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samedi 13 janvier 2018
BARBARA / ANGELINA WISMES - Mon enfance
PAROLES
J'ai eu tort, je suis revenue
dans cette ville au loin perdue
où j'avais passé mon enfance.
J'ai eu tort, j'ai voulu revoir
le coteau où glissaient le soir
bleu et gris ombres de silence.
Et j’ai retrouvé comme avant,
longtemps après,
le coteau, l'arbre se dressant,
comme au passé.
J'ai marché les tempes brûlantes,
croyant étouffer sous mes pas,
les voix du passé qui nous hantent
et reviennent sonner le glas.
Et je me suis couchée sous l'arbre
et c'était les mêmes odeurs
et j'ai laissé couler mes pleurs,
mes pleurs.
J'ai mis mon dos nu à l'écorce,
l'arbre m'a redonné des forces,
tout comme au temps de mon enfance.
Et longtemps j'ai fermé les yeux,
je crois que j'ai prié un peu,
je retrouvais mon innocence.
Avant que le soir ne se pose,
j'ai voulu voir
la maison fleurie sous les roses,
J'ai voulu voir,
Le jardin où nos cris d'enfants
jaillissaient comme source claire.
Jean-Claude et Régine et puis Jean,
tout redevenait comme hier.
Le parfum lourd des sauges rouges,
les dahlias fauves dans l'allée,
le puits, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.
La guerre nous avait jetés là,
d'autres furent moins heureux je crois,
au temps joli de leur enfance.
La guerre nous avait jetés là,
nous vivions comme hors la loi,
et j'aimais cela quand j'y pense.
Oh mes printemps, oh mes soleils,
oh mes folles années perdues,
oh mes quinze ans, oh mes merveilles,
que j'ai mal d'être revenue.
Oh les noix fraîches de septembre
et l'odeur des mûres écrasées,
c'est fou, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.
Il ne faut jamais revenir
aux temps cachés des souvenirs
du temps béni de son enfance.
Car parmi tous les souvenirs
ceux de l'enfance sont les pires,
ceux de l'enfance nous déchirent.
Oh ma très chérie, oh ma mère,
où êtes-vous donc aujourd'hui ?
Vous dormez au chaud de la terre
et moi, je suis venue ici
pour y retrouver votre rire,
vos colères et votre jeunesse,
et je reste seule avec ma détresse,
hélas.
Pourquoi suis-je donc revenue
et seule au détour de ces rues
j'ai froid, j'ai peur, le soir se penche.
Pourquoi suis-je venue ici,
où mon passé me crucifie,
où dort à jamais mon enfance ?
mercredi 28 septembre 2016
WENDY NAZARÉ - Mon pays
MERCI: http://wendy-nazare.skyrock.com/2849945798-My-Major-Compagny.html
PAROLES
J'y ai grandi
J'ai dû m'en aller, moi
Même si c'est lui
Lui qui ne voulait pas
Moi, j'ai dû pleurer et j'ai dû partir
Je n'y suis plus
Je suis déchirée, moi
Tu es si loin
Je suis séparée, moi
J'ai dû pleurer et j'ai dû partir
Mon pays m'adorait
Cette fois, j'ai bien cru mourir
Ses rivages arrachés
En exil à jamais...
Comme le temps passe
Tu as bien changé, toi
Écoute-moi,
Même si tu m'en veux, toi
Je vis ailleurs et sous d'autres heures
Mon pays m'adorait
Cette fois, j'ai bien cru mourir
Ses rivages arrachés
En exil à jamais
Mon pays m'adorait
Cette fois, j'ai bien cru mourir
Ses rivages arrachés
En exil à jamais
J'y ai grandi
J'ai dû m'en aller
PAROLES
J'y ai grandi
J'ai dû m'en aller, moi
Même si c'est lui
Lui qui ne voulait pas
Moi, j'ai dû pleurer et j'ai dû partir
Je n'y suis plus
Je suis déchirée, moi
Tu es si loin
Je suis séparée, moi
J'ai dû pleurer et j'ai dû partir
Mon pays m'adorait
Cette fois, j'ai bien cru mourir
Ses rivages arrachés
En exil à jamais...
Comme le temps passe
Tu as bien changé, toi
Écoute-moi,
Même si tu m'en veux, toi
Je vis ailleurs et sous d'autres heures
Mon pays m'adorait
Cette fois, j'ai bien cru mourir
Ses rivages arrachés
En exil à jamais
Mon pays m'adorait
Cette fois, j'ai bien cru mourir
Ses rivages arrachés
En exil à jamais
J'y ai grandi
J'ai dû m'en aller
dimanche 8 mai 2016
WENDY NAZARÉ & PEP'S - Lisboa
PAROLES
Le creux qu'ont laissé les larmes et la distance de 2000km
C'est parce que t'as le même gorgé de soleil et de souvenirs qui dansent
Au rythme des fados, de leur robe noire et cris immenses
Y'a comme un goût de par coeur que je parcours dans tes soirs, tes matins
Pourtant on n'est ni soeur ni amant avec ou sans lendemain
On a ces mêmes grands places, ces grands hommes qui nous ont marqués au fer
Depuis Salazar le marquis de Pombal jusqu'à nos terribles grand-pères
REFRAIN
Cheira bem, já tem sol, cheira a lua, cheira a Lisboa
Cheira bem, já tem sol, cheira a lua, cheira a Lisboa
Perdue entre la mer et les montagnes mentholées de Sintra
Toi tu te repères avec un nuage d'alegria
Ta seule ligne de conduite est de suivre le vent et peu importe
Des marées où tout passe, orage, tourment, pourvu qu'il t'emporte
padapadapada
REFRAIN
Tu t'es rebâtie après un séisme pire que l'enfer
Plus belle, plus rayonnante
Tu nous éclabousses de lumière
Et ça me rassure de savoir que même quand nous ne serons plus là
Même juste dans l'air encore, on te sentira
padapadapada
REFRAIN
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