vendredi 13 mars 2020
ÉRIC FRASIAK - Rhinovirus
PAROLES
Comme c’est bientôt la fin de l’hiver
Je croyais être passé au travers
Avoir pris toutes mes précautions
Pour éviter la contagion
Mais si je tenais le saligaud
Qui m’a fait ce joli cadeau
Qui est venu se balader dans mon bus
Avec tous ses rhinovirus
J’ai la caboche comme une enclume
Ça tape là dedans, j’ai chopé le rhume
Hier matin à la boulange
J’ai eu comme un doute c’est étrange
Quand, éternuant dans ses mains,
La boulangère m’a passé le pain
Puis dans la rue, les gros bisous
De la petite voisine du dessous
Qui après m’avoir embrassé
Me dit : “J’ai une grippe carabinée…”
C’est pas comme si j’étais chanteur
Et quand t’as le rhume c’est une horreur
Dans la loge de la MJC
Je pense plus qu’à ma gorge, à mon nez
Je psychote sur mon bel organe
Qu’on dirait c’lui d’un vieux bluesman
Inhalant mon eucalyptus
Je maudis cet olibrius
Qui m’a refilé ses petites bestioles
Qui me font chanter comme une casserole
J’baisse tout d’un ton, ça devrait passer
Deuxième chanson, envie de tousser
Ça fait que trois jours et j’en ai marre
Je compte plus les paquets de mouchoirs
Tisane au thym avec du miel
“Ça te fera du bien…” me dit Daniel
De la lavande sur l’oreiller
Ça, c’est Maman qu'a eu l’idée
Huiles essentielles, Ravintsara
“Je t’assure, ça marche…” me dit Clara
Merci pour vos précieux conseils
Mais demain je vais voir un ORL
Ça y est le verdict est tombé
Avec un nom bien compliqué
Une rhinopharyngite aigüe
M’a dit le docteur d’un air confus
Sur l’ordonnance un vrai roman
Ça doit être grave, je claque des dents
Mais bon je peux pas nier que Frasiak
Rime avec hypocondriaque
Je ne te la souhaite même pas en rêve
Cette belle saleté, cette fichue crève
Je te laisse, j’ai mes médocs à prendre
Mes gouttes dans le nez peuvent plus attendre
Allez un petit Efferalgan
À la bonne santé du printemps
Mais si un jour t’es vraiment naze
La tronche comme un compteur à gaz
Et que parler un peu t’intéresse
Fais moi plutôt un SMS
À bientôt pour les petits bobos
La rage de dents et la gastro
JEAN FERRAT - C'est beau la vie
« Musique. Se souvenir de Jean Ferrat, mort il y a dix ans
Le grand poète-chanteur engagé et amoureux a disparu un 13 mars. Sorties d’une intégrale, d’une compilation mais aussi de livres. »
PAROLES
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie
Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie
La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée
Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui, c'est beau, c'est beau la vie
lundi 9 mars 2020
OXMO PUCCINO - Tendrement
«OXMO PUCCINO s’engage pour la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2020 en offrant sa nouvelle chanson «Tendrement» disponible dès maintenant.
100% des revenus générés sont reversés à l'association
La Maison Des Femmes»
MERCI
PAROLES
Notre histoire est compliquée
Elle est culturelle de triste intensité
Écrasée par les contradictions
À mi-chemin entre demain et les traditions
À part les exceptions, les autres sont victimes
Les hommes bons, ce n’est pas que dans les films
On n’a pas tous les mains qui traînent,
je l’ai dit à ma fille
Et si ça t’arrive, il faut qu’ils comprennent
Certains font de leur mieux,
tu sais que j’existe Je me
battrai jusqu’à ce que ça suffise
Seul on touche aucune prouesse
Derrière un grand homme,
il y a toujours une Déesse
Entre nos femmes, nos filles et nos mères
Chaque jour la vie éphémère J’ai envie de dire
Qu’on vous aime
Dans le monde on n’est pas tous au même siècle
La Victoire s’est toute libérée des mêmes règles
Des milliers d’années, de chemins de croix
Si difficile qu’on fête vos droits
Maintenant c’est partir ou être libre
Peut-être rester et tenter de vivre
Quelque chose
Avoir ce qu’on veut n’est pas facile
Tu prends le pouvoir mais restes fragile
Les Hommes sont durs mais, et, la Société ?
Comment rester pure ? Qui va t’y aider ?
Entre nos femmes, nos filles et nos mères
Chaque jour la vie éphémère J’ai envie de dire
Qu’on vous aime
- Une femme sur trois a déjà été victime de violences dans le monde
- En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint
- 40% des cas de violences conjugales débutent lors de la première grossesse
- 7% des femmes seront victimes d'un viol au cours de leur vie
- 86% des viols ou tentatives sont perpétrés par des proches
- 720 millions de filles sont victimes de mariages précoces
- Près de 130 millions de femmes ont été victimes d'excision
- 3,6 milliards d'euros par an : c'est le coût des violences faites aux femmes, en termes d'aides sociales, de soins et de capacité de production
Face à ces chiffres accablants, nous avons souhaité apporter une réponse concrète, pragmatique : inaugurée en juin 2016, à l'entrée du Centre Hospitalier Delafontaine, la Maison des femmes accueille toutes les femmes vulnérables ou victimes de violence. Ouverte directement sur la rue, elle offre un accueil confidentiel et sécurisé.
dimanche 8 mars 2020
JULIEN CLERC - Femmes, je vous aime
PAROLES
Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces
Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Je n'en connais pas de faciles
Je n'en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui, difficiles
Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d'épaule
Oh oui, si drôles
Regard qui frôle
Quelquefois
Si seules
Parfois elles le veulent
Oui mais, si seules
Oui mais si seules
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Vous êtes ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C'est que je n'ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
O, femmes
Femmes
ANNE SYLVESTRE - Frangines
1978
PAROLES
Ce fut à l'école, déjà,
Qu'on fit de nous des concurrentes
On se regardait chien et chat
On détestait les redoublantes
Souffre-douleur ou bien fayotes
On se poussait toujours plus haut
On s'arrachait les bonnes notes
On pleurait devant le tableau
On aurait pu rester frangines
Ça nous aurait gagné du temps
Au coude à coude, j'imagine
Qu'il n'aurait pas fallu longtemps
Pour qu'on soit toutes aussi bonnes
Malgré les pionnes
Et les parents
Ensuite, en face des garçons
Commença la grande offensive
On se fabriquait des façons
Des rendez-vous sur l'autre rive
Et grande bringue ou Blanche-Neige
C'était à qui amènerait
Tous les boutonneux du collège
À l'accompagner sur le quai
On aurait pu rester frangines
Ça nous aurait gagné du temps
Bras dessus-dessous, j'imagine
Qu'on aurait, de ces débutants,
Avant que la vie les assomme,
Pu faire des hommes
Pas des enfants
Un peu plus tard, c'est la beauté
Qu'on nous érigea en barrière
On se retrouvait insultée
Si on n'était pas la première
Nos amitiés faisaient sourire
Fallait nous crêper le chignon
Et tout ce qu'on pouvait se dire
N'était que fadaises ou chiffons
On aurait pu rester frangines
Ça nous aurait gagné du temps
Main sur l'épaule, j'imagine
Qu'on aurait pu, se regardant,
Voir qu'on était toutes assez belles
Et même celles
Qui ont pas le temps
C'est tout pareil dans nos métiers
On nous oppose et on nous monte
En épingle, pour mieux montrer
Qu'on se trouve en dehors du compte
Pour peu qu'on dépasse la tête
On est toujours une exception
Chacune sur notre planète,
Ce qu'on a pu tourner en rond !
Si on se retrouvait frangines
On n'aurait pas perdu son temps
Unissant nos voix, j'imagine
Qu'on en dirait vingt fois autant
Et qu'on ferait changer les choses
Et je suppose, aussi, les gens
Et qu'on ferait changer les choses
Allez ! On ose
Il est grand temps !
ARIELLE - Ann Igard
PAROLES
À la mémoire des malheureuses
Brûlées vives par milliers
À la mémoire des malheureuses
Méprisées égorgées violées
Qui n’ont jamais connu
Les fantaisies de l’enfance
Le hasard des naissances
Juste des balles perdues
C’est ainsi que les hommes pensent
Maudits seront tous les bourreaux
Ce soir je pense à Ann Igard
Qui fut pendue à Great Paxton
Dans le comté de Hutingdon
En Angleterre
À la mémoire des malheureuses
Aux flammes abandonnées
À la mémoire des malheureuses
Fusillées déchues oubliées
Qui gisent dans leurs vomissures
Qui meurent de leurs blessures
Tous ces délires de réussite
Et de consécration sociale
C’est ainsi que les hommes méditent
Maudits seront tous les bourreaux
Ce soir je pense à Ann Igard
Qui fut pendue à Great Paxton
Dans le comté de Hutingdon
En Angleterre
À la mémoire des malheureuses
Ce soir je pense à Ann Igard
Qui fut pendue à Great Paxton
Dans le comté de Hutingdon
En Angleterre
«En Angleterre, la loi contre la sorcellerie fut abolit en 1736. En deux cents ans, trente mille sorcières anglaises avaient trouvé la mort sur les bûchers anglais. Ce chiffre peut être multiplié par trois pour l'ensemble du Royaume Uni. Malgré l'abrogation de la loi, la dernière sorcière anglaise, Ann Igard, fut pendue par le peuple en 1808, à Great Paxton, dans le comté de Hutingdon.»
Stéphanie BRASEY, Édouard BRASEY, Traité de sorcellerie
dimanche 1 mars 2020
MICKEY 3D - Ma grand-mère
PAROLES
Ma grand-mère a quelque chose que les autres femmes n'ont pas
Ma grand-mère est une rose, d'un rose qui n'existe pas
Du moins à ma connaissance, je ne vois pas
S'immiscer l'ombre d'une chance ici-bas
Mes plus lointains souvenirs remontent jusque dans ses bras
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça
Lorsqu'elle me parle du passé, je vois son regard s'éclairer
Elle ne parle que des bons moments, fait main basse sur les mauvais
C'est malheureux mais quand j'y pense, je ne peux pas,
Imaginer un jour la France sans qu'elle soit là
Mes plus lointains souvenirs, remontent jusque dans ses bras
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça.
Ma grand-mère a quelque chose
Ma grand-mère est une rose
Inscription à :
Articles (Atom)








