dimanche 8 mars 2020
JULIEN CLERC - Femmes, je vous aime
PAROLES
Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces
Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Je n'en connais pas de faciles
Je n'en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui, difficiles
Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d'épaule
Oh oui, si drôles
Regard qui frôle
Quelquefois
Si seules
Parfois elles le veulent
Oui mais, si seules
Oui mais si seules
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Vous êtes ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C'est que je n'ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
O, femmes
Femmes
ANNE SYLVESTRE - Frangines
1978
PAROLES
Ce fut à l'école, déjà,
Qu'on fit de nous des concurrentes
On se regardait chien et chat
On détestait les redoublantes
Souffre-douleur ou bien fayotes
On se poussait toujours plus haut
On s'arrachait les bonnes notes
On pleurait devant le tableau
On aurait pu rester frangines
Ça nous aurait gagné du temps
Au coude à coude, j'imagine
Qu'il n'aurait pas fallu longtemps
Pour qu'on soit toutes aussi bonnes
Malgré les pionnes
Et les parents
Ensuite, en face des garçons
Commença la grande offensive
On se fabriquait des façons
Des rendez-vous sur l'autre rive
Et grande bringue ou Blanche-Neige
C'était à qui amènerait
Tous les boutonneux du collège
À l'accompagner sur le quai
On aurait pu rester frangines
Ça nous aurait gagné du temps
Bras dessus-dessous, j'imagine
Qu'on aurait, de ces débutants,
Avant que la vie les assomme,
Pu faire des hommes
Pas des enfants
Un peu plus tard, c'est la beauté
Qu'on nous érigea en barrière
On se retrouvait insultée
Si on n'était pas la première
Nos amitiés faisaient sourire
Fallait nous crêper le chignon
Et tout ce qu'on pouvait se dire
N'était que fadaises ou chiffons
On aurait pu rester frangines
Ça nous aurait gagné du temps
Main sur l'épaule, j'imagine
Qu'on aurait pu, se regardant,
Voir qu'on était toutes assez belles
Et même celles
Qui ont pas le temps
C'est tout pareil dans nos métiers
On nous oppose et on nous monte
En épingle, pour mieux montrer
Qu'on se trouve en dehors du compte
Pour peu qu'on dépasse la tête
On est toujours une exception
Chacune sur notre planète,
Ce qu'on a pu tourner en rond !
Si on se retrouvait frangines
On n'aurait pas perdu son temps
Unissant nos voix, j'imagine
Qu'on en dirait vingt fois autant
Et qu'on ferait changer les choses
Et je suppose, aussi, les gens
Et qu'on ferait changer les choses
Allez ! On ose
Il est grand temps !
ARIELLE - Ann Igard
PAROLES
À la mémoire des malheureuses
Brûlées vives par milliers
À la mémoire des malheureuses
Méprisées égorgées violées
Qui n’ont jamais connu
Les fantaisies de l’enfance
Le hasard des naissances
Juste des balles perdues
C’est ainsi que les hommes pensent
Maudits seront tous les bourreaux
Ce soir je pense à Ann Igard
Qui fut pendue à Great Paxton
Dans le comté de Hutingdon
En Angleterre
À la mémoire des malheureuses
Aux flammes abandonnées
À la mémoire des malheureuses
Fusillées déchues oubliées
Qui gisent dans leurs vomissures
Qui meurent de leurs blessures
Tous ces délires de réussite
Et de consécration sociale
C’est ainsi que les hommes méditent
Maudits seront tous les bourreaux
Ce soir je pense à Ann Igard
Qui fut pendue à Great Paxton
Dans le comté de Hutingdon
En Angleterre
À la mémoire des malheureuses
Ce soir je pense à Ann Igard
Qui fut pendue à Great Paxton
Dans le comté de Hutingdon
En Angleterre
«En Angleterre, la loi contre la sorcellerie fut abolit en 1736. En deux cents ans, trente mille sorcières anglaises avaient trouvé la mort sur les bûchers anglais. Ce chiffre peut être multiplié par trois pour l'ensemble du Royaume Uni. Malgré l'abrogation de la loi, la dernière sorcière anglaise, Ann Igard, fut pendue par le peuple en 1808, à Great Paxton, dans le comté de Hutingdon.»
Stéphanie BRASEY, Édouard BRASEY, Traité de sorcellerie
dimanche 1 mars 2020
MICKEY 3D - Ma grand-mère
PAROLES
Ma grand-mère a quelque chose que les autres femmes n'ont pas
Ma grand-mère est une rose, d'un rose qui n'existe pas
Du moins à ma connaissance, je ne vois pas
S'immiscer l'ombre d'une chance ici-bas
Mes plus lointains souvenirs remontent jusque dans ses bras
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça
Lorsqu'elle me parle du passé, je vois son regard s'éclairer
Elle ne parle que des bons moments, fait main basse sur les mauvais
C'est malheureux mais quand j'y pense, je ne peux pas,
Imaginer un jour la France sans qu'elle soit là
Mes plus lointains souvenirs, remontent jusque dans ses bras
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça.
Ma grand-mère a quelque chose
Ma grand-mère est une rose
vendredi 28 février 2020
MAURANE et BERNARD LAVILLIERS - Elle oublie
et à toutes les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer
PAROLES
Comme un drame à la Visconti
Aux dernières scènes déchirantes
Elle joue sa propre tragédie
Les yeux dans le vide, bouleversante
Mais ce n'est plus un rôle, c'est sa vie
Parfois sa mémoire, sa conscience
La laisse comme un peu loin d'ici
Depuis quelque temps
Elle oublie
Lentement, éperdument
Comme se quittent les amants
Elle oublie
Lentement, douloureusement
Comme un soleil couchant
Elle oublie
Elle oublie
Elle se demande ce que devient
Dans sa nuit noire, sans plus d'étoile
Traînant sur son Sunset boulevard
Une actrice oubliant l'histoire
Madame, vous perdez la mémoire
Et elle ne reviendra jamais
Ces mots résonnent dans le couloir
Elle a si peur
Elle oublie
Lentement, éperdument
Comme se quittent les amants
Elle oublie
Lentement, douloureusement
Comme un soleil couchant
Elle oublie
Elle oublie
Un instant elle revoit le monde
Juste avant, comme il était
Ses amours, ses enfants, sa vie
Tout s'envolerait à jamais
Ne seront-ils un jour pour elle
Que de simples étrangers
Ne restera-t-il vraiment plus rien
Est-ce que c'est possible, vraiment rien
Vraiment rien
Lentement, inexorablement
Comme se déchirent les amants
Elle oublie
Follement, éperdument,
Douloureusement
Elle oublie
Elle oublie
Elle oublie
«Au début, c'est un titre de film, par exemple, qui s'efface.
Ou bien le nom d'une ville: je suis à Londres et je crois que c'est Berlin.
Et puis un jour un homme arrive avec une blouse blanche. Il a l'air grave et il me dit:
Madame vous êtes malade, vous perdez la mémoire. Elle ne reviendra jamais.
Le bonheur, vous savez, c'est le cœur que ça concerne, c'est pas le cerveau.
Les films que j'ai tournés, les hommes que j'ai aimés, c'est la belle histoire de ma vie.
Sauf que maintenant vous la connaissez mieux que moi.
Mes enfants, mes amis,
je vous aime
je vous aime et je vous quitte un peu.
Et s'il y a une chose qui ne disparaîtra jamais, c'est la chaleur de votre amour.
Merci»
Merci Madame Annie Girardot pour avoir posé votre regard si touchant et vos mots si vrais sur une si grande douleur...
José Maria Laura
jeudi 20 février 2020
VITAA & SLIMANE - Ça va, ça vient
Merci Ivaldina!
PAROLES
Dis-le moi, dis-le moi si tu te sens seul
Au milieu de la foule, quand plus rien ne sait toucher ton cœur
Dis-le moi, dis-le moi si ça fait trop mal
On t'a tellement déçu
Que tu dis qu'avoir mal, c'est normal
Tu l'sais, dans la vie, on s'est tous plantés
C'est vrai, combien d'fois on a dû se relever?
Personne n'est parfait, on est tous sortis du chemin
REFRAIN
Tu sais, dans la vie, ça va, ça vient
Ça va, ça vient, ça va, ça vient
Ça va, ça vient
Ça tient à rien*
Dis-le moi, dis-le moi encore
Ça va, ça vient, ça va, ça vient
Ça tient à rien
Au fond, tout va bien
Dis-le moi, dis-le moi
Si plus rien n'a de sens
Si tu n'as plus la foi
Plus rien à donner
Dis-le moi, dis-le moi
Si t'as tout essayé
Tout tenté, espéré
Que ton monde change
Tu sais, dans la vie, on s'est tous plantés
C'est vrai, combien d'fois on a dû se relever?
Personne n'est parfait, on est tous sortis du chemin
REFRAIN
Au fond, tout va bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
REFRAIN
Au fond, tout va bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
*Ça tient à rien : tout peut changer très vite.
Chanson originale de l’année aux Victoires de la musique !
dimanche 16 février 2020
GRAEME ALLWRIGHT (1926 - 2020) - Demain sera bien
Le chanteur français d'origine néo-zélandaise Graeme Allwright est mort. ©️PÉROU LAURENCE
Le chanteur d’origine néo-zélandaise Graeme Allwright avait 93 ans.
Le chanteur français d’origine néo-zélandaise Graeme Allwright, connu notamment pour avoir adapté de nombreuses chansons d’artistes folk américains en français, est décédé dimanche à l’âge de 93 ans, a annoncé sa famille.
On ne connaissait pas tous ton visage, mais tous nous chantions tes refrains!
À tue-tête et à cœur joie!
Tes adaptations de tant de chansons anglaises ont rythmé nos sorties enfantines et nos aventures adolescentes...
Salut l'artiste! Puisqu'il faut que tu t'en ailles...
Nous n'en finirons pas de te retrouver au fil de tes mélodies...
José Maria Laura
PAROLES
Il m'arrive quelquefois
De rêver au passé
Nous avons juré
Éternelle fidélité
Tu continuais à m'aimer
Je commençais à jeûner
Maintenant je suis trop maigre
Ton amour m'a dépassé
REFRAIN
Mais je vois dans tes yeux
Et je vois ton sourire
Et je sais que demain
Que demain, que demain
Que demain sera bien
Je choisis les chambres
Où je vis avec soin
Les fenêtres sont petites
Sur les murs il n'y a rien
Il n'y a qu'un seul lit
Et une seule prière
Et j'attends toutes les nuits
Que tu m'apportes la lumière
REFRAIN
Quelquefois je la vois
Se déshabillant pour moi
Elle est douce comme l'amour
A voulu qu'elle soit
Elle est libre comme le vent
Qui caresse l'eau
Il faut pas que j'oublie
Un souvenir si beau
REFRAIN
Mais je vois dans ses yeux
Et je vois son sourire
Et je sais que demain
Que demain, que demain
Que demain sera bien
Mais je vois dans ses yeux
Et je vois son sourire
Et je sais que demain
Que demain, que demain
Que demain sera bien
La la la...
Et je sais que demain
Que demain, que demain
Que demain sera bien
Inscription à :
Articles (Atom)









