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samedi 16 février 2019

PATRICK FIORI et SOPRANO - Chez nous

À MARSEILLE, 2 CITÉS:
PLAN D'AOU  
et AIR BEL
Quel est le point commun entre Soprano et Patrick Fiori? Marseille, évidemment! Les deux artistes ont vécu leur enfance dans une cité populaire des Bouches-du-Rhône, Air Bel pour Fiori, Plan d'Aou pour Soprano. Alors quand ils se voient pour la première fois lors des Enfoirés, les Sudistes ont rapidement sympathisé. De cette rencontre est née la chanson Chez nous (Plan d'Aou, Air Bel), écrite par un autre Marseillais de cœur Jean-Jacques Goldman.
MERCI!


PAROLES

Vous là-bas vous irez là bâtiment 23
Toi tu fais quoi, la smala, mettez- vous par là
T'es rital et toi malien, vous serez voisins
Un jour on s'est posé là

Vous trois là, quoi c'est étroit, pas de charabia
C'est provisoire on verra, trente ans qu'on est là
L'école en bas, le tabac, deux boutiques ici
Et c'est là qu'on a grandi

REFRAIN
On avait traversé les mers
On avait tout laissé derrière
Dieu que la vie nous semblait belle
On était chez nous au Plan d'Aou, à Air Bel

On faisait le tour de la Terre
À chaque étage solidaire
C'est ici qu'ont poussé nos ailes
Dans notre Babel de Plan d'Aou, Air Bel

Tu te souviens de Sahra, Kader est soldat
Le fou du trois, les fiestas, des gitans, les voix
C'était tajine et pizza, doudouk et guitares
Les portes ouvertes et l'espoir

C'était pas que foot ou rap et tous les clichés
On rêvait CAP, Bac, un job et voter
Les conneries, les faux pas, gare aux papas
Ça filait droit dans toutes les fois

REFRAIN

Nous sommes les enfants des tours
Tout a bien changé de nos jours
Le même ciel et le même soleil
Mais rien n'est plus vraiment pareil

Ce sont les mêmes quatre tours
Les portes closes à double tour
C'était la liberté, la France
Nous, c'est méfiance et défiance

On avait traversé les mers (Racontez grands frères)
On avait largué les misères (Mais c'était hier)
Dieu que la vie nous semblait belle
On était chez nous au Plan d'Aou, à Air Bel

On faisait le tour de la terre (On sait pas quoi faire)
À chaque étage solidaire (Chacun ses affaires)
C'est ici qu'ont poussé nos ailes
Dans notre babel de Plan d'Aou, Air Bel

Mmm, on sait pas quoi faire
Mmm, chacun ses affaires


lundi 3 décembre 2018

FRASIAK - T'étais pas né





PAROLES

Tout c'qu'on avait c'était nos potes
Un vieux pat d'eph', une paire de bottes
Avec nos guitares à 2 balles
Les new Rimbaud d'la Place Ducale
On avait des rêves plein la tête
Y avait pas encore internet

C'était des zozos un peu space
Mes vrais amis, pas ceux d' Myspace
Z' étaient pas sur Wikipédia
Nos mots d'amour, nos gueules de bois
Et nos p'tits matins qui titubent
Personne les matait sur Youtube

Nos vies c'était un p'tit peu l' souk
On les mettait pas sur Facebook
Ça craquait sur nos 33 tours
Pendant qu'on attendait l'amour
On la cherchait pas sur Google
Celle qu'en pinc'rait pour nos p'tites gueules

Mais tu t'en fous bien de tout ça
Parce que t'étais pas encore là
J' t'avais même pas imaginé,
T'étais pas né

Quand on trouvait une fille potable
Pas d' SMS sur son portable
Pas d' longues soirées sur MSN
Pour dire qu'elle en valait la peine
Qu'on l'aimerait pour la vie qui vient
Au moins celle qui va jusqu'à d'main

On chattait pas sur les forums
Avec des pseudos à la gomme
Des filles plus belles que des mannequins
Y en avait au café du coin
Et on comptait pas sur Meetic
Pour nous trouver la plus magique

Mais tu t'en fous bien de tout ça
Parce que t'étais pas encore là
J'y avais même jamais pensé
T'étais pas né

Quand y a une coupure internet
C'est le monde entier qui s'arrête
Les mots d'amour dans les modems
Ça remplace pas les vrais "Je t'aime"

Mais tu t'en fous bien de tout ça
Parce que t'étais pas encore là
J' t'avais même pas imaginé,
T'étais pas né

Éteins un p'tit peu ton ordi
Vas voir dehors c'est la vraie vie
J' sais bien qu'elle te fait un peu peur
Mais faut pas tout croire au 20H
T'as pas besoin d'ADSL
Pour que la vie te donne des ailes

Mais tu t'en fous bien de tout ça
Parce que t'étais pas encore là
J' t'avais même pas imaginé,
Mais tu t'en fous bien de tout ça
Parce que t'étais pas encore là
J'savais même pas que tu viendrais,
T'étais pas né

samedi 20 octobre 2018

ÉRIC FRASIAK - Le jardin de Papa




PAROLES

Si tu voyais le jardin dans l’état
Ça te ferait comme du chagrin, du tracas
Tout ce qui pousse de travers, t’aimerais pas
T’aurais pas laissé faire en tout cas

Y a l’hiver qui se ramène à grand pas
Un temps de chien dans ma peine, il fait froid
Ta Pologne saura rien de tout ça
Mais c’est vrai que c’est si loin ce temps-là

La la la...

T’as traversé la vie sans que ça se voit
Sans jamais faire un bruit, un faux pas
Maman serait pas d’accord avec moi
Des fois vous faisiez fort, chien et chat

Ton camion, ta casquette, tes dadas
Ça repasse dans ma tête je les vois
Mes cinq ans que tu soulèves, tes hourras
Et mon rire qui s’élève aux éclats

La la la...

C’est comment vu de là-haut, ça fait quoi ?
Est-ce que tous nos petits mots, tu les reçois ?
Y a tout le monde ici qui pense à toi
Dans ton ciel bleu et gris, où que tu sois

Elle continue, la vie, c’est comme ça
Et cette année de l’eau de vie, t’en feras pas
Tu croyais au Bon Dieu, si tu le vois
Dis-lui de faire un peu mieux une autre fois

La la la...

Cette chanson comme les autres s’envolera
Pas un ange, un apôtre te la chantera
Les morts dans les cimetières ça repousse pas
On les met dans la terre, puis voilà

Si tu voyais le jardin dans l’état
Ça te ferait comme du chagrin, du tracas
Une des graines que t’as semé, c’était moi
Et tu vas lui manquer, mon Papa



mardi 3 avril 2018

JEAN FERRAT - Au printemps de quoi rêvais-tu?

1969


PAROLES

Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Vieux monde clos comme une orange,
Faites que quelque chose change,
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Au printemps de quoi riais-tu ?
Jeune homme bleu de l'innocence,
Tout a couleur de l'espérance,
Que l'on se batte dans la rue
Ou qu'on y danse,
Au printemps de quoi riais-tu ?

Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Poing levé des vieilles batailles,
Et qui sait pour quelles semailles,
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille,
Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Au printemps de quoi doutais-tu ?
Mon amour que rien ne rassure
Il est victoire qui ne dure,
Que le temps d'un Ave, pas plus
Ou d'un parjure,
Au printemps de quoi doutais-tu ?

Au printemps de quoi rêves-tu ?
D'une autre fin à la romance,
Au bout du temps qui se balance,
Un chant à peine interrompu
D'autres s'élancent,
Au printemps de quoi rêves-tu ?

D'un printemps ininterrompu

mercredi 28 mars 2018

JEAN FERRAT et ARAGON - Un jour un jour

28 mars 2018 
Hommage national au colonel Arnaud Beltrame.












Aragon et Jean Ferrat

PAROLES

Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au-dessus de ce corps et contre ses bourreaux
À Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Ah, je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais, je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre, la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jetés ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche


Louis Aragon félicite Jean Ferrat dans sa loge à Bobino, en 1965.

samedi 10 mars 2018

JEAN-PIERRE FERLAND - Je reviens chez nous




PAROLES
Il a neigé à Port-au-Prince
Il pleut encore à Chamonix
On traverse à gué la Garonne
Le ciel est plein bleu à Paris

Ma mie, l'hiver est à l'envers
Ne t'en retourne pas dehors
Le monde est en chamaille
On gèle au sud, on sue au nord

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

La Seine a repris ses vingt berges
Malgré les lourdes giboulées
Si j'ai du frimas sur les lèvres
C'est que je veille à ses côtés

Ma mie, j'ai le cœur à l'envers
Le temps ravive le cerfeuil
Je ne veux pas être tout seul
Quand l'hiver tournera de l'œil

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

Je rapporte avec mes bagages
Un goût qui m'était étranger
Moitié dompté, moitié sauvage
C'est l'amour de mon potager

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

Fais du feu dans la cheminée
Je rentre chez moi
Et si l'hiver est trop buté
On hibernera.

Gaubertin, février 2018
Photos de José Maria Laura

mercredi 17 janvier 2018

FRANÇOISE HARDY - Tous les garçons et les filles

JOYEUX ANNIVERSAIRE!
74 ans aujourd'hui!



en 1962



PAROLES

Tous les garçons et les filles de mon âge
Se promènent dans la rue deux par deux
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c'est qu'être heureux

Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime

Mes jours comme mes nuits sont en tous points pareils
Sans joie et pleins d'ennui
personne ne murmure "je t'aime" à mon oreille

Tous les garçons et les filles de mon âge
Font ensemble des projets d'avenir
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent très bien ce qu'aimer veut dire

Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime

Mes jours comme mes nuits sont en tous points pareils
Sans joie et pleins d'ennui
oh! quand donc pour moi brillera le soleil?

Comme les garçons et les filles de mon âge connaîtrai-je
Bientôt ce qu'est l'amour
Comme les garçons et les filles de mon âge je me
Demande quand viendra le jour

Où les yeux dans ses yeux et la main dans sa main
J'aurai le cœur heureux sans peur du lendemain
Le jour où je n'aurai plus du tout l'âme en peine
Le jour où moi aussi j'aurai quelqu'un qui m'aime

samedi 13 janvier 2018

JEAN FERRAT - Nuit et Brouillard




PAROLES
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe, il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

dimanche 7 janvier 2018

FRANCE GALL - Evidemment

La chanteuse France Gall est morte
L’interprète de « Résiste », « Il jouait du piano debout » ou « Tout pour la musique », qui a été la muse et l’épouse de Michel Berger, a succombé à un cancer à l’âge de 70 ans.
MERCI: http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/01/07/la-chanteuse-france-gall-est-morte_5238465_3382.html




Chanson de l'album : "Babacar" - 1987, écrite par Michel Berger en hommage à leur ami Daniel Balavoine disparu dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986.

PAROLES

Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
À quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, qui change tout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant

MICHEL BERGER et FRANCE GALL - Laissez passer les rêves


MICHEL BERGER (1947 - 1992)
FRANCE GALL (1947- 2018)

«France Gall et Michel Berger, couple inoubliable de la chanson française

« Il jouait du piano debout », « Résiste », « Ella, elle l’a »… Autant de morceaux qui symbolisent la carrière de la chanteuse et qui sont nés sous l’impulsion de celui dont elle fut l’épouse, la muse et l’interprète pendant près de vingt ans.»

MERCI: http://www.lemonde.fr/mort-de-france-gall/article/2018/01/07/france-gall-et-michel-berger-couple-inoubliable-de-la-chanson-francaise_5238514_5238471.html




PAROLES
Laissez passer les rêves
Celui de Jacky Chang, celui de Luther King.
Que le matin se lève
Sur un tout nouveau monde comme on l'imagine.
Plus on avance, plus il nous faut d'espace
À force de manquer d'air
Il nous faut le paradis pour oublier l'enfer.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Laissez passer tous les fous qui dansent.
L'illusion vaut bien la révérence
Sinon la préférence.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah, yeah.

Laissez passer les rêves
Celui de Thérésa, et de Charly Chaplin.
Que nos visions enlèvent
Le poids de l'inconnu, le futur qu'on devine.
On a besoin d'agrandir le mystère
On a besoin de regarder la Lune pour oublier la Terre.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Stevenson, Jules Verne ou Georges Owell.
Picasso qui peint "Les Demoiselles".
Edgar Poe écrivant ses nouvelles.
L'homme oiseau qui veut battre des ailes
Pour attraper le ciel.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
...

mardi 25 avril 2017

NINO FERRER - Alcina de Jesus



PAROLES

Son pays, c'est tellement loin 
Au bout du continent 
Et pourtant ce n'est qu'une enfant 
Mais elle a dû partir 
Elle travaille chez des gens très gentils 
Elle s'occupe de leur bébé joli 
Pendant que là-bas, c'est le printemps 
Et fleurit la Révolution. 
Il y a des gens dans les rues 
Qui chantent la liberté 
Le monde est en train de changer 
Mais elle n'en voit rien du tout. 
Alcina de Jesus
Alcina de Jesus
Alcina de Jesus
Pourtant c'est comme un parfum 
Amer comme un premier amour 
Et ça ne dure qu'un temps très court 
Puis on est vieux pour toujours
Alcina de Jesus

jeudi 24 novembre 2016

LÉO FERRÉ - vingt ans

Un de ses derniers concerts... 1988

PAROLES

Pour tout bagage on a vingt ans
On a l'expérience des parents
On se fout du tiers comme du quart
On prend le bonheur toujours en retard
Quand on aime c'est pour toute la vie
Cette vie qui dure l'espace d'un cri
D'une permanente ou d'un blue jean
Et pour le reste on imagine

Pour tout bagage on a sa gueule
Quand elle est bath ça va tout seul
Quand elle est moche on s'habitue
On se dit qu'on est pas mal foutu
On bat son destin comme les brêmes
On touche à tout on dit: "Je t'aime"
Qu'on soit de la Balance ou du Lion
On s'en balance on est des lions ...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a des réserves de printemps
Qu'on jetterait comme des miettes de pain
À des oiseaux sur le chemin
Quand on aime c'est jusqu'à la mort
On meurt souvent et puis l'on sort
On va griller une cigarette
L'amour ça se prend et puis ça se jette

Pour tout bagage on a sa gueule
Qui cause des fois quand on est seul
C'est ce qu'on appelle la voix du dedans
Ça fait parfois un de ces boucans ...
Pas moyen de tourner le bouton
De cette radio, on est marron
On passe à l'examen de minuit
Et quand on pleure on dit qu'on rit ...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a une rose au bout des dents
Qui vit l'espace d'un soupir
Et qui vous pique avant de mourir
Quand on aime c'est pour tout ou rien
C'est jamais tout, c'est jamais rien
Ce rien qui fait sonner la vie
Comme un réveil au coin du lit

Pour tout bagage on a sa gueule
Devant la glace quand on est seul
Qu'on ait été chouette ou tordu
Avec les ans tout est foutu
Alors on maquille le problème
On se dit qu'y a pas d'âge pour qui s'aime
Et en cherchant son cœur d'enfant
On dit qu'on a toujours vingt ans ...

mardi 6 septembre 2016

LÉO FERRÉ chante GUILLAUME APOLLINAIRE - L'Adieu

Fotographie de José Maria Laura



GUILLAUME APOLLINAIRE (1880-1918)

L'Adieu

J’ai cueilli ce brin de bruyère.
L’automne est morte, souviens-t’en.
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps, brin de bruyère,
Et souviens-toi que je t’attends.

jeudi 1 septembre 2016

ISABELLE BOULAY/ ISABELLE BOULAY et FRANCIS CABREL - C'était l'hiver

Chanson de Francis Cabrel (1979) interprétée par Isabelle Boulay (2002)






PAROLES
Elle disait «J’ai déjà trop marché,
Mon cœur est déjà trop lourd de secrets,
Trop lourd de peines.»
 Elle disait : «Je ne continue plus,
Ce qui m’attend, je l’ai déjà vécu,
C’est plus la peine.» 


Elle disait que vivre était cruel,
Elle ne croyait plus au soleil,
Ni aux silences des églises.                                                                                         
Même mes sourires lui faisaient  peur,
C’était l’hiver dans le fond de son cœur.

Le vent n’a jamais été  plus froid,
La pluie plus violente que ce soir-là,
Le soir de ses vingt ans,
Le soir où elle a éteint le feu,
Derrière la façade de ses yeux,
Dans un éclair blanc.


Elle a sûrement rejoint le ciel,                 
Elle brille  à côté du soleil,
Comme les nouvelles églises.                                    
Mais si depuis ce soir-là je pleure,                                                                                                         
C’est qu’il fait froid

Dans le fond de mon cœur.

vendredi 20 mai 2016

FLORENT PAGNY - Le Soldat




PAROLES

À l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées,
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder.
Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber.
Je ne pense qu'à toi,
Mais je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.

À l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers,
Si loin de la maison et la fleur au canon,
Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi.
Mais je ne pleure pas
Car je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.

À l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds,
De la boue qui s'en va, des godasses et des rats.
Je revois tes yeux clairs,
J'essaie d'imaginer l'hiver auprès de toi,
Mais je suis un soldat.
Je ne sens plus mes bras,
Tout tourne autour de moi.
Mon Dieu, sors-moi de là.

Ma très chère Augustine, j'aimerais te confier
Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés.
Je crois pouvoir le dire, nous nous sommes aimés.
Je t'aime une dernière fois.
Je ne suis qu'un soldat.
Non, je ne reviendrai pas.
Je n'étais qu'un soldat.
Prends soin de toi.

FRANÇOISE HARDY - L'amitié




PAROLES

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois

JEAN FERRAT - J'ai froid



PAROLES

Le vent du midi s'abat en rafales
Sur la vallée noire où les arbres ploient
Leurs bras désolés fument des gitanes
J'ai froid
Une fois de plus tous les droits de l'homme
Sont foulés aux pieds sont jetés à bas
Les maîtres sanglés dans leurs uniformes
J'ai froid
Une fois de plus la grande injustice
La force imbécile triomphe du droit
Quand la liberté tombe sa pelisse
J'ai froid
Encore une fois les lettres anonymes
La bêtise épaisse en guise de loi
La salve éclatant au milieu de l'hymne
J'ai froid
Si la bête immonde sort de sa tanière
Nous retrouverons le chemin des bois
Mets dans ma valise un gros pull-over
J'ai froid
Dans tes yeux soudain ivres de colère
La révolte éclaire un grand feu de bois
Quand fera-t-il donc le tour de la terre
J'ai froid
Quand fera-t-il donc le tour de la terre
J'ai froid

FRANCIS CABREL - Des hommes pareils



PAROLES:

Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Mêmes cœurs entre les mêmes épaules
Qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école
Si on y oublie l'essentiel ?
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes...

Moi, j'ai des îles, j'ai des lacs
Moi, j'ai trois poissons dans un sac
Moi, je porte un crucifix
Moi, je prie sur un tapis
Moi, je règne et je décide
Moi, j'ai quatre sous de liquide
Moi, je dors sur des bambous
Moi, je suis docteur-marabout

Et nous sommes
Des hommes pareils
Plus ou moins loin du soleil
Blancs, noirs, rouges, jaunes, créoles
Qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école
S'il y manque l'essentiel ?
Semblables jusqu'au moindre atome
Vous, vous êtes et nous, nous sommes...

Moi, je me teins et je me farde
Moi, mes chiens montent la garde
Moi, j'ai piégé ma maison
Moi, je vis sous des cartons
Moi, j'ai cent ans dans deux jours
Moi, j'ai jamais fait l'amour
Nous, enfants neveux et nièces
On dort tous dans la même pièce

Quel que soit le prix qu'on se donne
On nage dans le même aquarium
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes
Où nous sommes des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Tous tendus vers l'espoir de vivre

Qu'est-ce qu'on vous apprend dans les livres
S'il y manque l’essentiel...?
S'il y manque l’essentiel...?
J'aime mieux ce monde polychrome
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes...
Des hommes pareils...
Des hommes pareils...

jeudi 12 mai 2016

FLORENT PAGNY - Les Murs Porteurs

PARA AS NOSSAS «PAREDES-MESTRAS»!




PAROLES

Passée la folie des grandeurs
L'envie de jouer les grands seigneurs
Passée l'ivresse, passée l'ardeur
Quand les fruits n'ont plus de saveur

Revenu de sept ans de malheurs
D'un accouchement dans la douleur
Lassé de mentir, de faire l'acteur
Quand on n'est plus à la hauteur

Reste les murs porteurs
Des amis en béton
Un frère, une petite sœur
Pour voir à l'horizon
Reste les murs porteurs
Pour tenir la maison
Pour surmonter ses peurs
Ou vaincre ses démons

Des promesses la main sur le cœur
Plus fort que d'être le meilleur
Perdu dans le collimateur
Qu'on soit soldat ou déserteur

Des candy gravées dans le cœur
Des milliers d'heures de vol au compteur
Des beaux discours, des beaux parleurs
Qu'on soit dans le flou ou dans l'erreur

Reste les murs porteurs
Des amis en béton
Un frère ou une grande sœur
Pour voir à l'horizon
Reste les murs porteurs
Pour tenir la maison
Pour surmonter ses peurs
Ou vaincre ses démons

De jouer les durs, les cascadeurs
Des souvenirs hauts en couleur
De l'utopie d'un monde meilleur
De tout c'qu'on a appris par cœur

Reste les murs porteurs
Pour se couper du vent
Pour tenir la longueur
Faire face aux tremblements
Reste les murs porteurs
Pour s'abriter du froid
Pour conjurer l'malheur
Et retrouver sa voie