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dimanche 24 février 2019

SOPRANO - Fragile




PAROLES

Elle était si timide et si fragile
Introvertie et si naïve
Au milieu de trente élèves
Trouver sa place n'était pas si facile
Pour elle de se faire des amis
Était quasi impossible
Tu connais les gosses
Entre eux méchants
Quand ils ont trouvé leur cible
Ça commence par un surnom
Puis les mauvaises blagues s’enchaînent
Il met du sel sur les plaies de ses complexes
Avec tellement de haine
Qu'elle vit avec la peur
Quand elle voit son cartable
À la surprise générale
Elle commet l'irréparable

REFRAIN
Elle avait ce regard innocent 
Qui n'attendait qu'à être aimé 
Mais la vie fût autrement 
Si fragile 
Tous ces mots ont fini par la briser 
Elle qui ne voulait qu'être aimée 
Oh oh oh oh oh 
Elle qui ne voulait qu'être aimée 
Oh oh oh oh oh 

On vit l'époque du virtuel
Des tutos pour du rimel
Snapchat, Snapchat
Dis moi qui est la plus belle
Pour elle
Être aimée c'est d'être likée
Donc elle s’entraîne devant sa glace
À faire un selfie
Filtre beauté

Quelques cœurs sur sa photo
Mais surtout des commentaires
Des moqueries, des critiques
Des insultes, des emojis pervers
Toute cette violence gratuite
Devient pour elle insupportable
Donc elle éteint son portable
Et commet l'irréparable

REFRAIN

Voilà pourquoi j'ai besoin que tu me parles de toi
Que tu me partages tes rêves et tes doutes
Que tu saches que ton père sera toujours là
Pour arracher les mauvaises herbes sur ta route
Qu'importe que dit ou pense le monde
Tu es la plus forte et la plus belle à mes yeux
Ne te laisse jamais rabaisser par les autres
N'oublie pas

Qu'elle avait ce regard innocent
Qui n'attendait qu'à être aimé
Mais la vie fût autrement
Si fragile
Tous ces mots ont fini par la briser
Elle qui ne voulait qu'être aimée
Oh oh oh oh oh
Elle qui ne voulait qu'être aimée
Oh oh oh oh oh
Elle qui ne voulait qu'être aimée

mardi 19 juin 2018

LES STENTORS - Le chant des Partisans





PAROLES

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu´on enchaîne?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme.
Ce soir l´ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades!
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite!
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C´est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu´il veut, ce qu´il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes, un ami sort de l´ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu´on enchaîne?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...


Le chant des Partisans - interprété par Anna Marly

« La musique de cette "Marseillaise de la résistance" a été écrite par Anna Marly en 1943, une artiste russe réfugiée à Londres. Une musique volontairement sobre, inspirée d'un air populaire russe, qui pouvait être sifflée. La chose avait son importance puisque les gens en France occupée pouvaient les entendre en écoutant la BBC anglaise malgré l'intense brouillage radio mis en place par les Allemands. C'est d'ailleurs la voix d'Anna Marly qu'on entend sur l'enregistrement original de la chanson.

C'est sur trois feuilles arrachées à un cahier d'écolier, à l'encre bleue, que les écrivains Joseph Kessel (Le Lion) et son neveu Maurice Druon (Les rois maudits) ont écrit, dans le bar d'un hôtel anglais, la même année, ces paroles d'espoir et de combat, reprises aussi bien dans les Maquis que par les malheureux enfermés dans les prisons nazies. Trois feuilles devenues en 2006 un "monument historique" faisant partie du patrimoine national.  »

MERCI: https://www.telestar.fr/culture/resistances-france-3-qui-a-ecrit-le-chant-des-partisans-la-marseillaise-de-la-resistance-aux-nazis-photos-175607



Le 18 juin 1940, l'Appel du Général De Gaulle à la Résistance:
http://arcadaferreira.blogspot.com/2018/06/general-de-gaulle-appel-du-18-juin-1940.html

lundi 14 mai 2018

DOMINIQUE GRANGE - Chacun de vous est concerné







PAROLES

Même si le mois de mai
Ne vous a guère touché
Même s’il n’y a pas eu
De manif dans votre rue

Même si votre voiture
N’a pas été incendiée
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si vous avez feint
De croire qu’il ne se passait rien
Quand dans le pays entier
Les usines s’arrêtaient

Même si vous n’avez rien fait
Pour aider ceux qui luttaient
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si vous avez fermé
Votre porte à notre nez
Une nuit que nous avions
Les CRS aux talons

Si vous nous avez laissé
Matraqués sur le palier
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si dans votre ville
Tout est bien resté tranquille
Sans pavés sans barricades
Sans blessés et sans grenades

Même si vous avez gobé
Ce que disait la télé
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné

Même si vous croyez maintenant
Que tout est bien comme avant
Parce que vous avez voté
L’ordre et la sécurité

Même si vous ne voulez pas
Que bientôt on remette ça
Même si vous vous en foutez
Chacun de vous est concerné.

JEAN MICHEL CARADEC - Mai 68




PAROLES

La branche a cru dompter ses feuilles
Mais l'arbre éclate de colère
Ce soir que montent les clameurs,
Le vent a des souffles nouveaux
Au royaume de France

Le peintre est monté sur les pierres 
On l'a jeté par la frontière
Je crois qu'il s'appelait Julio
Tout le monde peut pas s'appeler Pablo
Au royaume de France

Et le sang des gars de Nanterre
A fait l'amour avec la terre
Et fait fleurir les oripeaux
Le sang est couleur du drapeau
Au royaume de France

Et plus on viole la Sorbonne
Plus Sochaux ressemble à Charonne
Plus Beaujon ressemble à Dachau
Et moins nous courberons le dos
Au royaume de France

Perché sur une barricade
L'oiseau chantait sous les grenades
Son chant de folie était beau
Et fous les enfants de Rimbaud
Au royaume de France

La branche a cru dompter ses feuilles
Mais elle en portera le deuil
Et l'emportera au tombeau
L'automne fera pas de cadeau
Au royaume de France

jeudi 10 mai 2018

MAURANE - Le monde est stone

Starmania - comédie musicale de Michel Berger sur un livret de Luc Plamondon

«Starmania est un succès. Après quatre semaines sur scène au Palais des Congrès à Paris en 1979, la comédie musicale, qui regroupe une quarantaine d’artistes sur scène, est rejouée dix ans plus tard dans une deuxième version au Théâtre de Paris, puis au Théâtre Marigny en 1988. La tournée qui s’ensuit est énorme, et conduit la troupe, composée d’un autre casting, dont Maurane, jusqu’à Saint-Pétersbourg, en Russie.»
MERCI: http://www.lemonde.fr/mort-de-france-gall/article/2018/01/08/dans-starmania-france-gall-n-etait-pas-heureuse-de-jouer-cristal_5238881_5238471.html



PAROLES

J'ai la tête qui éclate
J' voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir.
Stone, le monde est stone
Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit
J' sais pas si c'est la terre
Qui tourne à l'envers
Ou bien si c'est moi
Qui m' fait du cinéma
Qui m' fait mon cinéma

Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit

Stone, le monde est stone

J'ai plus envie d' me battre
J'ai plus envie d' courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes

Stone, le monde est stone

Laissez-moi me débattre
Venez pas me secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher de souffrir
J'ai la tête qui éclate
J' voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir

Laissez-moi me débattre
Venez pas me secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher de souffrir
J'ai la tête qui éclate
J' voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir
Et me laisser mourir.
(1960 - 2018)



dimanche 29 avril 2018

MADAME MONSIEUR - Mercy (clip officiel)


Puisque l'Eurovision arrive à grands pas, on réécoute Mercy...
Reconnaissez-vous les villes du clip ?

Retrouverez les paroles de la chanson et l'histoire de Mercy:
http://enfledonnant.blogspot.pt/2018/01/madame-monsieur-mercy.html

D'autres nouvelles de Mercy et de sa Maman:
«Mercy et sa maman ont été retrouvées dans un camp de réfugiés en Sicile par les journalistes de France 2. Taiwo, la jeune maman, découvre la chanson "Mercy" de Madame Monsieur»

 MERCI: https://www.france.tv/france-2/eurovision/486667-mercy-et-sa-maman-retrouvees.html

samedi 14 avril 2018

JOHNNY HALLYDAY - Marie




PAROLES

Oh, Marie, si tu savais
Tout le mal que l'on me fait
Oh, Marie, si je pouvais
Dans tes bras nus me reposer

Évanouie, mon innocence
Tu étais pour moi ma dernière chance
Peu à peu, tu disparais
Malgré mes efforts désespérés

Et rien ne sera jamais plus pareil
J'ai vu plus d'horreurs que de merveilles
Les hommes sont devenus fous à lier
Je donnerais tout pour oublier

Oh, oh, oh, oh
Oh, Marie, si tu savais
Tout le mal que l'on me fait
Oh, Marie, si je pouvais
Dans tes bras nus me reposer

Et je cours toute la journée
Sans savoir où je vais
Dans le bruit, dans la fumée
Je vois des ombres s'entretuer

Demain ce sera le grand jour
Il faudra faire preuve de bravoure
Monter au front en première ligne
Oh, Marie, je t'en prie, fais-moi un signe

Oh, oh, oh, oh

Allongé dans l'herbe, je m'éveille
J'ai vu la mort dans son plus simple appareil
Elle m'a promis des vacances
La mort m'a promis sa dernière danse

Oh, Marie, si tu savais
Tout le mal que l'on m'a fait
Oh, Marie, j'attendrais
Qu'au ciel tu viennes me retrouver
Oh, Marie, j'attendrais
Qu'au ciel tu viennes me retrouver

mercredi 28 mars 2018

JEAN FERRAT et ARAGON - Un jour un jour

28 mars 2018 
Hommage national au colonel Arnaud Beltrame.












Aragon et Jean Ferrat

PAROLES

Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au-dessus de ce corps et contre ses bourreaux
À Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Ah, je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais, je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre, la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jetés ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche


Louis Aragon félicite Jean Ferrat dans sa loge à Bobino, en 1965.

jeudi 15 mars 2018

CLARA LUCIANI - La grenade




PAROLES

Hé toi
Qu'est-ce que tu regardes ?
T'as jamais vu une femme qui se bat ?
Suis-moi
Dans la ville blafarde
Et je te montrerai
Comme je mors, comme j'aboie 

REFRAIN
Prends garde 
Sous mon sein la grenade 
Sous mon sein-là regarde 
Sous mon sein la grenade 
Prends garde 
Sous mon sein la grenade 
Sous mon sein-là regarde 
Sous mon sein la grenade 

Hé toi
Mais qu'est-ce que tu crois ?
Je ne suis qu'un animal
Déguisé en madone
Hé toi
Je pourrais te faire mal
Je pourrais te blesser, oui
Dans la nuit qui frissonne

REFRAIN

Hé toi
Qu'est-ce que tu t'imagines ?
Je suis aussi vorace
Aussi vivante que toi
Sais-tu
Que là sous ma poitrine
Une rage sommeille
Que tu ne soupçonnes pas ?

REFRAIN

Prends garde


"Hé toi, qu’est-ce que tu regardes ?", commence-t-elle par chanter, conquérante. En se servant de l’image maternelle du sein, Clara Luciani détruit avec brio les clichés sur une féminité fragile pour affirmer une féminité explosive, offensive, puissante comme une grenade. Elle explique :

"En écrivant cette chanson, je voulais exprimer que derrière le fantasme rassurant de la femme-madone, que derrière la rondeur, la douceur du sein qui est le symbole suprême de la féminité et de la fécondité, pouvaient se cacher une rage de vivre, une force et une violence égales ou supérieures à celles des hommes. Il faudrait penser à abolir cette vision de la femme que beaucoup ont encore aujourd’hui : non, nous ne se sommes pas de pauvres petites poupées vulnérables et muettes."
MERCI: http://www.konbini.com/fr/entertainment-2/clip-clara-luciani-la-grenade/

EMMANUEL KERNER

dimanche 21 janvier 2018

MADAME MONSIEUR - Mercy


Duo Madame Monsieur: Emilie Satt et Jean-Karl Lucas


PAROLES

Je suis née ce matin 
Je m’appelle Mercy 
Au milieu de la mer 
Entre deux pays, Mercy 

C’était un long chemin et Maman l’a pris 
Elle m’avait dans la peau, huit mois et demi 
Oh oui, huit mois et demi 

On a quitté la maison, c’était la guerre 
Sûr qu’elle avait raison, y avait rien à perdre 
Oh non, excepté la vie 

REFRAIN
Je suis née ce matin 
Je m’appelle Mercy 
On m’a tendu la main 
Et je suis en vie 
Je suis tous ces enfants 
Que la mer a pris 
Je vivrai cent mille ans 
Je m’appelle Mercy 

S'il est urgent de naître, comprenez aussi
Qu'il est urgent de renaître,
Quand tout est détruit, Mercy

Et là devant nos yeux y avait l’ennemie 
Une immensité bleue peut-être infinie 
Mais oui, on en connaissait le prix 

Surgissant d’une vague, un navire ami 
A redonné sa chance à notre survie 
C’est là, que j’ai poussé mon premier cri

REFRAIN

Derrière les sémaphores, serait-ce le bon port ?
Que sera demain ?
Face à face ou main dans la main, que sera demain ? 

Je suis née ce matin 
Je m’appelle Mercy 

Mercy, Mercy, Mercy, Mercy, 
Mercy, Mercy, je vais bien merci
Mercy, Mercy, Mercy, Mercy,
Mercy, Mercy, je vais bien merci
Mercy, Mercy, Mercy, Mercy, 
Mercy, Mercy, je vais bien merci


Une chanson sur le drame de la migration à l’Eurovision ?

«Mercy» pourrait faire sensation à Lisbonne, en mai prochain : un titre qui raconte le parcours d’un enfant né sur un navire de secours de migrants.
En marge de la sélection française à l’Eurovision 2018, «Destination Eurovision», France 2 dévoile sur les réseaux sociaux les candidats en lice pour – peut-être – décrocher un billet pour Lisbonne. La surprise vient du duo Madame Monsieur, qui compte défendre la France avec «Mercy».
Mercy est en fait le nom d’une petite fille née le 21 mars dernier sur un bateau de SOS Méditerranée qui venait en secours aux migrants. Les paroles sont assez explicites : «Je suis née ce matin, je m’appelle Mercy. On m’a tendu la main, et suis en vie. Je suis tous ces enfants que la mer a pris.» L’enfant a vu le jour parmi les 945 personnes sauvées, cette nuit-là, au large de l’Italie. La mère était seule à bord. Le père n'ayant plus donné de nouvelles depuis qu'il a été emprisonné en Lybie.
La naissance avait été médiatisée par Grégory Leclerc, un journaliste de Nice-Matin qui se trouvait en reportage sur le bateau lors de la naissance et qui avait immortalisé les premiers instants de Mercy via un tweet : «Une fille de 3,7 kg, magnifique. Sa maman nigériane, Taiwo, se porte bien». Selon SOS Méditerranée, elle était la quatrième petite fille à naître à bord de l’Aquarius…
MERCI: http://www.telepro.be/011-43421-Une-chanson-sur-le-drame-de-la-migration-a-l-Eurovision.html

samedi 13 janvier 2018

JEAN FERRAT - Nuit et Brouillard




PAROLES
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe, il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

samedi 6 janvier 2018

ORELSAN - Tout va bien




PAROLES

Dors
Dors

Si le monsieur dort dehors, c'est qu'il aime le bruit des voitures
S'il s'amuse à faire le mort, c'est qu'il joue avec les statues
Et si, un jour, il a disparu, c'est qu'il est devenu millionnaire
C'est qu'il est sûrement sur une île avec un palmier dans sa bière

REFRAIN
Tout va bien, tout va bien 
Petit, tout va bien, tout va bien 
Tout va bien, petit, tout va bien 
Tout va bien, tout va bien 

Si la voisine crie très fort, c'est qu'elle a pas bien entendu
Si elle a du bleu sur le corps, c'est qu'elle a joué dans la peinture
Et si, un jour, elle a disparu, c'est qu'elle est partie en lune de miel
En attendant les jours de pluie, elle met ses lunettes de soleil

REFRAIN

Si les hommes se tirent dessus, c'est qu'y a des vaccins dans les balles
Et si les bâtiments explosent, c'est pour fabriquer des étoiles
Et si un jour ils ont disparu, c'est qu'ils s'amusaient tellement bien
Qu'ils sont partis loin faire une ronde, tous en treillis, main dans la main

REFRAIN

Dors
Dors

samedi 11 novembre 2017

ARTHUR H - La boxeuse amoureuse



«Sur scène, Arthur dédie cette chanson à sa mère. Elle s’adresse aussi à toutes ces femmes qui affrontent un quotidien difficile avec grâce et dignité.
Le clip, majestueux, met en scène un couple charismatique : la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot et l’acteur Roschdy Zem dans un combat épique de tendresse brute.»
MERCI: http://arthur-h.net/

PAROLES
Regardez-la danser
Quand elle s’approche du ring
La boxeuse amoureuse
La boxeuse amoureuse
Sur ses gants dorés
Des traces de sang
De larmes et de sueur
Et de sang et de sang

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse

Boum boum les uppercuts
Percutent son visage
Mais jamais elle ne cesse
De danser de danser
Tomber ce n'est rien
Puisqu'elle se relève

Un sourire sur les lèvres
Un sourire sur les lèvres

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse

mardi 10 octobre 2017

JEAN ROCHEFORT- Hommage(s) / BÉNABAR - Je suis de celles

 



PAROLES
Tiens, qu'est-ce que tu fais là?
C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas?
Mais si

On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris

J'étais pas destinée
À une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée

J'étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine
Qu'on appelle Machine

J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personne n'avait vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça

Je n'étais pas de celles
À qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m'embrassiez
À l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
À m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais:
"Faut pas que je m'attache"
Vous vous pensiez:
"Il faut pas que ça se sache"

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous
À respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise

Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque
Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant que dans mes bras
Vous faisiez moins les fiers

Et les autres filles
Perfides petites saintes
M'auraient tondu les cheveux
À une autre époque

Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.

Jean Rochefort évoque les femmes tondues à la Libération et remercie Bénabar: 

«Ce p'tit gosse-là, il a pensé à vous... Alors, on lui dit MERCI. Et moi, je pense à vous aussi aujourd'hui.»

Superbe témoignage!



mardi 6 décembre 2016

GÉRARD BERLINER - Louise

En 1982,
une histoire touchante qui nous arrive du début du XXe siècle...


PAROLES

Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois, porté les seaux,
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux

Et qui a pris soin de son âme
Et l'a bercée dedans son lit
Qui l'a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C'est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C'est le Bon Dieu qui le souffrait

C'n'était qu'un homme des équipes
Du chantier des chemins de fer
À l'heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter
L'homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L'amour qui tenait Louise
C'est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées
Et l'on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C'est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d'hiver sous la charpente
Dans son lit cage, elle a tué
L'amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C'est en cuisine pas devant moi
Ma fille priez très fort pour que s'efface
Ce que l'curé m'a appris là

Et la honte que cachait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
Le soldat qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

Y a cinquante ans, c'était en France
Dans un village de l'Allier
On n'accordait pas d'importance
À une servante sans fiancé

Le deuil qu'a porté Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a porté
La vie qu'a travaillé Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a aidée
(1956-2010)

mardi 8 novembre 2016

DAMIEN SAEZ - Les Enfants Paradis

 « Les enfants paradis » rend hommage aux victimes du Bataclan.

PAROLES
Ils étaient des sourires, ils étaient des sanglots
Ils étaient de ces rires que font les chants d’oiseaux
Ils étaient des matins quand on va bord de mer
Ils étaient cœur chagrin, ils étaient cœur lumière
Ils étaient des poèmes, ils étaient des oiseaux
Ils étaient des je t’aime qu’on dit bord du ruisseau
Ils étaient du café, ils étaient du bistrot
Ils étaient étrangers, ils étaient sans drapeau
Ils étaient de Paris, ils étaient de province
Ils étaient cœurs de pluie qui font cœurs qui grincent
Ils étaient pleins de vie, avaient l’œil du printemps
Ils étaient cœurs qui rient quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses, ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d’Orient ou fils de l’Occident
Enfants du paradis, enfants du Bataclan
Ils étaient cœur français ou international
Ils étaient la rosée qui pleure dessous le châle
Ils étaient des promesses, ils étaient des bourgeons
Qui font monter tristesse, ils étaient des chansons
Ils étaient des familles, ils étaient des amis
Ils étaient ce qui brille dans le ciel de la nuit
Ils étaient amoureux ceux qui se sont blottis
L’un contre l’autre à deux, contre la tyrannie
Ils étaient comme toi, ils étaient comme moi
Ils n’étaient pas guerriers mais sont morts au combat
Ils étaient cœur d’amour, ils étaient cœur qui bat
Puis qui battra toujours même en-dessous la croix
Ils étaient ces amis que je connaissais pas
Ils étaient mon pays et puis le tien je crois
Ils resteront Paris, Paris se souviendra
Toujours de ces amis, la lumière brillera
Ils s’appelaient je t’aime, ils s’appelaient jeunesse
Ils s’appelaient poème, ils s’appelaient tendresse
Ils s’appelaient frangine, ils s’appelaient frangin
Ils s’appelaient gamine, ils s’appelaient gamin
Ils s’appelaient la joie et puis la non violence
Ils s’appelaient, je crois, les enfants de la France
De tous les horizons puis de tous les prénoms
Ils s’appelaient amour, s’appelaient l’horizon
Ils s’appelaient Jacques Brel puis je crois Barbara
Ils s’appelaient le ciel, ils s’appelaient pourquoi
Toujours ici sommeille l’horreur au creux du bois
Qui rejoint l’éternel va l’innocent je crois
Ils étaient poing levé, ils étaient nos concerts
Ils étaient cœurs serrés oui face aux tortionnaires
Ils étaient cœur d’œillets, des fleurs face au fusil
À nos cœurs endeuillés nous pleurons nos amis
À l’innocent qu’on tue, oui, tombé sous les balles
Au soldat inconnu sous l’horreur des mitrailles
Si sont les lettres mortes, les cantiques du chagrin
Puisque frappe à la porte les plaines de Verdun
Si sont tombés ce soir, en ce vendredi noir,
Les frères de mon pays, nous laissant désespoir
Mon pays, ta culture est morte, assassinée
Mais tu sais ma culture, non, ne mourra jamais
Toi mon pays Molière, toi mon pays Vinci,
Toi mon pays Voltaire, toi mon pays Valmy
Toi mon pays la Terre, toi mon pays Paris,
Toi mon pays par terre, relève-toi mon pays
Toi mon pays lumière, toi mon pays la vie
Mon pays littéraire, mon pays triste vie
Toi mon pays mes frères, toi frère de mon pays
Comme on chérit sa mère, on chérit sa patrie

mercredi 2 novembre 2016

GAUVAIN SERS - Mon fils est parti au djihad

Gauvain Sers, 15 avril sur sa page facebook : BILLET D’HUMEUR – 
Voilà, aujourd’hui, j’ai terminé une nouvelle chanson. Peut-être quelques petites retouches mais rien de bien méchant. Son titre : « Mon fils est parti au Djihâd ». Je vois déjà les gens faire les gros yeux… Je comprends. Mais toujours est-il que ça faisait un bail que je voulais aborder ce thème. Celui de l’extrémisme religieux, assez difficile à mettre en chanson, faut bien l’admettre. Je crois quand même que c’est important voire primordial d’en parler, même à ma toute petite échelle musicale. Et si ça permettait à quelqu’un quelque part de ne pas faire la plus grande des bêtises ? Et si ça permettait aux plus jeunes de se méfier des prédateurs barbares qui viennent trouver un sens à leur vie, précisément sur ce réseau social. N’est-ce pas aussi l’utilité d’une chanson ? Elle ne sert pas qu’à faire danser, rire ou pleurer. Elle peut tout aussi bien servir à informer et on a fort heureusement le droit de tout aborder avec elle. On est libre.
Ayant lu pas mal de témoignages de parents sous le choc, si j’ai bien compris une chose, c’est que ça pouvait arriver à n’importe qui. N’importe où. Enfants d’ouvriers, de profs, de banquiers. Athée ou pratiquant. Fille ou garçon. Homme ou femme. Solitaire ou non. Tout le monde. Ca peut arriver à tout le monde. Ça méritait bien une chanson nan ? 
G.S.

PAROLES

C’était un gamin comme les autres et c’est tellement dur d’en parler
Je sais qu’au fond tout est de ma faute, comment j’ai pu être aveuglée
Je me repasse tout ce qu’il a dit et tout ce qu’il a pu me cacher
Les longues heures sur son ordi : c’est là qu’ils sont venus le chercher

Et j’ai rien vu, j’en suis malade
Mon fils est parti au djihad
Et j’ai rien vu, j’en suis malade
Mon fils est parti au djihad

Il était comme tous les ados, plutôt gentil et réservé
Jamais une seule personne à dos, un ballon rond au bout des pieds
Il rêvait d’être éducateur avant de se faire endoctriner
Par leurs discours de prédateurs qui flairent la brebis égarée

C’est le cerveau en marmelade
Qu’ mon fils est parti au djihad
C’est le cerveau en marmelade
Mon fils est parti au djihad

C’était un gamin tout normal qui a grandi près de Vesoul
Puis la conversion radicale, le nouveau nom qui en découle
Je ne souhaite ça à aucune mère, c’est l’aller simple pour l’enfer
Je peux pas croire ce qu’il a fait, j’peux même pas r'faire son lit défait

Croyant aider des jeunes malades,
Mon fils est parti au djihad
Croyant aider des jeunes malades,
Mon fils est parti au djihad

Il avait l’âge des premières clopes et toute ma vie s’est arrêtée
Quand j’ai découvert cette enveloppe : Maman il faut pas t’inquiéter
Je pars aider les jeunes Syriens, promis, je t’écrirai bientôt, je t’aime fort
Et puis, plus rien, plus de nouvelles, silence radio

Je m’revois pleurer à la brigade
Mon fils est parti au djihad
Je m’revois pleurer à la brigade
Mon fils est parti au djihad

Mais merde, c’était rien qu’un gamin et hors de ma vue cette photo
Avec un fusil à la main, c’est pas lui, pas mon Pierrot
Lui qui avait horreur du sang, lui qui aimait les jolies phrases
Il a tué des innocents, ils en ont fait un kamikaze

Il s’est fait sauter à Bagdad
Mon fils est mort au djihad
Il s’est fait sauter à Bagdad
Mon fils est mort au djihad


vendredi 20 mai 2016

FLORENT PAGNY - Le Soldat




PAROLES

À l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées,
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder.
Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber.
Je ne pense qu'à toi,
Mais je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.

À l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers,
Si loin de la maison et la fleur au canon,
Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi.
Mais je ne pleure pas
Car je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.

À l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds,
De la boue qui s'en va, des godasses et des rats.
Je revois tes yeux clairs,
J'essaie d'imaginer l'hiver auprès de toi,
Mais je suis un soldat.
Je ne sens plus mes bras,
Tout tourne autour de moi.
Mon Dieu, sors-moi de là.

Ma très chère Augustine, j'aimerais te confier
Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés.
Je crois pouvoir le dire, nous nous sommes aimés.
Je t'aime une dernière fois.
Je ne suis qu'un soldat.
Non, je ne reviendrai pas.
Je n'étais qu'un soldat.
Prends soin de toi.

CALOGÉRO - Un Jour au mauvais endroit



PAROLES
Échirolles centre, banlieue sud de Grenoble
Je m'appelle Sofiane, j'ai 20 ans
Kevin c'est mon pote, on est inséparables
J'ai un job, moi je vis simplement
Le soir à Villeneuve, les grands frères et les gosses
Les terrains de foot et la boxe
Qui a eu tort ? La raison du plus fort
Pour un regard en croix, je suis mort

Toi mon frère, dis-moi pourquoi
La vie continue sans moi
Dis-moi pourquoi j'étais là
Un jour au mauvais endroit
Les cafés, les cinémas
Je n'y retournerai pas
Ma vie s'est arrêtée là
Un jour au mauvais endroit

Dans la violence s'est brisée mon enfance
J'ai perdu l'existence et le sens
Dans les allées du Parc Maurice Thorez
On a poignardé ma jeunesse
Qui a mis ça ? La guerre dans nos quartiers
L'abandon, l'ennui, la télé
Des couteaux de combat dans les mains des gamins
Pour un regard en croix, c'est la fin

Toi mon frère, dis-moi pourquoi
La vie continue sans moi
Dis-moi pourquoi j'étais là
Un jour au mauvais endroit
Les cafés, les cinémas
Je n'y retournerai pas
Ma vie s'est arrêtée là
Un jour au mauvais endroit

Et c'est parce qu'ils étaient là
Un jour au mauvais endroit
Qu'ailleurs, ici ou là-bas
Pour nos frères, plus jamais ça

Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça (x3)
Plus jamais, plus jamais

Pour nos frères, plus jamais ça

Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça (x3)
Plus jamais, plus jamais

Non, pour nos frères, plus jamais ça

Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça (x3)
Plus jamais, plus jamais

ECHIROLLESLa maman de Kévin: 

« Quand j’écoute la chanson de Calogero… »

Dans “Un jour au mauvais endroit”, l’artiste rend hommage à Kévin et Sofiane, lynchés en septembre 2012 dans la ville où lui aussi a grandi. 
Aurélie Monkam Noubissi, la maman de Kévin, évoque la rencontre avec Calogero et la chanson, sortie hier.
Comment Calogero vous a-t-il présenté son projet ?
Il a eu la délicatesse, il y a quelques semaines, de venir jusqu’à Échirolles pour nous faire écouter ce titre qu’il avait mûri depuis longtemps. Je dis cela parce que Calogero m’avait écrit juste après la mort de Kévin et Sofiane, pour me dire son émotion, m’exprimer sa compassion. Je n’avais pas répondu, il n’avait pas laissé d’adresse, j’ai donc classé cette lettre parmi toutes les autres. Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai appris que lui aussi était d’Échirolles. Et un jour, avec sa femme, ils ont donc fait l’aller-retour avec sa chanson, pour nous la faire écouter, à moi ainsi qu’à la famille de Sofiane. Ils nous ont demandé si on était d’accord. Nous l’avons été.

MERCI: http://www.ledauphine.com/isere-sud/2014/05/21/quand-j-ecoute-la-chanson-de-calogero-izmq 

PASCAL OBISPO - Rosa




PAROLES

Quand d'obéir dégoûte
On s'enfonce dans la vase
Y a toujours une goutte
Qui fait déborder un vase

Et puis se voir dire non
Enfin, enfin le dire
Pour respirer à fond
Se soulager du pire

C'était ça ou crever
Sans fierté à genoux
Quand y a rien à rêver
Qu 'est-ce qu'on risque après tout

T'avais rien demandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu as fait le premier pas
Et y a eu Mandela après toi

T'avais rien demandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
T'as fait qu'ouvrir la voie
T'as eu ce courage-là... Rosa

Pour ceux qui dans l'histoire
N'ont pas retenu ton nom... non
Tu es la première Noire
À avoir osé dire non

Parce qu'assise dans un bus
Un blanc voulait ta place
Avec la peur en plus
De le regarder en face

Si tu voyais Rosa
Les routes que tu as faites
Parce qu'un jour tu osas
Simplement tenir tête

T'avais rien demandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu as fait le premier pas
et y a eu Mandela après toi

T'avais rien demandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu n'as fait qu'ouvrir la voie
Mais tu as eu ce courage-là

Rosa
Rosa

T'avais rien demandé là... Rosa

Rosa
Rosa
Rosa

T'avais rien demandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu as fait le premier pas
et y a eu Mandela après toi

T'avais rien demandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu n'as fait qu'ouvrir la voie
Mais tu as eu ce courage-là

Rosa
Rosa