vendredi 15 novembre 2019
LES COWBOYS FRINGANTS - Ici-bas
PAROLES
Malgré nos vies qui s'emballent dans une époque folle
Où un rien nous détourne du simple instant présent
Alors que tout s'envole
Avec le temps
Malgré la mort, celle qui frappe et qui nous fait pleurer
Ou bien celle qui un jour, tôt ou tard, nous fauchera
Je m'accroche les pieds
Ici-bas
Malgré l'amour celui qui nous fait vivre d'espoir
Qui parfois fait si mal quand on reste sur le seuil
D'une trop courte histoire
Sans qu'on le veuille
Malgré la haine qui souvent nous retombe sur le nez
Et les caves qui s'abreuvent de ce triste crachat
Je m'accroche les pieds
Ici-bas, ici-bas
REFRAIN
Tant que mes yeux s'ouvriront
Je chercherai dans l'horizon
La brèche qui s'ouvre sur mes décombres
La lueur dans les jours plus sombres
Tant que mes pieds marcheront
J'avancerai comme un con
Avec l'espoir dans chaque pas
Et ce jusqu'à mon dernier souffle, ici-bas
Malgré les merdes, les revers, les choses qui nous échappent
Les p'tits, les grands tourments, les erreurs de parcours
Et tout c'qui nous rattrape
Dans le détour
Malgré l'ennui, le trafic, les rêves inachevés
La routine, le cynisme, l'hiver qui finit pas
Je m'accroche les pieds
Ici-bas, ici-bas
REFRAIN
Ici.bas
Ici-bas
jeudi 14 novembre 2019
GAUVAIN SERS - Y a plus de saisons
PAROLES
C'est vrai qu'il fait un temps superbe
Pour un dimanche de février
Y a ceux qui bronzent déjà sur l'herbe
Et ceux qui s'inquiètent des degrés
Les éléments sont en colère
Et les décideurs font la loi
Quand un expert montre la terre
L'industriel regarde le doigt
Et quand il rentre à la maison
Il dit : « Franchement, y a plus de saisons »
Pendant que des mecs en costards
Nous garantissent que tout va bien
On se demande s'il est trop tard
Est-ce qu'on peut faire au quotidien
Tous ensemble sur le même bateau
Les femmes et les enfants d'abord
Y a qu'à regarder les infos
Les drames, les ouragans dehors
Les incendies sont en option
Non mais franchement, y a plus de saisons
REFRAIN
Y a plus de saisons
Y a plus de saisons
C'est ma grand-mère qui avait raison
Y a plus de saisons
Y a plus de saisons
Le ciel est noir à l'horizon
On se dit que l'homme est capable
Autant du meilleur que du pire
Et toutes ces images nous accablent
Quand un autre continent transpire
On a construit les grands musées
Des cathédrales et des jocondes
On va quand même pas préserver
La beauté naturelle du monde
Y a pas urgence de toutes façons
Les océans vous le diront
REFRAIN
On regarde nos mômes jouer aux billes
Dans les caniveaux de la planète
On s'inquiète du soleil qui brille
Comme une épée au-dessus de leur tête
Qu'est-ce qu'il en sera dans cent ans ?
Est-ce que la Terre pourra tourner
Quand leurs automnes seront nos printemps
Quand leurs hivers seront nos étés ?
Et aux futures générations
Est-ce qu'on va demander pardon ?
REFRAIN
Petite note - Une apostrophe en trop ?
Y'a plus de saisons ou Y a plus de saisons ?
👉 Réponse de l'Académie Française
mercredi 13 novembre 2019
CHANSON PLUS BIFLUORÉE - Quand on a que l'humour
Sylvain Richardot : chant, piano, guitare, dulcimer,
Michel Puyau : chant, guitare, ukulélé, harmonica,
Xavier Cherrier : chant, guitare.
PAROLES
Quand on n’a que l'humour
Et que page après page
Malgré vent et orages
On dessine toujours
Quand on n’a que l'humour
Qui nous montre pourquoi
Un bon dessin parfois
Vaut mieux qu’un long discours
Quand on n’a que l'humour
Qu’on publie dans la presse
Au milieu des détresses
De jolis contre-jours
Quand on n’a que l'humour
Et que l’on nous surveille
Car quand pique une abeille
Elle se meurt en retour
Quand on n’a que l'humour
Et un simple crayon
Et qu’on a des frissons
Dans la rue chaque jour
Quand on n’a que l'humour
Un 7 janvier au matin
Et voilà que soudain
On est mort pour toujours
Quand on n’a que l'humour
Que d’un coup, c’est la guerre
Qu’on est au cimetière
Pour deux trois calembours
Quand on n’a que l'humour
Pour rire des bourgeois
De Dieu ou de la foi
Des aveugles et des sourds
Quand on n’a que l'humour
Que l’on caricature
Le monde et ses blessures
Pour en rire chaque jour
Quand on n’a que l'humour
Qu’on s’appelle Charlie
Qu’on est toujours en vie
Qu’on dessine toujours
Et même si on n’en peut plus
On va continuer
Avec ou sans Cabu
Et pour la liberté...
Hommage à Charlie
Texte : S. Richardot
Parodie de "Quand on n'a que l'amour" de Jacques Brel
Extrait de l'album "Chanson plus bifluorée passe à table" (EPM Musique)
Arrangements musicaux : Benjamin Constant
MERCI
dimanche 27 octobre 2019
DIMASH KUDAIBERGEN - SOS d'un terrien en détresse
Quelle interprétation! Quel artiste!
Les adjectifs nous manquent pour souligner la beauté de cette reprise, l'intensité de la voix de Dimash et la portée de son art !
PAROLES
(Dimash ne chante pas les vers en italiques)
Pourquoi je vis, pourquoi je meurs?
Pourquoi je ris, pourquoi je pleure?
Voici le S.O.S.
D'un terrien en détresse
J'ai jamais eu les pieds sur terre
J'aimerais mieux être un oiseau
J'suis mal dans ma peau
J'voudrais voir le monde à l'envers
Si jamais c'était plus beau
Plus beau vu d'en haut
D'en haut
J'ai toujours confondu la vie
Avec les bandes dessinées
J'ai comme des envies de métamorphoses
Je sens quelque chose
Qui m'attire
Qui m'attire
Qui m'attire vers le haut
Au grand loto de l'univers
Si jamais c'était plus beau
Plus beau vu d'en haut
Si jamais c'était plus beau
Plus beau vu d'en haut
J'ai pas tiré l'bon numéro
J'suis mal dans ma peau
J'ai pas envie d'être un robot
Métro boulot dodo
Pourquoi je vis, pourquoi je meurs?
Pourquoi je ris, pourquoi je pleure?
Je crois capter des ondes
Venues d'un autre monde
J'ai jamais eu les pieds sur terre
Si jamais c'était plus beau
Plus beau vu d'en haut
J'aimerais mieux être un oiseau
J'suis mal dans ma peau
J'voudrais mieux voir le monde à l'envers
J'aimerais mieux être un oiseau
Dodo l'enfant do
samedi 26 octobre 2019
THIERRY AMIEL - De là-haut
PAROLES
De ce temps-là, je n'entends plus ma voix
De ce temps-là, je ne guide plus mes pas
De ce temps-là, je sais que je vais mais ne marche pas
Sans aucun repos, j'avance puisqu'il le faut
De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu m'entends ?
Désormais, s'il fait un peu plus frais
Ce n'est pas que le temps soit mauvais
Mais il est vrai que je me perds dans ce monde imparfait
Ni meilleur, ni plus laid
Mais juste un pâle reflet
De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ?
Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
Et s'ils te réconfortent, là où ils t'emportent
Je ne rêve qu'en noir et blanc
Mes souvenirs se mêlent de sang
Et pourtant,
Je me lève pour faire semblant
De vivre comme un vivant
De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ?
Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Et peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
S'ils te réconfortent, là où ils t'emportent
Là-haut
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu m'entends
De là-haut ?
mardi 15 octobre 2019
YVES JAMAIT - J'en veux encore
«Devenu chanteur sur le tard, Yves Jamait s’est fait connaître par des histoires de bistrot, de déchirures, de fêlures. Son sixième album le montre apaisé et penché sur ses souvenirs. Une réussite.»
PAROLES
Des matins qui se lèvent
Dans le ciel de tes yeux
Des lumières du jour
Qui tachent tes cheveux
De tes jupes que trousse
Du regard le soleil
Et la gouache des fleurs
Sous des nuées d'abeilles
Des matins insolents
Qui effacent l'hiver
Des étés qui étouffent
De leurs bras incendiaires
Des rires qui se brisent
Pour se laisser pleurer
Sur des mélancolies
Par l'automne insufflé
Oh, j'en veux
J'en veux encore
Et ne jamais cesser
De sentir dans mes veines
Cette vie palpiter
Aussi belle que vaine
J'en veux
J'en veux encore
Je le crie sans colère
Au milieu du vacarme
Je finirai mon verre
Jusqu'à la dernière larme
Et crépusculairant
Jusqu'aux lumières de l'aube
Des instants ou le jour
Et la nuit marivaudent
De l'alcool qui s'ennuie
De ne savoir créer
Des musiques qui battent
Mon cœur irrégulier
Des mains qui s'insinuent
Dans mes nuits de sommeil
L'envie toujours plus forte
Qu'un besoin essentiel
Des horizons bouchés
Par le soir qui se couche
Des bains ensoleillés
Qui coulent dans ma bouche
J'en veux
J'en veux encore
Et ne jamais cesser
De sentir dans mes veines
Cette vie palpiter
Aussi belle que vaine
J'en veux
J'en veux encore
Je le crie sans colère
Au milieu du vacarme
Je finirai mon verre
Jusqu'à la dernière larme
Des murs qui se fissurent
Sur des idées nouvelles
Des mots qui se répandent
Comme des étincelles
Des soirs qui s'agrandissent
Un peu plus chaque jour
Des je t'aime je t'attends
Des bonsoirs des bonjours
Des enfants qui m'embrassent
En me disant papa
Des amis qui m'accueillent
Dans le nid de leurs bras
L'ivresse qui s'abreuve
Du rouge de tes baisers
Oui mon corps qui réclame
Sans être rassasié
J'en veux
J'en veux encore
Et ne jamais cesser
De sentir dans mes veines
Cette vie palpiter
Aussi belle que vaine
J'en veux
J'en veux
J'en veux
J'en veux encore
Je le crie sans colère
Au milieu du vacarme
Je finirai mon verre
Jusqu'à la dernière larme
Des matins qui se lèvent
Dans le ciel de tes yeux
Des lumières du jour
Qui tachent tes cheveux
Des rires qui se brisent
Pour se laisser pleurer
Sur des mélancolies
Par l'automne insufflé
mardi 8 octobre 2019
JEANNE MOREAU - Les mains sur les tempes
Cyrus Bassiak (Serge Rezvani) et Jeanne Moreau
dans Jules et Jim de François Truffaut
PAROLES
de Bassiak
Les mains sur les tempes
Abritant nos regards
Autour de la lampe
Nous rêvions le soir
Nous cherchions les horizons
De nos dix-sept ans
D'autres lieux faits d'un présent
Tendu vers l'avenir
Et nous rêvions et nous rêvions
Nous rêvions d'autres temps
D'autres lieux que nous irions
Par couples conquérir
Des planètes blanches
Sous le grand Soleil
Des mondes qui penchent
Où la vie s'éveille
Et nous rêvions et nous rêvions
Nous rêvions follement
De grands vols à contretemps
Trouant le firmament
De quitter la Terre
Vieillir de mille ans
Vieux système solaire
Vieille Lune d'antan
Et nous rêvions et nous rêvions...
Les mains sur les tempes
Abritant nos regards
Autour de la lampe
Nous rêvions le soir
Nous cherchions les horizons
De nos dix-sept ans
Loin de ce passé présent
Fermant notre avenir
Et nous rêvions et nous rêvions
Nous rêvions follement
D'un monde pétri de nos mains
Lancé sur le néant
Planète de cuivre
Que frôlent en tanguant
Nos grands vaisseaux ivres
Pointés hors du temps
Et nous rêvions et nous rêvions
Nous rêvions follement
Mais voilà qu'un papillon
Phalène au duvet blanc
Piégé par la lampe
Vint en se cognant
Tout contre nos tempes
Mourir en vibrant
Et nous rêvions et nous rêvions
Inscription à :
Articles (Atom)







