Le ciel bleu sur nous peut s’effondrer
Et la terre peut bien s’écrouler
Peu m’importe, si tu m’aimes
Je me fous du monde entier
Tant que l’amour inondera mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m’importent les problèmes
Mon amour, puisque tu m’aimes…
J’irais jusqu’au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais…
J’irais décrocher la lune
J’irais voler la fortune
Si tu me le demandais…
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais…
On peut bien rire de moi,
Je ferais n’importe quoi
Si tu me le demandais…
Si un jour la vie t’arrache à moi
Si tu meurs, que tu sois loin de moi
Peu m’importe, si tu m’aimes
Car moi je mourrai aussi…
Nous aurons pour nous l’éternité
Dans le bleu de toute l’immensité
Dans le ciel, plus de problèmes
Mon amour, crois-tu qu’on s’aime ?...
GEORGES BRASSENS, NTM, KERY JAMES, JEAN FERRAT, CHARLES AZNAVOUR, JACQUES BREL, RENAUD et BARBARA...
Poésie en mots et en images!
PAROLES
Georges Brassens:
"On a déclaré que j'étais un poète, moi, je fais des chansons. Je ne sais pas si je suis poète, il est possible que je l'sois un p'tit peu, m'enfin, peu m'importe ; je mélange des paroles et d'la musique...
Grand Corps Malade:
Au réveil, c'est du Brassens quand j'émerge encore loin des gens
Ça met trois claques au sommeil, puis ça démarre intelligent
Parce que, Brassens, c'est du pain chaud sur lequel tu mets du miel
Ça sent l'café expresso, on commence par l'essentiel
Une fois les neurones bien secoués, c'est l'heure du réveil musculaire
Après la douche, c'est NTM qui fait bouger mes maxillaires
C'est l'heure de s'remplir d'énergie pour la journée et ses coups bas
C'est l'heure du flow et des gros bras, et s'rappeler aussi que je viens d'là
Quand j'prends l'volant sur l'périph', faut que j'continue la série
Du gros son sur chaque texte, alors c'est l'heure de Kery
Car c'est la bande originale du paysage tout autour
Le bitume prend l'micro quand j'suis à Porte de Clignancourt
REFRAIN
À chaque saison, la césure a ses airs de fête
Elle a raison, ça rassure, c'est bien l'heure des poètes
À chaque saison, la césure a ses airs de fête
Elle a raison, ça rassure, c'est bien l'heure des poètes
Midi : c'est l'repos du guerrier, la pause du dragon
Et la lumière qui s'épaissit et Ferrat qui chante Aragon
Des mots tranchants et la voix chaude, quand le feu rejoint l'eau
Le soleil est juste au-d'ssus, y'a aucune ombre au tableau
À l'heure du dessert, c'est évident, c'est Aznavour
Les p'tits plats sont dans les grands, y'a l'gâteau qui sort du four
Un repas sans dessert, c'est une compil' sans "La Bohème"
L'institution dans l'élégance, des profiteroles avec la crème
Quinze heure trente : plein soleil, j'veux du solide, pas du frêle
C'est bien l'heure du grandiose, du spacieux, c'est du Brel
La poésie qui s'envole et t'emporte en un instant
À Vesoul, à Amsterdam, avec Mathilde et à mille temps
REFRAIN
Quand le soleil part à reculons, c'est p't-être mon moment préféré
Une atmosphère comme du coton, et la lumière un peu biaisée
C'est l'heure de tous les états d'âme où je ressens le poids de chaque mot
C'est l'bon climat, messieurs-dames, pour pouvoir écouter Renaud
Renaud, c'est la tempête dans la douleur du crépuscule
C'est un cœur de moineau dans la poitrine d'Hercule
C'est la rage et la tendresse, il y a trente ans, il a écrit
Des trucs qui, chaque jour, m'aident à comprendre c'que j'fous ici
Et, lors du règne de la nuit, quand la lumière s'habille en noir
Et pour trouver l'accord parfait entre quiétude et cafard
Il nous restera ça, le corps caché sous les draps
Une enceinte au bout des doigts qui fait chanter Barbara
À chaque saison, la césure a ses airs de fête
Elle a raison, ça rassure, c'est bien l'heure des poètes
J’ai cherché un sens à mon existence
J’y ai laissé mon innocence
J’ai fini le cœur sans défense
J’ai cherché l’amour et la reconnaissance
J’ai payé le prix du silence
Je me blesse et je recommence
REFRAIN Tu m’as comme donné l’envie d’être moi Donné un sens à mes pourquoi Tu as tué la peur qui dormait là Qui dormait là dans mes bras You You’re the one that’s making me strong bis I’ll be looking, looking for you Like the melody of my song
J’ai cherché un sens, un point de repère
Partagé en deux hémisphères
Comme une erreur de l’univers
J’ai jeté tellement de bouteilles à la mer
J’ai bu tant de liqueurs amères
Que j’en ai les lèvres de pierre
REFRAIN
Au gré de nos blessures
Et de nos désinvoltures
C’est quand on n’y croit plus du tout
Qu’on trouve un paradis perdu en nous
Oh, you, you, you, you
You
You’re the one that’s making me strong
I’ll be looking, looking for you
Like the melody of my song
Like the melody of my song
Tu m’as comme donné l’envie d’être moi
Donné un sens à mes pourquoi (You)
Tu as tué la peur qui dormait là
Qui dormait là dans mes bras
You
You’re the one that’s making me strong
I’ll be looking, looking, looking for you
Like the melody of my song
Elle marche lente
Comme à contre temps
Subit son corps
Tous ses mouvements
Elle regarde dehors
Pour voir s'il fait beau temps
Du fauteuil au divan
Du fauteuil au divan
Plus personne dont il faut prendre soin
Plus qu'une seule tasse à sortir le matin
Pour elle, rien n'est vraiment
Tout à fait comme avant
Du fauteuil au divan
Du fauteuil au divan
REFRAIN L'oubli, l'oubli comme une impasse Sur les gestes qui blessent L'oubli comme elle déplace Son passé, sa tristesse L'oubli est en surface Ce qui nous fait souffrir Mais c'est à l'intérieur Ce qui la fait tenir
Elle est encore si belle à l'instant
Dans ces cheveux noirs
Pas un cheveux blanc
Elle accepte son sort
Sa mémoire qui fout le camp
Du passé au présent
Du passé, je parle avec elle
De tout de rien
De son enfance
Ça, çà elle s'en souvient
Du bouquet de rose
Que je viens d'apporter
Restera le parfum
Mais l'image envolée
REFRAIN
L'oubli crève son cœur
Pour qu'il n'en reste rien
L'oubli comme un sauveur
C'est un mal pour un bien
L'oubli est un espace
Que personne ne comprend
Mais pour elle c'est la place
Qu'enfin son âme reprend