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mercredi 14 octobre 2026

FRANCIS CABREL - Colchiques dans les prés

Photographie - José Maria Laura 
Octobre 2026




Reprise d'une chanson populaire:

« Jacqueline Debatte pour les paroles et son amie Francine Cockenpot pour la mélodie —, toutes deux chefs scouts, créent cette ritournelle vers 1942/1943 à l'intention des scouts. »


 


PAROLES

Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent,
Colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été.

Refrain
La feuille d’automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.

Refrain

Nuages dans le ciel s’étirent, s’étirent
Nuages dans le ciel s’étirent comme une aile.

Refrain

Châtaignes dans les bois se fendent, se fendent
Châtaignes dans les bois se fendent sous nos pas.

Refrain

Et ce chant dans mon cœur murmure, murmure
Ce chant dans mon cœur murmure le bonheur.

Refrain  bis

mardi 15 septembre 2026

CATHERINE RINGER (1957-2026) et Les RITA MITSOUKO


« Il est des chansons qui traversent les décennies sans une seule ride, Marcia Baïla est de celles-là. Derrière ce tube incontournable se cache pourtant un vibrant hommage, celui que Catherine Ringer et Fred Chichin ont voulu rendre à Marcia Moretto, une danseuse et chorégraphe argentine née en 1946. »


 PAROLES

Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne
Du polystyrène expansé à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
Aiguisées comme des couperets
Deux flèches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est maigre
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transforme en excité

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C’est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres

La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
À plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra

Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son visage
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a inventée

C'est elle, la sauterelle
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la flanelle
Ou le carton

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C’est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres

La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia...
Marcia...
Marcia...
Marcia...







«Elle est morte mais elle danse quand même»


vendredi 11 septembre 2026

LEÏLA HUISSOUD - Monsieur Vignon


Cela fait quelques années que le mois de septembre n'apporte plus de classes à José Maria ...
Quant à moi, c'est ma première rentrée sans élèves ...

Pour nous deux, une douce nostalgie teintée de tant de belles rencontres au fil des années !

Nous tenions à partager cette belle chanson si touchante, en hommage à tous les « Monsieur Vignon » qui ont transformé nos vies et embelli nos écoles !
José Maria et Maria Laura





PAROLES

Ce soir en regardant le journal
Je préparais le diner, j'ai mis le son
Sur ma joue, j'ai senti une larme
Évidemment, c'est les oignons

Dans les sujets qui font scandale,
Revient toujours la même question,
L'Éducation nationale, 
Moi, je pense à toi, Monsieur Vignon

Avec les potes de Terminale
Quand on se revoit, revient ton nom
C'est pas rien d'être fondamental,
On a eu un prof d'exception

Je me souviens de la morale de l'histoire
Plus que des leçons
Et je te le dis de là où je te parle
Tu as fait de nous qui nous serions

T'étais pas le plus exigeant
T'étais pas le plus cool non plus, non
Grognon, bougon par politesse
Chez toi, c'était une forme de jeunesse

Une manière d'être résistant
À tous ces cons, ces tir-au-flan,
Aujourd'hui, quand vient la paresse,
Je te revois nous botter les fesses

On n'était qu'une bande d'ignorants,
Maintenant, c'est pas le plus important
Les mauvaises notes à nos DS
C'est pas ça vraiment qu'il nous reste.

Mais toi, tu trouvais ça charmant
La connerie de nos dix-sept ans
Car tu savais à quelle vitesse
Il se pouvait que ça disparaisse

REFRAIN 
Ce sont nos années-lumière
Longtemps après le Secondaire,
Elles nous éclairent encore
Tu nous offrais le premier rôle
Mettant la vie sur nos épaules
Il en faut de l'étoffe
J'en dois une à mon prof

Toi aussi tu te fais avoir tes jours avec
Et puis tes jours sans
Mais t'en laissais rien transparaitre
Toujours impec, toujours constant

À jouer ce rôle deux cents jours par an
Sur l'estrade deux heures durant
Tu voyais tout de nos mal-être
Nos regards perdus à la fenêtre

Au ciné-club, tu nous montrais
Les films qui t'avaient marqué
La vie est belle, Au revoir les enfants,
Forrest Gump, Un monde sans pitié

Tu insistais pour qu'on en parle
Tu insistais pour que s'installe
En chacun de nous un goût à soi
Pour les belles choses quand il y en a

REFRAIN

Combien tu en auras vu passer
Des générations à sauver
Favoriser l'esprit critique
Plutôt que TikTok, Insta ou X

Dans une société d'égarés
Tu faisais que nous le répéter
L'or pur n'est pas fait pour se fondre, 
Faites gaffe à  pas vous laisser tondre

Après le Bac, c'était fini
On ne s'est jamais revus depuis 

Ce soir, en regardant le journal
Je préparais le diner, j'ai mis le son
Sur ma joue, j'ai senti une larme
Évidemment, c'est les oignons






" « Monsieur Vignon » vient répondre à la reprise de « Ma lycéenne » de Philippe Chatel.

C’est en écoutant des amis enseignants s’interroger sur le fait de laisser, ou non, quelque chose à leurs élèves que j’ai réalisé à quel point ils avaient peu de retours… et encore moins plusieurs années après.

Alors j’ai pensé à M. Morillas, Jacqueline, Stéphanie — mes enseignants de l’école primaire —, puis à M. Bachelet au collège et à Mme Durand au lycée… Ils sont nombreux à me revenir immédiatement en tête. Ou plutôt, ils sont nombreux à ne jamais l’avoir quittée. Ils continuent de m’accompagner, sans même le savoir.

Je voulais leur faire un retour, leur adresser un « merci » pour avoir aidé la lycéenne que j’étais à grandir.

Si c’est M. Vignon qui porte cette chanson, c’est parce que je l’ai écrite avec Antoine Graugnard, qui fut son élève il y a plus de vingt ans. Et, chose assez rare, j’ai cru voir ses yeux s’humidifier pendant l’écriture.

Le lycéen et la lycéenne que nous avons été voulaient simplement souligner votre importance.

Merci, de la part d’Antoine et de Leïla.

Nous ne doutons pas que chacun d’entre vous aura un souvenir à convoquer en écoutant cette chanson. D’ailleurs, nous serions ravis que vous l’utilisiez pour envoyer un petit « merci » au professeur auquel elle vous fera penser. "

LEÏLA HUISSOUD


vendredi 5 juin 2026

COLLECTIF 50/50 - Hymne à la liberté

 




« Depuis le début du soulèvement en Iran, « Barayé » est devenu un hymne à la liberté.
Le jeune chanteur iranien Shervin Hajipour a écrit cette chanson en s'inspirant de tweets d'internautes iraniennes et iranniens. 40 millions de vues après sa publication, Shervin Hajipour est arrêté. Libéré sous caution, il est depuis réduit au silence.
En soutien au peuple iranien et à son combat contre la dictature, une soixantaine d’artistes francophones interprètent « Barayé » pour faire « résonner les voix des iranien•ne•s au-delà des frontières. Du peuple français au peuple iranien, avec tout notre cœur »
Clip réalisé par Marjane Satrapi sur un arrangement musical de Benjamin Biolay et produit par Le Collectif 50/50
avec 
Alexandre Aldavert, Quentin Delcourt, Olivier Loustau, Séraphine Angoula, Vanessa Djian, Enora Malagré, Aure Atika, Ambre Fabri, Judith Margolin, Maxime Beauquier, Clara François, Gwendal Marimoutou, Hugo Becker, Lilith Grasmug, Chiara Mastroianni, Nawel Ben Kraiem, Khir-Din Grid, Yael Naim, Nitsa Benchetrit, Lahoucine Grimich, Aila Navidi, Benjamin Biolay, Anna Guillerm, Linh-Dan Pham, Thomas Bonnin, Alex Haugmard, Mathieu Poterie, Syrus Shahidi, Sarah Stern, Assa Traoré, Jaomin Vasseur, Caroline Vigneaux, Mélanie Vogel, Elsa Wolinski, Thomas Carillon Micro Climat, studlos au n, Laurent Kleindienst, •TSF, Camille Chamoux, Irène Jacob, P.R2B, Jade Chantelle, Athéna Karimi, Alexandre Regol, Clémentine Charlemaine, Murat Kilinc, Stéphane Roche, Ariane Chonvile, Aurélie Konaté, Harry Roselmack, Camille Cottin, Juliette Leduc, Aurélie Saada, Stefan Crepon, Margaux Lorier, Jean-Baptiste Sarda, Émilie Hatterer, OLI »

PAROLES

Baraye touye koutche raghsidan
Baraye tarsi dan be vaghte bousidan
Baraye, khaharam, khaharet, khaharamon
Baraye taghir maghza ke pousidan,
Baraye sharmandegi , baraye bi pouli
Baraye hasraté yea zendegi mamouli
Baraye Koudake zobaleh gard va arezo hash
Baraye in eghtesade dastouri
Baraye in havaye aloudeh
Baraye vali asr va derakht haye farsode
Baraye piroz va ehtemal engrazesh
Baraye sag haye bi gonahe mamnoue
Baraye gerye haye bi vaghfeBaraye tasvire tekrar in lahze
Baraye tchehrey ke mikhandeh
Baraye danesh Amouza, Baraye ayendeh
Baraye in beheshte ejbari
Baraye nokhbeh haye zendani
Baraye Koudakan Afghani
Baraye in hame Baraye kheir tekrary
Baraye in hameh shoar haye to khali
Baraye avare khaneh haye poushali
Baraye ehsase aramesh
Baraye khorshid pas az shabayeh toulani
Baraye ghors haye Asab o bikhabi
Baraye mard ,mihan ,abadi
Baraye dokhtari ke arezo dasht pesar boud
Baraye zan, zendegi, azadi
Baraye azadi
Baraye azadi
Baraye azadi
Azadi
Azadi

Traduction :

Pour danser dans la rue
Pour ne pas avoir peur en s’embrassant
Pour ma sœur, ta sœur, nos sœurs
Pour changer les cerveaux pourrissants
Par honte du manque d’argent
Pour aspirer à une vie ordinaire
Pour l’enfant des rues et ses rêves perdus
Pour cette économie dirigée/dictatoriale
Pour cet air pollué
Pour Waliasr et ses arbres mourant
Pour Piroz et la possibilité de son extinction
Pour les chiens innocents interdit
Pour des pleurs sans fin
Pour que l’histoire répète ce moment
Pour un visage souriant
Pour les étudiants, pour l’avenir
Pour ce paradis obligatoire
Pour les élites/intellectuel.le.s emprisonnées
Pour les enfants afghans
Pour tous les « pour… » sans fin
Pour tous ces slogans vides
Pour les décombres des maisons
Pour se sentir détendu
Pour le soleil après une longue nuit
Pour les nerfs et les pilules contre l’insomnie
Pour l’homme, le pays et sa reconstruction
Pour la fille qui souhaitait être un garçon
Pour les femmes, la vie, la liberté
pour la liberté
pour la liberté

Auteur Admin
Publié le 21 octobre 2022







mardi 2 juin 2026

BRIGITTE FONTAINE et ARESKI BELKACEM - L'éternel retour

 


👉Mort de l'artiste Areski Belkacem, mari et partenaire professionnel de Brigitte Fontaine




PAROLES

J’en ai passé des nuits
À douter du soleil
J’en ai passé des jours
À douter des étoiles

J’ai rêvé dans un puits
La chute et le sommeil
Et l’éternel retour
Des reflets et des voiles

J’en ai passé des nuits
À douter du soleil
J’ai rêvé dans un puits
La chute et le sommeil

Je te prenais pour rien
Tu te prenais pour tout
Je te prenais pour tout
Tu te prenais pour rien

Jе me prenais pour rien
Tu mе prenais pour tout
Je te prenais pour tout
Tu te prenais pour rien

Je te prenais pour moi
Tu me prenais pour toi
Je me prenais pour toi
Tu te prenais pour moi

J’en ai fait des exploits
J’en ai fait des manières
J’en ai joué des jeux
Et j’en ai fait des guerres

J’en ai dicté des lois
J’en ai mangé des pierres
J’en ai volé du feu
Et découvert des terres

J’en ai fait des exploits
J’en ai fait des manières
J’en ai dicté des lois
J’en ai mangé des pierres

J’en ai vu j’en ai lu
J’en ai su j’en ai cru
Sans jamais rien savoir
Et sans jamais rien croire

De berlue en bévue
Et de flux en reflux
J’en ai cru des miroirs
J’en ai su des histoires

J’en ai cru des miroirs
J’en ai su des histoires
Sans jamais rien savoir
Et sans jamais rien croire

J’en ai passé des nuits
À douter du soleil
J’en ai passé des jours
À douter des étoiles



Le musicien et compositeur franco-algérien Areski Belkacem (à gauche) et la chanteuse Brigitte Fontaine quittent la messe d'obsèques du compositeur et chanteur français Alain Bashung, le 20 mars 2009, en l'église Saint-Germain-des-Prés, à Paris © PATRICK KOVARIK / AFP/Archives

CHILOO - La fille du train


Capture d'écran






PAROLES

Entre les voitures
Et les bruits de couloir
Elle court à toute allure
Dans cette immense gare
Elle sort de ses bagages
Un livre dont les pages
Sont abimées un peu
Je cherche le courage
De lui faire un message
Et je tombe amoureux

REFRAIN
Est-ce qu′elle s'en va ?
Est-ce qu′elle revient ?
Peut-être qu'elle fuit son chagrin
Et peut-être qu'elle descendra
À la même station que moi
Je lui écrirais un pauvre poème
Peut-être qu′elle le lira quand même
Peut-être même qu'elle le trouvera bien
La fille du train

Je lui dirai: voilà
On ne se connait pas
Mais mon cœur t′appartient
Ne me demande pas
Ni comment ni pourquoi
Mais sans toi je n'suis rien
Traverser l′existence
Sans avoir la chance
De tenir ta main
C'est passer toute une vie
Sans espoir, sans envie
En attendant la fin

REFRAIN

Est-ce qu′elle s'en va ?
Est-ce qu′elle revient ?
Est-ce qu'elle me voit ?
La fille du train
Et est-ce qu'elle sait
Tout ce qu′elle sème ?
Rien qu′en étant
Rien qu'en étant elle-même


jeudi 28 mai 2026

GAUVAIN SERS - Quatre enfants plus loin

 





PAROLES

Bien qu'elle en sourie
Elle a le cœur gros
D'avoir encore mis
Une assiette en trop
Fâcheuse habitude
Depuis que son fiston
Pour faire des études
A fait ses cartons

On l'avait prévenue
Que ce serait coton
Quand le dernier venu
Quitterait le cocon
Ça lui parait dingue
Ce temps révolu
Le panier à fringues
Ne déborde plus

Bien sûr, elle est fière
Mais ça pique un peu
Pour moi, pour mes frères
Elle a fait de son mieux
Ma mère est de celles
Qui sont mine de rien
Toujours aussi belles
Soixante ans plus loin   bis

Ma mère est de celles
Toujours aussi belles
Soixante ans plus loin

Elle caresse le chat
Les yeux au plafond
Elle regrette déjà
La musique à fond
Comme elle rembobine
Le film du passé
Ce soir, elle cuisine
Des pâtes alphabet

La table est immense
Le matou heureux
Le repas, tu penses
Est bien silencieux
Peut-être qu'il faudra
Libérer l'espace
Des rallonges en bois
Qui prennent toute la place

Bien sûr, elle est fière
Mais ça pique un peu
Pour moi, pour mes frères
Elle a fait de son mieux
Ma mère est de celles
Qui sont mine de rien
Toujours aussi belles
Un divorce plus loin   bis

Ma mère est de celles
Toujours aussi belles
Un divorce plus loin

En passant devant
Les piaules désertiques
Le bordel d'avant
La rend nostalgique
Elle entend les rires
Le parquet qui craque
Elle sait que vieillir
Est une belle arnaque

Le front dans sa paume
Elle en mène pas large
De laisser ses mômes
Dans un monde de barges
Une daronne, il faut
Toujours qu'elle s'inquiète
Même quand ses marmots
La dépassent d'une tête

Bien sûr, elle est fière
Mais ça pique un peu
Pour moi, pour mes frères
Elle a fait de son mieux
Ma mère est de celles
Qui sont mine de rien
Toujours aussi belles
Quatre enfants plus loin   bis

Ma mère est de celles
Toujours aussi belles
Quatre enfants plus loin