau d'quelqu'un d'autre
Tu as vu cet homme déjà
Donner les cartes avec son bras en or
Mais maintenant tu vois sa main est figée
Oui maintenant tu vois sa main est figée
Mais tu n'aimes pas regarder
Un autre homme fatigué
Déposer toutes ses cartes comme une défaite
Tandis qu'il rêve jusqu'au sommeil
Dans l'ombre tu vois comme une fumée
Une route qui monte derrière sa tête
Une route qui monte derrière sa tête
Tu lui dis d'entrer et de s'asseoir
Mais en te retournant tu vois
Que la porte de ta chambre reste ouverte
Et quand tu prends sa main, il dit
N'aie pas peur ma tendre amie
Ce n'est plus moi, oh mon amour, l'étranger
Ce n'est plus moi, oh mon amour, l'étranger
J'ai attendu toujours certain
De te revoir entre les trains
Bientôt il va falloir en prendre un autre
Oh je n'ai jamais eu, tu sais
Pas le moindre plan secret
Ni personne pour me conduire
Et tu te demandes ce qu'il cherche à dire
Oui tu te demandes ce qu'il veut dire
En bas au bord du fleuve demain
Je t'attendrai si tu veux bien
Là tout près du pont qu'ils construisent
Puis quitte le quai pour un wagon-lit
Tu sais qu'il cherche un autre abri
Qu'il n'avait jamais été un étranger
Qu'il n'avait jamais été un étranger
Et tu dis d'accord, le pont ou bien ailleurs, je viendrai
Puis ramassant les cartes
qui sont restées là sur la table
Tu sais qu'il t'a laissé très peu pas même son rire
Comme tous les joueurs il cherchait
La carte qui est si délirante
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre
Un jour penché à ta fenêtre
Il te dira qu'il veut renaître
Au monde que ta tendresse lui cache
Et sortant de son portefeuille
Un vieil horaire de train, il dit:
Je t'avais prévenue je suis étranger
Je t'avais prévenue je suis étranger...
Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poing, des coups de sang
Mais qu'à c'la n'tienne: c'est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli
Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille
Et souviens-toi de cet été
La première fois qu'on s'est saoulés
Tu m'as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons
Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille
Je suis parti changer d'étoile
Sur un navire, j'ai mis la voile
Pour n'être plus qu'un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait
Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Je m'ennuie pas, mais il faut que je m'en aille
J't'ai raconté mon mariage
À la mairie d'un p'tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d'prononcer mon nom
Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille
J'n'ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t'es marié(e)
T'as trois enfants à faire manger
Mais j'en ai cinq, si ça peut te consoler
Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille
Très belle promenade dans les rues de Paris. Sur les murs, les pavés, les toits, les visages des deux artistes surgissent entourés de mille dessins...
PAROLES
Sous le ciel de Paris
S'envole une chanson hum hum
Elle est née d'aujourd'hui
Dans le cœur d'un garçon
(Sous le ciel de Paris Marchent des amoureux hum hum Leur bonheur se construit Sur un air fait pour eux)
El cielo de Paris ve pasar al amor
amantes que van mostrándo su aire feliz
Sous le pont de Bercy
Un philosophe assis
Deux musiciens
Quelques badauds
Puis les gens par milliers
(Sous le ciel de Paris Jusqu'au soir vont chanter hum hum L'hymne d'un peuple épris De sa vieille cité)
Bajo el cielo de Paris
canta el amanecer
eterna canción de amor
de esta vieja ciudad
Près de Notre-Dame
Parfois couve un drame
Oui mais à Paname
Tout peut s'arranger
Quelques rayons
Du ciel d'été
L'accordéon d'un marinier
L'espoir fleurit
Au ciel de Paris
Sous le ciel de Paris
Coule un fleuve joyeux hum hum
Il endort dans la nuit
Les clochards et les gueux
Sous le ciel de Paris
Les oiseaux du Bon Dieu hum hum
Viennent du monde entier
Pour bavarder entre eux
Et le ciel de Paris
A son secret pour lui
Depuis vingt siècles
Il est épris
De notre île Saint-Louis
Quand elle lui sourit
Il met son habit bleu hum hum
Quand il pleut sur Paris
C'est qu'il est malheureux
Quand il est trop jaloux
De ses millions d'amants hum hum
Il fait gronder sur eux
Son tonnerre eclatant
Mais le ciel de Paris
N'est pas longtemps cruel hum hum
Pour se faire pardonner
Il offre un arc-en-ciel
PAROLES
Petit Portoricain
Bien intégré, quasiment New-Yorkais
Dans mon building tout de verre et d’acier,
Je prends mon job, un rail de coke, un café
Petite fille Afghane
De l’autre côté de la terre
Jamais entendu parler de Manhattan,
Mon quotidien, c’est la misère et la guerre
Refrain Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant
Pulvérisés sur l’autel de la violence éternelle
Un 747
S’est explosé dans mes fenêtres
Mon ciel si bleu est devenu orage
Lorsque les bombes ont rasé mon village
Refrain
So long ! Adieu mon rêve américain,
Moi plus jamais esclave des chiens
Ils t’imposaient l’Islam des tyrans
Ceux là ont-ils jamais lu le coran ?
Suis redev’nu poussière,
Je s’rai pas maître de l’univers,
Ce pays que j’aimais tellement serait-il
Finalement colosse aux pieds d’argile ?
Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
F’ront toujours de nous de la chair à canon
Refrain
La chanson Manhattan-Kaboul a été écrite en 2002, peu après les évènements du 11 septembre 2001 et la seconde guerre d'Aghanistan**.
Elle retrace la journée du 11 septembre 2001, vécue par deux personnages complètement opposés : un portoricain travaillant dans leWorld Trade Center pendant l'offensive, et une enfant afghane tuée pendant l'attaque de la coalition armée menée par les Etats-Unis dans son pays dirigé par les talibans.
A partir du rapprochement de ces deux antipodes, Renaud remet en cause à la fois l'intégrisme musulman et la surpuissance américaine. Il rappelle aussi avec acuité et réalisme les désastres que provoquent les litiges politiques sur les populations innocentes des pays en guerre.
Composée par Jean-Pierre Bucolo
Titres attribués : - “Chanson originale de l'année” aux Victoires de la musique 2003. - “Chanson francophone de l'année” aux NRJ Music Awards 2003.