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samedi 9 février 2019

IZIA et ARTHUR H - Je ne peux plus dire je t'aime

Magnifique hommage!
Izia et Arthur H ont rendu hommage à leur père,  Jacques Higelin, décédé le 6 avril 2018, en interprétant "Je ne peux plus dire je t'aime", aux Victoires de la Musique.




PAROLES

Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi
Je ne ressens ni joie ni peine
Quand tes yeux se posent sur moi

Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin

Je ne peux plus dire je t'aime
Sans donner ma langue à couper
Trop de serpents sous les caresses
Trop d'amours à couteaux tirés

Si dure que soit la solitude
Elle te ramène à ton destin
La loi du grand amour est rude
Pour qui s'est trompé de chemin

Je ne peux plus dire je t'aime
Ne me demande pas pourquoi
Toi et moi ne sommes plus les mêmes
Pourquoi l'amour vient et s'en va

Si la solitude te pèse
Quand le destin te mène ici
Et qu'un ami t'a oublié(e)
Tu peux toujours compter sur moi

Et qu'un ami vienne à manquer
Tu peux toujours compter sur moi

Olivier Laban-Mattei /AFP

samedi 19 janvier 2019

JOYCE JONATHAN - On




PAROLES

On est tant, on est tout, on est si peu de choses
Et tellement tout qu'on ne sait plus très bien pourquoi on joue
On se laisse, on se lasse, on abandonne vite à la surface
Et quand tout dégringole, on se carapace

REFRAIN
J'tape plus fort
Et je passe à tabac tous mes remords
Je me battrai sans abîmer personne
Et je branche tout sur ON and ON and ON and ON and ON
J'tape plus fort
Quand au fond de la poitrine, ça cogne
Je prendrai soin de n'abîmer personne
Et je branche tout sur ON and ON and ON and ON and ON

On se pare, on se marre, on s’égare en chemin, on redémarre
On se met mal pour un soir juste pour voir
On s'éteint, on s’épaule, on repousse les trains, on tient des rôles
Et ma main dans la tienne me fait du bien

REFRAIN

On est je, on est tu
Et puis on devient nous
C'est le jeu
Et puis il y a vous, il y a eux

REFRAIN

ON and ON and ON and ON and ON...

vendredi 16 novembre 2018

JACQUES BREL et MAURICE BÉJART - Une valse à mille temps



PAROLES

Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul mais je t'aperçois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Me murmure, murmure tout bas
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps de s'offrir des détours du côté de l'amour
Comme c'est charmant, une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant mais tout aussi charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps, une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant mais beaucoup plus charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans, une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend à chaque carrefour
Dans Paris que l'amour rafraîchit au printemps, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps de patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans et pour que j'aie vingt ans, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps offre seule aux amants trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman
Au deuxième temps de la valse
On est deux, tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous les deux une-deux-trois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Nous fredonne, fredonne déjà
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps de s'offrir des détours du côté de l'amour
Comme c'est charmant, une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant mais tout aussi charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps, une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant mais beaucoup plus charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans, une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend à chaque carrefour dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps de patienter vingt ans pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps offre seule aux amants trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman
Au troisième temps de la valse
Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi y a l'amour et y a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps de s'offrir des détours du côté de l'amour
Comme c'est charmant une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant mais tout aussi charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps, une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant mais beaucoup plus charmant qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans, une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend à chaque carrefour dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis le temps de patienter vingt ans pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans, une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps offre seule aux amants trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman, la-la-la-la
La-la-la-la, la-la!

dimanche 28 octobre 2018

JULIETTE / PIERRE BACHELET - Les corons

Superbe reprise !
«La chanteuse a présenté le résultat dans Boomerang, l’émission culturelle de France Inter. En piano-voix, Juliette livre une interprétation délicate de cet hymne du Nord, renouvelant l’émotion que ce titre charrie avec lui immanquablement. «  J’en ai fait une chanson de transmission, parce que ce monde est en train de disparaître  », explique l’artiste en préambule.»
MERCI: http://lavdn.lavoixdunord.fr/475792/article/2018-10-24/la-chanteuse-juliette-signe-une-touchante-reprise-des-corons-de-pierre-bachelet

OCTOBRE 2018


PAROLES

Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond

Nos fenêtres donnaient sur des fenêtres semblables
Et la pluie mouillait mon cartable
Et mon père en rentrant avait les yeux si bleus
Que je croyais voir le ciel bleu

J'apprenais mes leçons, la joue contre son bras
Je crois qu'il était fier de moi
Il était généreux comme ceux du pays
Et je lui dois ce que je suis

Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond

Et c'était mon enfance, et elle était heureuse
Dans la buée des lessiveuses
Et j'avais des terrils à défaut de montagnes
D'en haut je voyais la campagne

Mon père était "gueule noire" comme l'étaient ses parents
Ma mère avait les cheveux blancs
Ils étaient de la fosse, comme on est d'un pays
Grâce à eux je sais qui je suis

Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond

Y avait à la mairie le jour de la kermesse
Une photo de Jean Jaurès
Et chaque verre de vin était un diamant rose
Posé sur fond de silicose

Ils parlaient de 36 et des coups de grisou
Des accidents du fond du trou
Ils aimaient leur métier comme on aime un pays
C'est avec eux que j'ai compris

Au nord, c'étaient les corons
La terre, c'était le charbon
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Le ciel, c'était l'horizon
Les hommes, des mineurs de fond

1982

dimanche 22 juillet 2018

JANE BIRKIN - Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve

Chanson de 1983
" Vingt-cinq ans après la mort de Serge Gainsbourg, Jane Birkin a fait paraître l'album «Birkin/Gainsbourg : le symphonique», qui contient 22 chansons de son ancien compagnon. En 2017, elle donne une série de concert en France, mais aussi à l'étranger. Le 1er février 2018, elle se produira au prestigieux Carnegie Hall de New York. Accompagnée par l'Orchestre Lamoureux placé sous la direction de Didier Benetti, Jane Birkin revisite les mélodies de Serge Gainsbourg grâce aux arrangements poétiques de Nobuyuki Nakajima dans ce concert «Alcaline»."
MERCI:http://www.tv-replay.fr/22-07-18/alcaline-le-concert-france2-pluzz-13075490.html

Sur France 2
« L'émouvante interprétation de Jane Birkin... du sublime texte de Serge Gainsbourg. »


PAROLES

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Que le ciel azuré ne vire au mauve,
Penser ou passer à autre chose
Vaudrait mieux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Comme une petite souris dans un coin d'alcôve
Apercevoir le bout de sa queue rose
Ses yeux fiévreux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu'au fond des choses
Est malheureux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...
Croire aux cieux, croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux,
Que notre cœur est mis à sang et à feu!

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve,
Dis-moi que tu m'aimes encore si tu l'oses,
J'aimerais que tu te trouves autre chose
De mieux...
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above,
Radieux...

vendredi 22 juin 2018

BABEL et JACQUES BREL - La valse à mille temps

Une reprise surprenante du grand Jacques !
Une belle promenade sautillante dans Paris et dans le regard des Parisiens ... 
Et Brel qui s'invite au creux des mots...




PAROLES

Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul, mais je t'aperçois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Me murmure, murmure tout bas

Y a des gens bêtes mais c'est pas de leur faute, hein.
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de l'amour
Comme c'est charmant
Une valse à quatre temps
C'est beaucoup moins dansant
C'est beaucoup moins dansant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à quatre temps

Au deuxième temps de la valse
On est deux, tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous deux une, deux, trois,
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Nous fredonne, fredonne déjà

y a pas de gens méchants, y a des gens qui ont peur, ça c'est de leur faute.

Une valse à vingt ans
C'est beaucoup plus troublant
C'est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu'une valse à trois temps
Une valse à vingt ans
Une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s'entend
À chaque carrefour
Dans Paris que l'amour
Rafraîchit au printemps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis l'temps
De patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans
Et pour que j'aie vingt ans
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois-cent-trente-trois fois l'temps
De bâtir un roman

Au troisième temps de la valse
Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi, y a l'amour et y a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie.

Lalalalalalala


samedi 14 avril 2018

JOHNNY HALLYDAY - Marie




PAROLES

Oh, Marie, si tu savais
Tout le mal que l'on me fait
Oh, Marie, si je pouvais
Dans tes bras nus me reposer

Évanouie, mon innocence
Tu étais pour moi ma dernière chance
Peu à peu, tu disparais
Malgré mes efforts désespérés

Et rien ne sera jamais plus pareil
J'ai vu plus d'horreurs que de merveilles
Les hommes sont devenus fous à lier
Je donnerais tout pour oublier

Oh, oh, oh, oh
Oh, Marie, si tu savais
Tout le mal que l'on me fait
Oh, Marie, si je pouvais
Dans tes bras nus me reposer

Et je cours toute la journée
Sans savoir où je vais
Dans le bruit, dans la fumée
Je vois des ombres s'entretuer

Demain ce sera le grand jour
Il faudra faire preuve de bravoure
Monter au front en première ligne
Oh, Marie, je t'en prie, fais-moi un signe

Oh, oh, oh, oh

Allongé dans l'herbe, je m'éveille
J'ai vu la mort dans son plus simple appareil
Elle m'a promis des vacances
La mort m'a promis sa dernière danse

Oh, Marie, si tu savais
Tout le mal que l'on m'a fait
Oh, Marie, j'attendrais
Qu'au ciel tu viennes me retrouver
Oh, Marie, j'attendrais
Qu'au ciel tu viennes me retrouver

vendredi 6 avril 2018

JACQUES HIGELIN - Champagne!

(1940 - 2018)
Jacques Higelin, le 14 septembre 1986 lors de son concert à la Fête de « L’Humanité » à Paris.
 ANDRÉ DURAND AFP


«Ce clip musical 3D a été réalisé en 2010 et 2011, par les vingt étudiants et étudiantes de la promo 3D d'année 2 à partir de la chanson "Champagne !" de Jacques Higelin, puis finalisé en 2012 dans le cadre de la Bourse aux Projets (BAP) de l'IIM.»

PAROLES

La nuit promet d'être belle
Car voici qu'au fond du ciel
Apparaît la lune rousse
Saisi d'une sainte frousse
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses
Valets volages et vulgaires
Ouvrez mon sarcophage
Et vous pages pervers
Courez au cimetière
Prévenez de ma part
Mes amis nécrophages
Que ce soir nous sommes attendus dans les marécages

Voici mon message
Cauchemars, fantômes et squelettes
Laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes
Tenue du suaire obligatoire
Lutins, lucioles, feux-follets,
Elfes, faunes et farfadets
S'effraient d'mes grands carnassiers
Une muse un peu dodue
Me dit d'un air entendu
Vous auriez pu vous raser
Comme je lui fais remarquer
Deux, trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate
Elle me lance un oeil hagard
Et vomit sans crier gare
Quelques vipères écarlates

Vampires éblouis
Par de lubriques vestales
Egéries insatiables
Chevauchant des Walkyries
Infernales appétits de frénésies bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie
Envoi !
Satyres joufflus, boucs émissaires
Gargouilles émues, fières gorgones
Laissez ma couronne aux sorcières
Et mes chimères à la licorne

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition
L'air tellement accablé
Qu'on lui donnerait volontiers
Le bon Dieu sans confession
S'il ne laissait malicieux
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d'un bond
Dans un concert de jurons
Disant d'un ton pathétique
Que les damnés obscènes cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peine à ceux qu'ils ont élus
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables en sont venus à douter d'eux-mêmes
Dédain suprême

Mais déjà le ciel blanchit
Esprits, je vous remercie
De m'avoir si bien reçu
Cocher lugubre et bossu, déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard
L'ami qui soigne et guérit
La folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi
Champagne !
Mars 2007• Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN


mardi 3 avril 2018

JEAN FERRAT - Au printemps de quoi rêvais-tu?

1969


PAROLES

Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Vieux monde clos comme une orange,
Faites que quelque chose change,
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Au printemps de quoi riais-tu ?
Jeune homme bleu de l'innocence,
Tout a couleur de l'espérance,
Que l'on se batte dans la rue
Ou qu'on y danse,
Au printemps de quoi riais-tu ?

Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Poing levé des vieilles batailles,
Et qui sait pour quelles semailles,
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille,
Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Au printemps de quoi doutais-tu ?
Mon amour que rien ne rassure
Il est victoire qui ne dure,
Que le temps d'un Ave, pas plus
Ou d'un parjure,
Au printemps de quoi doutais-tu ?

Au printemps de quoi rêves-tu ?
D'une autre fin à la romance,
Au bout du temps qui se balance,
Un chant à peine interrompu
D'autres s'élancent,
Au printemps de quoi rêves-tu ?

D'un printemps ininterrompu

mercredi 28 mars 2018

JEAN FERRAT et ARAGON - Un jour un jour

28 mars 2018 
Hommage national au colonel Arnaud Beltrame.












Aragon et Jean Ferrat

PAROLES

Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au-dessus de ce corps et contre ses bourreaux
À Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Ah, je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais, je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre, la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jetés ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche


Louis Aragon félicite Jean Ferrat dans sa loge à Bobino, en 1965.

samedi 10 mars 2018

JEAN-PIERRE FERLAND - Je reviens chez nous




PAROLES
Il a neigé à Port-au-Prince
Il pleut encore à Chamonix
On traverse à gué la Garonne
Le ciel est plein bleu à Paris

Ma mie, l'hiver est à l'envers
Ne t'en retourne pas dehors
Le monde est en chamaille
On gèle au sud, on sue au nord

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

La Seine a repris ses vingt berges
Malgré les lourdes giboulées
Si j'ai du frimas sur les lèvres
C'est que je veille à ses côtés

Ma mie, j'ai le cœur à l'envers
Le temps ravive le cerfeuil
Je ne veux pas être tout seul
Quand l'hiver tournera de l'œil

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

Je rapporte avec mes bagages
Un goût qui m'était étranger
Moitié dompté, moitié sauvage
C'est l'amour de mon potager

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

Fais du feu dans la cheminée
Je rentre chez moi
Et si l'hiver est trop buté
On hibernera.

Gaubertin, février 2018
Photos de José Maria Laura

samedi 13 janvier 2018

JULIETTE et GUILLAUME DEPARDIEU - Une lettre oubliée




PAROLES

Mon amour, ma bien-aimée,
Me voici trop loin de toi
Comment survivre éloigné
De ton cœur et de tes bras
De mon cœur et de mes bras
Tiens, je l’avais oubliée
Cette lettre et qui ma foi,
Peut me l’avoir envoyée?
Si tu savais quel ennui
Loin de nos jeux amoureux
Est-ce André ou est-ce Henri
Est-ce Paul aux si beaux yeux?
Rien ne distrait la folie
Qui m’entoure mais rien ne peut
Détourner mon cœur épris
Non ça ne peut être lui…
Mon amour, mon feu, ma joie
Je reviendrai sois-en sûre
Vrai, c’est la première fois
Que je vois cette écriture
Ton portrait posé sur moi
Me protège et me rassure
Cette lettre entre mes doigts
Serait-elle une imposture?
Oui, l’enfer est de ce monde
Mais le pire est de compter
Ces heures, ces jour,s ces secondes
Qui nous tiennent séparés
J´ai beau chercher dans la ronde
De mes amoureux passés
Dans quelle amnésie profonde
Cet amant-là s’est noyé
Mon amour, ma toute belle
Je t’aime et je t’aime tant
Il n’y a rien d’éternel
Rien qui ne résiste au Temps
Un baiser sur ta prunelle
Sur ta bouche tout autant
Rien qui ne résiste au Temps
Et la mémoire est cruelle…
Mais adieu ma vie, mon cœur,
Il faut bien que je m’en aille
On m’appelle, il est six heures
À demain vaille que vaille
À moins que ton artilleur
N’ait pour seules funérailles
Que les tranchées et la peur,
Le vacarme et la mitraille
Sur ces pages abîmées
Il manque l’ultime morsure
La certitude affirmée
D´une simple signature
Mon amour si d’aventure
Au front je devais tomber
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier

mardi 12 décembre 2017

JOHNNY HALLYDAY - Mon plus beau Noël



PAROLES

J'avais oublié
À quel point on se sent petit
Dans les yeux d'un enfant.
Plus rien ne compte
Juste sa vie.
J'avais mis de côté
Tous ces instants
Qu'on croit acquis,
Ces instincts qu'on découvre.
Avec toi, je grandis moi aussi.
Et voilà qu'à nouveau
Je fais des projets dans ma vie
Pour te laisser du beau,
Rien que de l'amour, mais aussi
Je me prends à rêver
Qu'un jour, tu voudras partager
Ce qui de près ou de loin
Dans ma vie a compté.

REFRAIN
Tu es mon plus beau Noël, 
Celui que je n'ai jamais eu. 
Tu es l'amour, la vie et le soleil,
Ce à quoi je ne croyais plus. 

Tu es mon plus beau Noël,
Celui que je n'attendais pas. 
Ce merveilleux cadeau tombé du ciel,
Celui dont rêvent tous les papas. 

Il y a tellement de choses
Que j'aimerais te raconter
Pour te donner la force
Le courage de tout affronter.
Si je peux te transmettre
Ce formidable goût d'aimer,
De tous les hommes je serai
Le plus heureux, le plus comblé.

REFRAIN

Je serai pour toi le père,
Celui sur qui tu peux compter.
Tout ce que tu espères,
Je promets de te le donner.

REFRAIN

Toi mon amour, ma vie,
Mon étincelle,
Je suis le plus heureux,
Tu vois.

mercredi 6 décembre 2017

JOHNNY HALLYDAY - Le pénitencier





PAROLES
Les portes du pénitencier
Bientôt vont se refermer
Et c'est là que je finirai ma vie
Comme d'autres gars l'ont finie

Pour moi, ma mère a donné
sa robe de mariée
Peux-tu jamais me pardonner
je t'ai trop fait pleurer

Le soleil n'est pas fait pour nous
C'est la nuit qu'on peut tricher
Toi qui ce soir as tout perdu
Demain, tu peux gagner

Oh, mères, écoutez-moi
Ne laissez jamais vos garçons
Seuls la nuit traîner dans les rues
Ils iront tout droit en prison

Et toi la fille qui m'a aimé
Je t'ai trop fait pleurer
Les larmes de honte que tu as versées
Il faut les oublier

Les portes du pénitencier
Bientôt vont se refermer
Et c'est là que je finirai ma vie
Comme d'autres gars l'ont finie

JOHNNY HALLYDAY - L'envie

Un véritable «monstre sacré» nous quitte: il nous laisse 60 ans de chansons, des mélodies qui ont su s'adapter à différentes époques et à différents styles musicaux, le souvenir d'une présence exubérante sur scène et, surtout, une voix irremplaçable. 
Que nous soyons admirateur inconditionnel ou sympathisant timide, c'est tout un pan de notre vie qui dégringole avec la disparition de «l'idole des jeunes». 
Nous avons grandi, nous avons vieilli avec Johnny... 
Merci.
José Maria Laura








PAROLES
Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière
Qu'on me donne la faim la soif puis un festin
Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire
Que je retrouve le prix de la vie, enfin !

Qu'on me donne la peine pour que j'aime dormir
Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme
Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil
Et qu'on m'enferme un an pour rêver à des femmes !

On m'a trop donné bien avant l'envie
J'ai oublié les rêves et les "merci"
Toutes ces choses qui avaient un prix
Qui font l'envie de vivre et le désir
Et le plaisir aussi
Qu'on me donne l'envie !
L'envie d'avoir envie !
Qu'on allume ma vie !

Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'amour
La solitude aussi pour que j'aime les gens
Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours
Et toucher la misère pour respecter l'argent !

Pour que j'aime être sain, vaincre la maladie
Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour
Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit
Pour que j'aime aujourd'hui oublier les "toujours" !

On m'a trop donné bien avant l'envie
J'ai oublié les rêves et les "merci"
Toutes ces choses qui avaient un prix
Qui font l'envie de vivre et le désir
Et le plaisir aussi
Qu'on me donne l'envie !
L'envie d'avoir envie !
Qu'on rallume ma vie !

jeudi 23 novembre 2017

MAURANE / JACQUES BREL - Voir un ami pleurer

En pensant très fort à toi, Judite M., 
avec toute notre Amitié
José Maria Laura




Maurane interprète Voir un ami pleurer de Jacques Brel
(doc. RTBF - Concert 25 ans départ de Jacques Brel)

PAROLES

Bien sûr, il y a les guerres d´Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr, tout ce manque de tendre
Et il n´y a plus d´Amérique
Bien sûr, l´argent n´a pas d´odeur
Mais pas d´odeur vous monte au nez
Bien sûr, on marche sur les fleurs
Mais, mais voir un ami pleurer !

Bien sûr, il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d´être encore debout
Bien sûr, les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
Mais, mais voir un ami pleurer !

Bien sûr, ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr, le temps qui va trop vite
Ces métros remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais, mais voir un ami pleurer !

Bien sûr, nos miroirs sont intègres
Ni le courage d´être juif
Ni l´élégance d´être nègre
On se croit mèche, on n´est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu´on n´est plus étonnés
Que, par amour, ils nous lacèrent
Mais, mais voir un ami pleurer !



samedi 18 novembre 2017

JULIEN CLERC - On attendait Noël



PAROLES

Avoir cinq ans au soleil
Avoir le temps d'être éternel
Et croire au père Noël
Qui descendra du ciel
Est-ce que tu te rappelles ?
La vie était belle
On attendait Noël
On attendait Noël
Noël

Avoir cinq ans au soleil
Avoir les yeux pleins d’étincelles
Et lancer des appels
En direction du ciel
Oui, je me rappelle
La vie était belle
On attendait Noël
On attendait Noël
Noël

On ne vit plus sous le même toit
On ne fait plus de petites croix
La vie passe
Nous ne sommes plus des enfants
Mais en installant l'étoile
C'est à nous que je pense
Je retombe en enfance

Avoir cinq ans chaque Noël
Retrouver l'enfance éternelle
Et croire au père Noël
pour un instant de ciel
Redevenir ton frère
Petit frère téméraire
En attendant Noël
En attendant Noël
Noël

Avoir cinq ans au soleil
Avoir le temps d'être éternel
Et croire au père Noël
Qui descendra du ciel

Avoir cinq ans au soleil
Avoir le temps d'être éternel
Et croire au père Noël
Qui descendra du ciel
Redevenir ton frère
Petit frère téméraire
En attendant Noël
En attendant Noël
Noël

jeudi 2 novembre 2017

JACQUES BREL - J'arrive



PAROLES

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Nos amitiés sont en partance
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
La mort potence nos dulcinées

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les hommes pleurent, les femmes pleuvent

J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu'au soleil, jusqu'à l'été
Jusqu'au printemps, jusqu'à demain

J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve
Est encore fleuve, voir si le port
Est encore port, m'y voir encore
J'arrive, j'arrive

Mais pourquoi moi, pourquoi maintenant
Pourquoi déjà, et où aller ?
J'arrive, bien sûr, j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
À chaque fois plus solitaire
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
À chaque fois surnuméraire

J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois prendre un amour
Comme on prend l'train pour plus être seul
Pour être ailleurs, pour être bien

J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois remplir d'étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d'amour, le cœur en cendres

J'arrive, j'arrive
C'est même pas toi qui es en avance
C'est déjà moi qui suis en retard
J'arrive, bien sûr, j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?

mardi 10 octobre 2017

JEAN ROCHEFORT- Hommage(s) / BÉNABAR - Je suis de celles

 



PAROLES
Tiens, qu'est-ce que tu fais là?
C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas?
Mais si

On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris

J'étais pas destinée
À une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée

J'étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine
Qu'on appelle Machine

J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personne n'avait vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça

Je n'étais pas de celles
À qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m'embrassiez
À l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
À m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais:
"Faut pas que je m'attache"
Vous vous pensiez:
"Il faut pas que ça se sache"

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous
À respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise

Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque
Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant que dans mes bras
Vous faisiez moins les fiers

Et les autres filles
Perfides petites saintes
M'auraient tondu les cheveux
À une autre époque

Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.

Jean Rochefort évoque les femmes tondues à la Libération et remercie Bénabar: 

«Ce p'tit gosse-là, il a pensé à vous... Alors, on lui dit MERCI. Et moi, je pense à vous aussi aujourd'hui.»

Superbe témoignage!



lundi 9 octobre 2017

JACQUES BREL - Les Marquises

Le 9 octobre 1978...
MERCI: https://www.lonelyplanet.fr/file/311766638/tombe-de-jacques-brel-hiva-oa-les-marquises



PAROLES

Ils parlent de la mort comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver cela n'est pas l'été
La pluie est traversière elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise le temps s'immobilise
Aux Marquises

Du soir montent des feux et des points de silence
Qui vont s'élargissant et la lune s'avance
Et la mer se déchire infiniment brisée
Par des rochers qui prirent des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens des chants de repentance
Des quelques pas de deux et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise et l'alizé se brise
Aux Marquises

Le rire est dans le cœur le mot dans le regard
Le cœur est voyageur l'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d'amour
Que les sœurs d'alentour ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font
Veux-tu que je dise gémir n'est pas de mise
Aux Marquises