« Jacqueline Debatte pour les paroles et son amie Francine Cockenpot pour la mélodie —, toutes deux chefs scouts, créent cette ritournelle vers 1942/1943 à l'intention des scouts. »
« Il est des chansons qui traversent les décennies sans une seule ride, Marcia Baïla est de celles-là. Derrière ce tube incontournable se cache pourtant un vibrant hommage, celui que Catherine Ringer et Fred Chichin ont voulu rendre à Marcia Moretto, une danseuse et chorégraphe argentine née en 1946. »
On l’arrache de son lit L’enfant de Somalie Sans lui laisser le choix Il aura dès demain Un fusil dans les mains Et du sang sur les doigts C’est même pas un ado Et ça fait froid dans l’dos Quand on sait par dessus tout Que les beaux marchands d’armes Les fabricants de larmes Sont bien au chaud chez nous
On la chasse de son pieu Et l’Empire du Milieu La prendra sous son aile Elle aura dès demain La fillette aux p'tites mains Une machine devant elle Pour fabriquer bien sûr Des poupées, des chaussures Qui feront des tas de jaloux Quand les immenses cargos Tassés comme des Lego Arriveront jusqu’à nous
Nous deux On en a eu de la chance D’avoir décroché l’innocence Au grand loto de la naissance On a manqué de rien tu penses On a côtoyé l’insouciance Sur le boulevard de l’enfance
On le recrute au berceau Le gosse de Mexico Et sa grande sœur devine Qu’il faudra dès demain Écouler en sous-main De la drôle de farine Et puis rester fidèle Au patron du cartel Le roi de la poudre blanche Celle qu’on sniffe à Paname En trouvant ça infâme Les guerres que ça déclenche
On la tire de ses draps La môme qui vient de là Où les yeux bleus fourmillent Elle aura dès demain Un petit sac à main Mais plus de nom de famille On lui demandera Face à la caméra De poser sans arrêt Pour que dans cinq secondes Des hommes au bout du monde La désirent en secret
Nous deux On en a eu de la chance D’avoir décroché l’innocence Au grand loto de la naissance On a manqué de rien tu penses On a baigné dans l’insouciance Sur le boulevard de l’enfance
Nous deux On a grandi en France On en a eu de la chance Au grand loto de la naissance On a manqué de rien tu penses Sur le boulevard de l’enfance
Quand je me tourne vers mes souvenirs
je revois la maison où j'ai grandi
Il me revient des tas de choses
je vois des roses dans un jardin
Là où vivaient des arbres, maintenant
la ville est là et la maison,
les fleurs que j'aimais tant n'existent plus
Ils savaient rire, tous mes amis
ils savaient si bien partager mes jeux
mais tout doit finir pourtant dans la vie
et j'ai dû partir, les larmes aux yeux
Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
et "Couvrir le monde vaut mieux que rester
Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas
Toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."
Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance
je savais déjà que j'y laissais mon cœur
Tous mes amis, oui, enviaient ma chance
mais moi, je pense encore à leur bonheur
à l'insouciance qui les faisait rire
et il me semble que je m'entends leur dire:
"Je reviendrai un jour, un beau matin parmi vos rires,
oui, je prendrai un jour le premier train du souvenir."
Le temps a passé et me revoilà
cherchant en vain la maison que j'aimais
Où sont les pierres et où sont les roses
toutes ces choses auxquelles je tenais?
D'elles et de mes amis plus une trace,
d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places
Là où vivaient des arbres, maintenant la ville est là
et la maison , où est-elle, la maison où j'ai grandi?
Je ne sais pas où est ma maison
la maison où j'ai grandi
Où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?
Ma maison, où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?
Françoise Hardy à Paris, le 6 décembre 2016. MERCI
Même s'il me faut lâcher ta main
sans pouvoir te dire "à demain"
rien ne défera jamais nos liens...
même s'il me faut aller plus loin
couper des ponts, changer de train
l'amour est plus fort que le chagrin...
l'amour qui fait battre nos cœurs
va sublimer cette douleur
transformer le plomb en or
tu as tant de belles choses à vivre encore...
tu verras au bout du tunnel
se dessiner un arc-en-ciel
et refleurir les lilas
tu as tant de belles choses devant toi...
même si je veille d'une autre rive
quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive
je serai avec toi comme autrefois...
même si tu pars à la dérive
l'état de grâce, les forces vives
reviendront plus vite que tu ne crois...
dans l'espace qui lie ciel et terre
se cache le plus grand des mystères
comme la brume voilant l'aurore
il y a tant de belles choses que tu ignores
la foi qui abat les montagnes
la source blanche dans ton âme
penses-y quand tu t'endors
l'amour est plus fort que la mort...
Françoise Hardy est morte à 80 ans : la voix de la mélancolie s’est envolée
Françoise Hardy est décédée à 80 ans, a annoncé son fils Thomas Dutronc, ce mardi 11 juin. Révélée dès ses premières chansons, elle devient vite une icône de la chanson française, ici comme à l’étranger, sortant, en plus de soixante ans de carrière, de nombreux albums remarquables. C’est donc un monument qui vient de disparaître, à la voix émouvante, à la plume élégante, aux mélodies délicates.
Grand Corps Malade (Fabien Marsaud), Ben Mazué et Gaël Faye sont pour un temps un trio annoncé comme éphémère. C'est d'ailleurs le titre de leur premier album, un premier bébé qui a donc trois pères engagés, trois plumes qui n'en font qu'une, tant leur amour et leur passion pour les mots, les verbes, les flots et même la poésie les animent.