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mardi 15 septembre 2026

CATHERINE RINGER (1957-2026) et Les RITA MITSOUKO


« Il est des chansons qui traversent les décennies sans une seule ride, Marcia Baïla est de celles-là. Derrière ce tube incontournable se cache pourtant un vibrant hommage, celui que Catherine Ringer et Fred Chichin ont voulu rendre à Marcia Moretto, une danseuse et chorégraphe argentine née en 1946. »


 PAROLES

Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne
Du polystyrène expansé à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
Aiguisées comme des couperets
Deux flèches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est maigre
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transforme en excité

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C’est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres

La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
À plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra

Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son visage
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a inventée

C'est elle, la sauterelle
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la flanelle
Ou le carton

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C’est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres

La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia...
Marcia...
Marcia...
Marcia...







«Elle est morte mais elle danse quand même»


vendredi 11 septembre 2026

LEÏLA HUISSOUD - Monsieur Vignon


Cela fait quelques années que le mois de septembre n'apporte plus de classes à José Maria ...
Quant à moi, c'est ma première rentrée sans élèves ...

Pour nous deux, une douce nostalgie teintée de tant de belles rencontres au fil des années !

Nous tenions à partager cette belle chanson si touchante, en hommage à tous les « Monsieur Vignon » qui ont transformé nos vies et embelli nos écoles !
José Maria et Maria Laura





PAROLES

Ce soir en regardant le journal
Je préparais le diner, j'ai mis le son
Sur ma joue, j'ai senti une larme
Évidemment, c'est les oignons

Dans les sujets qui font scandale,
Revient toujours la même question,
L'Éducation nationale, 
Moi, je pense à toi, Monsieur Vignon

Avec les potes de Terminale
Quand on se revoit, revient ton nom
C'est pas rien d'être fondamental,
On a eu un prof d'exception

Je me souviens de la morale de l'histoire
Plus que des leçons
Et je te le dis de là où je te parle
Tu as fait de nous qui nous serions

T'étais pas le plus exigeant
T'étais pas le plus cool non plus, non
Grognon, bougon par politesse
Chez toi, c'était une forme de jeunesse

Une manière d'être résistant
À tous ces cons, ces tir-au-flan,
Aujourd'hui, quand vient la paresse,
Je te revois nous botter les fesses

On n'était qu'une bande d'ignorants,
Maintenant, c'est pas le plus important
Les mauvaises notes à nos DS
C'est pas ça vraiment qu'il nous reste.

Mais toi, tu trouvais ça charmant
La connerie de nos dix-sept ans
Car tu savais à quelle vitesse
Il se pouvait que ça disparaisse

REFRAIN 
Ce sont nos années-lumière
Longtemps après le Secondaire,
Elles nous éclairent encore
Tu nous offrais le premier rôle
Mettant la vie sur nos épaules
Il en faut de l'étoffe
J'en dois une à mon prof

Toi aussi tu te fais avoir tes jours avec
Et puis tes jours sans
Mais t'en laissais rien transparaitre
Toujours impec, toujours constant

À jouer ce rôle deux cents jours par an
Sur l'estrade deux heures durant
Tu voyais tout de nos mal-être
Nos regards perdus à la fenêtre

Au ciné-club, tu nous montrais
Les films qui t'avaient marqué
La vie est belle, Au revoir les enfants,
Forrest Gump, Un monde sans pitié

Tu insistais pour qu'on en parle
Tu insistais pour que s'installe
En chacun de nous un goût à soi
Pour les belles choses quand il y en a

REFRAIN

Combien tu en auras vu passer
Des générations à sauver
Favoriser l'esprit critique
Plutôt que TikTok, Insta ou X

Dans une société d'égarés
Tu faisais que nous le répéter
L'or pur n'est pas fait pour se fondre, 
Faites gaffe à  pas vous laisser tondre

Après le Bac, c'était fini
On ne s'est jamais revus depuis 

Ce soir, en regardant le journal
Je préparais le diner, j'ai mis le son
Sur ma joue, j'ai senti une larme
Évidemment, c'est les oignons






" « Monsieur Vignon » vient répondre à la reprise de « Ma lycéenne » de Philippe Chatel.

C’est en écoutant des amis enseignants s’interroger sur le fait de laisser, ou non, quelque chose à leurs élèves que j’ai réalisé à quel point ils avaient peu de retours… et encore moins plusieurs années après.

Alors j’ai pensé à M. Morillas, Jacqueline, Stéphanie — mes enseignants de l’école primaire —, puis à M. Bachelet au collège et à Mme Durand au lycée… Ils sont nombreux à me revenir immédiatement en tête. Ou plutôt, ils sont nombreux à ne jamais l’avoir quittée. Ils continuent de m’accompagner, sans même le savoir.

Je voulais leur faire un retour, leur adresser un « merci » pour avoir aidé la lycéenne que j’étais à grandir.

Si c’est M. Vignon qui porte cette chanson, c’est parce que je l’ai écrite avec Antoine Graugnard, qui fut son élève il y a plus de vingt ans. Et, chose assez rare, j’ai cru voir ses yeux s’humidifier pendant l’écriture.

Le lycéen et la lycéenne que nous avons été voulaient simplement souligner votre importance.

Merci, de la part d’Antoine et de Leïla.

Nous ne doutons pas que chacun d’entre vous aura un souvenir à convoquer en écoutant cette chanson. D’ailleurs, nous serions ravis que vous l’utilisiez pour envoyer un petit « merci » au professeur auquel elle vous fera penser. "

LEÏLA HUISSOUD


mardi 18 novembre 2025

EDDY DE PRETTO / GILBERT BÉCAUD - L'absent

Émouvante reprise !





 

Chanson de Gilbert Bécaud - 1960





PAROLES

Qu'elle est lourde à porter l'absence de l'ami
L'ami qui tous les soirs venait à cette table
Et qui ne viendra plus, la mort est misérable
Qui poignarde le cœur et qui te déconstruit

Il avait dit un jour "lorsque je m'en irai
Vers les lointains pays, au-delà de la terre
Vous ne pleurerez pas, vous lèverez vos verres
Et vous boirez pour moi à mon éternité"

Dans le creux de mes nuits, bien sûr, je voudrais bien
Boire à son souvenir pour lui rester fidèle
Mais j'ai trop de chagrin et sa voix qui m'appelle
Se plante comme un clou dans le creux de ma main

Alors je reste là, au bord de mon passé
Silencieux et vaincu, pendant que sa voix passe
Et j'écoute la vie s'installer à sa place
Sa place qui pourtant demeure abandonnée

La vie de chaque jour aux minuscules joies
Veut remplir à tout prix le vide de l'absence
Mais elle ne pourra pas, avec ses manigances
Me prendre mon ami pour la seconde fois

Elle est lourde à porter, l'absence de l'ami
Elle est lourde, l'absence de l'ami





samedi 8 mars 2025

ANNE SYLVESTRE - Une sorcière comme les autres

" N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."

Simone de Beauvoir





1975


PAROLES

S’il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d’oie
Des oreillers d’autrefois
J’aimerais
Ne pas être portefaix
S’il vous plaît faites-vous légers
Moi je ne peux plus bouger 

Je vous ai portés vivants
Je vous ai portés enfants
Dieu comme vous étiez lourds
Pesant votre poids d’amour
Je vous ai portés encore
À l’heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Vous ai morcelé mon cœur
Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J’ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mouriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Et tout le malheur dedans

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui parle ou qui se tait
Celle qui pleure ou qui est gaie
C’est Jeanne d’Arc ou bien Margot
Fille de vague ou de ruisseau

Et c’est mon cœur
Ou bien le leur
Et c’est la sœur ou l’inconnue
Celle qui n’est jamais venue
Celle qui est venue trop tard
Fille de rêve ou de hasard 

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres 

Il vous faut
Être comme le ruisseau
Comme l’eau claire de l’étang
Qui reflète et qui attend
S’il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie ne m’inventez pas
Vous l’avez tant fait déjà 

Vous m’avez aimée servante
M’avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m’avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m’avez faite statue
Et toujours je me suis tue
Quand j’étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j’étais belle et soumise
Vous m’adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Celle qui aime ou n’aime pas
Celle qui règne ou se débat *
C’est Joséphine ou la Dupont
Fille de nacre ou de coton 

Et c’est mon cœur
Ou bien le leur
Celle qui attend sur le port
Celle des monuments aux morts
Celle qui danse et qui en meurt
Fille bitume ou fille fleur **

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres 

S’il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous ai rêvés depuis longtemps
Libres et forts comme le vent
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n’ayez pas peur
Pour moi je vous sais par cœur 

J’étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J’étais la bûche et le feu
L’incendie aussi je peux
J’étais la déesse mère
Mais je n’étais que poussière
J’étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas
Mais un jour la terre s’ouvre
Et le volcan n’en peut plus
Le sol se rompant découvre
Des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyés 

Ce n’est que moi
C’est elle ou moi
Et c’est l’ancêtre ou c’est l’enfant
Celle qui cède ou se défend
C’est Gabrielle ou bien Éva ***
Fille d’amour ou de combat
Et c’est mon cœur
Ou bien le leur
Celle qui est dans son printemps
Celle que personne n’attend
Et c’est la moche ou c’est la belle
Fille de brume ou de plein ciel 

Et c’est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

 S’il vous plaît
S’il vous plaît faites-vous légers
Moi je ne peux plus bouger

 ——————

Depuis 1986 :

* Ou qui se bat

Depuis 1988 :

** Fille d’asphalte ou fille fleur

Depuis 1998 :

*** C’est Gabrielle ou bien Aïcha















lundi 8 juillet 2024

MELISSMELL - Ma France



Une reprise surprenante de la superbe chanson de Ferrat ... 

Toute en force ... Toute en douceur ...

José Maria Laura



👍 JEAN FERRAT - Ma France



mardi 30 avril 2024

LA FRANCOPHONIE EN CHANSONS !

  STROMAE - Santé

11ºL3 - Escola Secundária Ferreira Dias, 

Agrupamento de Escolas Aqua Alba, Agualva, Sintra

Dans notre établissement, nous chantons la francophonie toute l'année !




Daniel, merci de nous avoir fait (re)découvrir ce chanteur et cette chanson !


lundi 4 décembre 2023

MIKA - Jane Birkin

 Un hommage en musique !

JANE BIRKIN (1946 - 2023)




PAROLES

Je suis
Parfois beaucoup trop grand, parfois beaucoup trop petit
Je vis
Souvent en m'effaçant, peu importe où je suis

Libre, libre, libre comme l'air
Vivre, vivre à ma manière
Libre, libre, je sais pas faire, moi

Je suis pas à l'aise dans mes blue jeans
J'rêve d'un amour à la Birkin
Tous ces regards qui m'assassinent
J'ose pas sortir de la piscine
Pour vivre mon rêve jusqu'au bout
J'aimerais seulement me dire quе je m'en fous
Je suis pas à l'aisе dans mes blue jeans
J'rêve d'un amour à la Jane Birkin

Cette nuit
J'suis un enfant qui danse, j'suis un homme qui s'oublie
Tant pis
Si mes bras se balancent, tu te moques et tu ris

Libre, libre, libre comme l'air
Vivre, vivre à ma manière
Libre, libre, je sais pas faire, moi

Je suis pas à l'aise dans mes blue jeans
J'rêve d'un amour à la Birkin
Tous ces regards qui m'assassinent
J'ose pas sortir de la piscine
Pour vivre mon rêve jusqu'au bout
J'aimerais seulement me dire que je m'en fous
Je suis pas à l'aise dans mes blue jeans
J'rêve d'un amour à la Jane Birkin

La, la-la, la-la-la-la
La, la-la, la-la-la-la
La, la-la, la-la-la-la
Jane Birkin

Je suis pas à l'aise dans mes blue jeans
J'rêve d'un amour à la Birkin
Tous ces regards qui m'assassinent
J'ose pas sortir de la piscine
Pour vivre mon rêve jusqu'au bout
J'aimerais seulement me dire que je m'en fous
Je suis pas à l'aise dans mes blue jeans
J'rêve d'un amour à la Jane Birkin

Je suis pas à l'aise dans mes blue jeans (La, la-la, la-la-la-la)
Je rêve d'un amour à la Birkin (La, la-la, la-la-la-la)
Tous ces regards qui m'assassinent (La, la-la, la-la-la-la)
J'rêve d'un amour à la Jane Birkin

mercredi 23 novembre 2022

VITAA - Bienvenue à Paris

 




PAROLES

Paris (Paris, Paris)
Paris (Paris, Paris)
Bienvenue dans les rues de Paris
Ici y en a pour tous les goûts, toutes les envies
Certains à qui tout sourit
Et d'autres qui dorment par terre ici
Entre le Maroc et les Antilles
Sur un fond de rythmique Cainfri
On s'fond dans la masse sur les Champs-Élysées
Les lumières, la nuit sont toujours éclairées

REFRAIN
Ici c'est Paris!
C'est Paris
Bienvenue à Paris
Ici c'est Paris!
Bienvenue à Paris
Ici c'est Paris!

Boulevard de la Villette, on fait des emplettes
On monte à Montmartre avant on s'tape un Grec
Y a des gens sur les marches et y a ceux qui les peignent
Des pigeons dorés par des miettes de bouteilles
Les buveurs de comptoir dans les boites à brancher
S'arrêtent à Boulogne dès qu'la lune s'est levée
Au-d'là du périph' ça trafique, normal
Faut bien survivre, qui n'a pas la dalle ?

REFRAIN

L'amour, c'est Paris
Barbès c'est Paris
La mode c'est Paris
Denfert c'est Paris
La night c'est Paris
Paris, Paris
Tu paries combien?
Tu pourras plus te passer d'elle

REFRAIN

La nuit c'est Paris
Sur les ponts de Paris
Ici c'est Paris
Ici c'est Paris, Paris
Bienvenue à Paris
Ici c'est Paris
Ici c'est Paris

dimanche 13 novembre 2022

CLAUDE CAPÉO - Si j'avais su

 



PAROLES

Je t'aurais dit toutes les choses
Que je ne t'avais jamais dites
Que ta peau a l'odeur des roses
Que j'adore le prénom Edith
Je t'aurais dit toutes les choses
Qu'on ne dit pas assez souvent
Car souvent dans la vie on n'ose
Pas dire les choses tant qu'il est temps
Je t'aurais raconté la mer
Que tu la voies une fois encore
On aurait viré l'infirmière
Puis on aurait rigolé fort
Je t'aurais dit que ton visage
Me fait penser à l'océan
Que tes rides ressemblent à des vagues
Où vont se baigner les enfants

REFRAIN
Si j'avais su
En partant ce soir-là
Si j'avais su
Que le temps n'attend pas
Oh, si j'avais su 
Si j'avais su    
Que c'était la première fois
Que j'te voyais pour la dernière fois

Je t'aurais refait ton chignon
Et toi tu m'aurais dit ça tire
Moi j'aurais fait un peu le con
Juste pour regarder ton sourire
J't'aurais promis d'faire une chanson
Qui racont'rait comme t'étais belle
Qui racont'rait comme on est cons
D'croire que les gens sont éternels
Et puis j't'aurais serrée si fort
Qu'il y aurait des marques à ton cou
Je t'aurais regardée encore
Et puis j't'aurais gardée surtout
J't'aurais enfermée dans mes yeux
J'aurais capturé ton parfum
J't'aurais dit au revoir un peu mieux
Puis j'aurais menti à demain

REFRAIN

J'me s'rais dépêché de t'aimer
Comme l'on court après la vie
Car on n'aime jamais assez
Je t'aurais dit je t'aime aussi
Les mots faut pas qu'on les conserve
Faut les distribuer à la ronde
Sinon les mots à quoi ils servent
À part à décorer les tombes?

REFRAIN
Mais souvent on ne sait pas
Qu'on voit quelqu'un pour la dernière fois



« Cette chanson, on l'a voulue avec beaucoup d'amour, beaucoup de sincérité et de partage. On voulait parler de l'amour qui nous tient et nous fait du bien, de l'humain : celui qui aime, qui vit la vie à deux et n'ose pas forcément dire les choses qu'il a sur le coeur. "Je t'aime", "j'ai besoin de toi", "tu me manques"... Une fois que la personne n'est plus là, il est bien trop tard. (...)  Il ne faut pas passer à côté des choses essentielles. Avec ce titre, on est sur des vérités qui sont très fortes. On raconte un texte, on raconte une histoire, mais la réalité elle est au fond de nous », écrit l'artiste

MERCI

samedi 8 octobre 2022

BERNARD LAVILLIERS et CESÁRIA ÉVORA

 

" Bernard Lavilliers interprète "Elle chante" en hommage et en présence de Cesária Evora, la diva cap-verdienne aux pieds nus, la reine de la Morna grave et douce, cette musique nostalgique et plaintive qui tient de la Saudade, bouleversante au coeur de tous les hommes, de n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur... Superbe prestation devant le public du grand rex..."

MERCI


PAROLES

Elle chante un peu voilée
Souple comme le vent
C'est une mélodie
Sans paroles hors du temps
Elle chante les yeux fermés
En fléchissant le cou
Plongée dans un pays
Très éloigné de vous

Um ta cantá
Ta pensá na nha terra
S'um ta ftchá
Oie é pa anulá ess distância
Na voz di nha sodade
Nô ta levá nôs humanidade
Pa tud' povo sofredor
Pa tud' gente qui qu'rê amor

Mais d'où lui vient cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se posent
Sur une épaule ou sur mon bras
Tout se métamorphose
On oublie la mort, on s'en va

Elle chante la terre rouge
La sèche, la stérile
Elle chante les hommes proscrits
Les sans terre dans les villes
Les jeunes filles en noir
Et tous les enfants dans les rues
Les longues années sans pluie
Et ceux qu'on n'a jamais revus

Ess doçura
É um forma di lutá
Contra dureza
Dum vida magoado
Tristeza ta vrá festa
Nô ta lembra pa limpá nôs dor
C'nôs alma e coração
Pa afugentá tud' maldição

Mais d'où lui vient cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se posent
Sur une épaule ou sur mon bras
Tout se métamorphose
On oublie la mort, on s'en va

Ess doçura
É um forma di lutá
Contra dureza
Dum vida magoado

Sa voix qui était fluide d'abord
Se brise et se renforce
Elle est la vie la mort
La fragilité et la force
Elle est la vie, la mort
La fragilité et la force...





mardi 30 août 2022

ALLAN VERMEER - Le Tréport

 


PAROLES

Des bords de mer en galets
Du sable chaud
Et le port
Des falaises de craie
Qui tombent à l’eau
Le Tréport

Des plages désertées
Des printemps frais
À l’aurore
Parasols envolés
Au vent mauvais
Coup du sort

REFRAIN
Je suis né là
Entre automne et hiver
J’ai grandi là
Une station balnéaire
Je reviens là
Où l’enfance s’est jouée
Je marche là
Au long de la jetée

Tous ces jours à m’ennuyer
À ne rien faire
Petite mort
Des soirs à espérer
Laisser derrière
Le Tréport

Des nuits désordonnées
Fiévreux assis
Sur le bord
Des refrains entonnés
Catimini
Pas trop fort

REFRAIN

Maman qui souriait
Quand s’envolaient
Trois accords
J’apprenais à chanter
Et à rêver
J’rêve encore

Un train pour m’emmener
Le cœur battant
Au dehors
Chercher la renommée
Abandonnant
Le ciel du nord

REFRAIN

C’est promis, je reviendrai
Où j’ai grandi
Mais plus fort
Et je retrouverai
La mer, la pluie
Le Tréport


jeudi 28 avril 2022

BIGFLO & OLI - Sacré bordel

 



PAROLES

Pourquoi je suis mal à l'aise devant mon propre drapeau ?
Pourquoi j'le vois brandi uniquement à l'étranger ou chez les fachos ?
Longtemps qu'il a pris la poussière, le mien ne m'a pas trop servi
Pourquoi ça me gêne moins quand c'est celui de l'Argentine ou bien d'l'Algérie ?

Je réponds : "je suis Français", d'un air hésitant, comme si en douter devenait évident
Peu importe le bord, peu importe le camp, on m'a dit de détester le Président
J'viens du pays où il fait toujours beau mais aussi d'celui où il pleut tout l'temps
Dis-moi de qui j'suis le descendant : des collabos ou bien des résistants ?

Autant de cons que de complexes, si je pars, vous allez pas m'manquer
Mais à l'autre bout du monde, premier réflexe : je cherche s'il y a des Français
J'aime la France, comme une tante avec qui j'suis pas toujours d'accord, qui fait trop peu d'efforts
Mais pour qui je chialerai toutes les larmes de mon corps à sa mort

T'as vu depuis combien de temps ça dure ? Amour ou haine, c'est pas une mince affaire
La police, celle des sales bavures ou celle en première ligne à l'Hyper Cacher ?
Voir ailleurs, prendre du recul, essayer de couper la poire en deux
Quand on part en Inde, on se sent Français ; quand on en revient, on se sent chanceux

Souvent, on trouve les réponses quand on les attend pas (Quand on les attend pas)
Ici, c'est à celui qui mentira le plus sincèrement
On s'aime (On s'aime) qu'après les Coupes du monde ou les attentats (Les attentats)
Comme ces familles qui s'réunissent qu'aux mariages ou aux enterrements

Ça t'fait bizarre mais je l'aime, ce pays, celui qui me taxe et me couvre d'impôts
Celui qui paye pour moi à la pharmacie, qui m'emmenait gratuit voir la mer en colo'
Son histoire, j'en connais ses horreurs mais aussi sa puissance
J'suis pas responsable de ses erreurs mais j'dois faire avec ses conséquences

Trop de promesses, on fait connaissance mais combien se connaissent ?
Faut qu'on progresse pour être honnête, moi, la France, j'ai tendance à l'écrire avec un S
On fabrique à l'étranger si c'est moins cher, et toi, t'irais où si venait la guerre ?
On oublie l'histoire, on refait l'histoire, la paix au pied du mur de nos frontières

Mon padre vit en français mais rêve en espagnol, est-ce que c'est grave ?
Et il écrit "Vive la France" avec une faute d'orthographe
Beaucoup de questions, peu de réponses, j'ai que les paroles d'une chanson
Comment être un artiste engagé quand je sais pas vraiment quoi penser ?

Tout c'qui est sûr, c'est qu'j'suis Français, que mes grands-parents ne l'étaient pas
Mais c'qui compte, c'est plutôt l'arrivée ou la ligne de départ ?
Et putain, c'que j'aime la France pour son histoire, pour ses châteaux, pour ses cathédrales
Pour sa campagne, pour sa culture, pour ses montagnes, eh ouais

Mais on s'bouffe entre nous comme des cannibales, tous dans le même bateau, ça, c'est capital
Plus de nuance, que du radical, tous cachés derrière une barricade
Tout le monde sait tout, hein ? L'estime de soi est haute
On rejette la faute sur l'autre, mais les autres, c'est nous

Et parait qu'y a le feu à la chapelle, le pays de Jeanne d'Arc ou de Jamel ?
Paraît qu'être aigri, c'est notre fierté, qu'on est les rois d'la liberté
Dans le grimoire, y a les gaulois, y a les chevaliers
Mais dans la cuisine, y a ma grand-mère et ses tatouages berbères effacés

Des fois, j'me dis : "Viens, j'me casse, j'prends une maison au bord d'un lac"
Et puis le soir, devant la glace, j'me ravise de partir comme un lâche
Parce que j'crois qu'j'aime ce pays malgré tout, quand j'en pars, je ne pense qu'à mon retour
Elle est belle ma France et son terroir, même si c'est pas moi qu'elle voit dans l'miroir

J'me dis qu'on pourrait le faire, briser le plafond de verre
Au lieu de pointer les différences de chacun, s'concentrer sur tout c'qu'on a en commun
Les parties de Monopoly, pleurer sur les sons de Johnny
Écouter les conseils des vieux, la Bretagne, même s'il pleut

Prendre plein de médicaments, l'aspirine et le Doliprane
Omar Sy et Zidane, dire que c'était mieux avant
La vie en rose d'Édith Piaf, les perles de pluie de Jacques Brel
Faire des sculptures avec le truc rouge qu'y a autour du Babybel

L'heure de l'apéro, pas assumer la gueule de bois
Râler quand il fait trop chaud et râler quand il fait trop froid
La France, je l'aime, j'veux encore d'elle
Français de la tête aux orteils

Mais toutes ces erreurs qui nous précèdent
Voilà pour elle un beau poème, sacré mélange, sacré cocktail, 
Certains me disent qu'il est mortel mais malgré tous les problèmes, 
Je t'emmène dans mon sacré bordel



vendredi 15 octobre 2021

STROMAE - Santé

 


PAROLES

À ceux qui n’en ont pas
À ceux qui n’en ont pas

Rosa, rosa,
Quand on fout le bordel, tu nettoies.
Et toi, Albert,
Quand on trinque, tu ramasses les verres
Céline, bataire,
Toi, tu t’prends des vestes au vestiaire.
Arlette, arrête.
Toi, la fête tu la passes aux toilettes.

Et si on célébrait ceux qui ne célèbrent pas.
Pour une fois, j’aimerais lever mon verre à ceux qui n’en ont pas.
À ceux qui n’en ont pas.

Quoi les bonnes manières ?
Pourquoi j’f’rais semblant. 
Toute façon elle est payée pour le faire.
Tu t’prends pour ma mère ?
Dans une heure, j’reviens, qu’ce soit propre, 
qu’on puisse y manger par terre.

Trois heures que j’attends, franchement.
Il les fabrique ou quoi ?
Heureusement qu’c’est que deux verres.
Appelle-moi ton responsable
Et fais vite, elle pourrait se finir comme ça ta carrière.

Oui célébrons ceux qui ne célèbrent pas.
Encore une fois, j’aimerais lever mon verre à ceux qui n’en ont pas.
À ceux qui n’en ont pas.

Frotter, frotter,
Mieux vaut ne pas s’y
Frotter
, frotter.

Si tu n’me connais pas.
Brosser, brosser,
Tu pourras toujours te
Brosser
, brosser.
Si tu ne me respectes pas.

Oui, célébrons ceux qui ne célèbrent pas.
Encore une fois, j’aimerais lever mon verre à ceux qui n’en ont pas.
À ceux qui n’en ont pas.

Pilotes d’avion ou infirmières
Chauffeurs de camion, hôtesses de l’air
Boulangers ou marins-pêcheurs
Un verre aux champions des pires horaires
Aux jeunes parents bercés par les pleurs
Aux insomniaques de profession
Et tous ceux qui souffrent de peines de cœur
Qui n’ont pas le cœur aux célébrations
Qui n’ont pas le cœur aux célébrations.

jeudi 22 avril 2021

LES FRANGINES - Notre Dame



PAROLES

Le feu brûle dans nos cœurs trop petits
Qui s'allume peu à peu dans la nuit
Et nos yeux d'une seule voix qui supplie
Voient les flammes qui ravagent Notre-Dame

REFRAIN
On en a tous une cathédrale à rebâtir, à reconstruire
On a tous en nous le bien, le mal
Qui prend feu parfois pour nous dire
Qu'on en a tous une cathédrale à rebâtir, à reconstruire
On a tous en nous le bien, le mal
Qui prend feu parfois pour nous dire

Tous ces hommes, toutes ces femmes
Ces destins qui ont foulé tes dalles
Tant de siècles, tant d'espoir et de drames
Rendent hommage à Notre-Dame

Ces légendes, ces poèmes et ces fables
Tous ces rêves qu'un enfant a à tout âge
Ces héros, qui modèlent ton image
T'ont rendu immortelle, Notre-Dame

REFRAIN

Notre-Dame, tes murs et ton histoire
Notre-Dame, sont plus forts que les flammes
En quelques secondes, tu fais pleurer le monde

On en a tous une cathédrale à rebâtir, à reconstruire
On a tous en nous le bien, le mal
Qui prend feu parfois pour nous dire
Qu'on en a tous une cathédrale à rebâtir, à reconstruire
On a tous en nous le bien, le mal
Qui prend feu parfois, et nous fait grandir

mardi 13 avril 2021

PATCHE DE RIMA - On est là

 Dans le cadre d'un travail pour notre cours de Français (11ºL3 - Escola Secundária Ferreira Dias, Agualva-Cacém), Gabriela et Viqui nous ont fait découvrir:


Photomontage réalisé par Gabriela et Viqui










PAROLES (à compléter)

Paname, on va gagner
Paname, on va gagner

Cinquante ans de cohésion plein d'émotions, PSG
Du petit au grand ou moyen on vibre à l'unisson, PSG

Champion c'est notre ADN
La pelouse est notre scène
Fiers de ce blason on aime le ballon
(...)
Ici c'est la capitale, les jours de match on régale
On mouille le maillot, (...)
Les supporters sont toujours chauds

PSG dans l'histoire, ici c'est Paris
On vit toujours la gloire
On dit quoi?

REFRAIN
On est là t'inquiète pas
Ici c'est Paris
On est là t'inquiète pas
Paris c'est magique
On est là t'inquiète pas
Ici c'est Paris
On est là t'inquiète pas
Paris c'est magique

(...)

REFRAIN

Paname, on va gagner
Paname, on va gagner

(...)

REFRAIN


vendredi 19 mars 2021

GEORGES BRASSENS et PATACHOU - Maman, papa

 


PAROLES

Maman, maman, en faisant cette chanson,
Maman, maman, je r'deviens petit garçon,
Alors je suis sage en classe et, pour te faire plaisir,
J'obtiens les meilleures places, ton désir.

Maman, maman, je préfère à mes jeux fous,
Maman, maman, demeurer sur tes genoux,
Et, sans un mot dire, entendre tes refrains charmants,
Maman, maman, maman, maman.

Papa, papa, en faisant cette chanson,
Papa, papa, je r'deviens petit garçon,
Et je t'entends sous l'orage user tout ton humour
Pour redonner du courage à nos cœurs lourds.

Papa, papa, il n'y eut pas entre nous,
Papa, papa, de tendresse ou de mots doux,
Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se l'avouât pas,
Papa, papa, papa, papa.

Maman, papa, en faisant cette chanson,
Maman, papa, je r'deviens petit garçon,
Et, grâce à cet artifice, enfin je comprends
Le prix de vos sacrifices, mes parents.

Maman, papa, toujours je regretterai,
Maman, papa, de vous avoir fait pleurer
Au temps où nos coeurs ne se comprenaient encor' pas,
Maman, papa, maman, papa.

mardi 9 mars 2021

YVES JAMAIT - celles

 



PAROLES

Celle dont l'ecchymose se cache sous des verres fumés
Celle qui jamais n'ose, devant l'immonde, se révolter
Celle qui pleure à cause de son mariage imposé
Celle aux paupières closes, ouvrant les jambes, résignée

REFRAIN
C'est la mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme
D'un homme comme toi
La mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme
D'un homme comme moi

Celle que l'on fait taire quand elle brandit sa liberté
Celle dont le salaire ne connait pas l'égalité
Celle qui d'un pervers a supporté les privautés
Celle qui laissa faire pour continuer de travailler

REFRAIN

Celle qu'on a meurtrie en invoquant la tradition
Celle qu'on avilit et pousse à la prostitution
Celle que l'on détruit, la forçant à la soumission
Celle qui a fini morte par lapidation

REFRAIN 

Elle est ma vie, mon essentiel, 
Ma vérité, ma raison d'être
Crois-tu qu'on aurait pu sans elle
Voir un jour naître un homme comme toi?
(C'est la mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme)
Un homme comme moi
(C'est la mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme)
Un homme comme toi
(...)
(La mère, la sœur, la femme ou la fille d'un homme)
Ou d'une femme comme toi

samedi 23 janvier 2021

GRÉGOIRE - profs

 



PAROLES

Nous nous sommes connus de l'été à l'été
Professeurs disparus, mais au fond, à jamais
Car si je parle et j'écris, si je sais qui je suis
Si j'explique et conçois, si ma vie se construit
Si j'ai le cœur qui chante, et des mots qui dessinent
Si mon esprit invente, si mes doigts imaginent
C'est parce que vous avez su nous montrer la voie
Et sans vous avoir eus
On ne grandirait pas
Et quand vous aviez tort, oui, vous aviez raison
Vous n'étiez que l'effort, et nous, un peu trop cons
Mais vous gardiez l'espoir, vous n'étiez que patience
Au-delà du devoir, vous nous faisiez confiance
Vous avez cru en nous quand personne n'y croyait
Vous pensiez malgré tout qu'il fallait tout donner
Et parfois vous avez remplacé nos parents
Vous nous avez aimés
Comme on aime son enfant
On a été ingrats, on a été odieux
On était arrogants, idiots et capricieux
Mais jamais, non, jamais vous nous laissiez tomber
Non jamais, non, jamais vous nous abandonniez
Car c'est inscrit en vous, gravé dans vos entrailles
Envers et contre tout, toujours vaille que vaille
Car aider un enfant, c'est aider l'univers
C'est d'en faire des parents
De meilleurs pères et mères
Il fallait, mon enfant, pour que je le comprenne
Il fallait, mon enfant, pour qu'enfin je l'apprenne
Pour que tout soit limpide et clair en une seconde
Votre métier est bien
L'un des plus beaux du monde
Nous nous sommes connus de l'été à l'été
Si vite disparus
Mais au fond, à jamais

vendredi 10 juillet 2020

SERGE LAMA & LISA ANGELL - L'enfant au piano




PAROLES

Les yeux levés au ciel vers le Père éternel
L'enfant au cœur bien gros joue du piano

Sa maman est partie dormir au paradis
Les yeux perdus au ciel, il joue pour elle

Les anges dans le ciel font frissonner leurs ailes
Pour mieux accompagner sa mélodie

Sa maman était belle quand il jouait pour elle
Et il jouera pour elle toute sa vie

Les yeux levés au ciel vers le Père éternel
L'enfant au cœur bien gros joue du piano