Ma grand-mère a quelque chose que les autres femmes n'ont pas
Ma grand-mère est une rose, d'un rose qui n'existe pas
Du moins à ma connaissance, je ne vois pas
S'immiscer l'ombre d'une chance ici-bas
Mes plus lointains souvenirs remontent jusque dans ses bras
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça
Lorsqu'elle me parle du passé, je vois son regard s'éclairer
Elle ne parle que des bons moments, fait main basse sur les mauvais
C'est malheureux mais quand j'y pense, je ne peux pas,
Imaginer un jour la France sans qu'elle soit là
Mes plus lointains souvenirs, remontent jusque dans ses bras
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça.
Ma grand-mère a quelque chose
Ma grand-mère est une rose
Superbe hommage à Annie Girardot (1931-2011) et à toutes les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer
PAROLES
Comme un drame à la Visconti
Aux dernières scènes déchirantes
Elle joue sa propre tragédie
Les yeux dans le vide, bouleversante
Mais ce n'est plus un rôle, c'est sa vie
Parfois sa mémoire, sa conscience
La laisse comme un peu loin d'ici
Depuis quelque temps
Elle oublie
Lentement, éperdument
Comme se quittent les amants
Elle oublie
Lentement, douloureusement
Comme un soleil couchant
Elle oublie
Elle oublie
Elle se demande ce que devient
Dans sa nuit noire, sans plus d'étoile
Traînant sur son Sunset boulevard
Une actrice oubliant l'histoire
Madame, vous perdez la mémoire
Et elle ne reviendra jamais
Ces mots résonnent dans le couloir
Elle a si peur
Elle oublie
Lentement, éperdument
Comme se quittent les amants
Elle oublie
Lentement, douloureusement
Comme un soleil couchant
Elle oublie
Elle oublie
Un instant elle revoit le monde
Juste avant, comme il était
Ses amours, ses enfants, sa vie
Tout s'envolerait à jamais
Ne seront-ils un jour pour elle
Que de simples étrangers
Ne restera-t-il vraiment plus rien
Est-ce que c'est possible, vraiment rien
Vraiment rien
Lentement, inexorablement
Comme se déchirent les amants
Elle oublie
Follement, éperdument,
Douloureusement
Elle oublie
Elle oublie
Elle oublie
«Au début, c'est un titre de film, par exemple, qui s'efface.
Ou bien le nom d'une ville: je suis à Londres et je crois que c'est Berlin.
Et puis un jour un homme arrive avec une blouse blanche. Il a l'air grave et il me dit:
Madame vous êtes malade, vous perdez la mémoire. Elle ne reviendra jamais.
Le bonheur, vous savez, c'est le cœur que ça concerne, c'est pas le cerveau.
Les films que j'ai tournés, les hommes que j'ai aimés, c'est la belle histoire de ma vie.
Sauf que maintenant vous la connaissez mieux que moi.
Mes enfants, mes amis,
je vous aime
je vous aime et je vous quitte un peu.
Et s'il y a une chose qui ne disparaîtra jamais, c'est la chaleur de votre amour.
Merci»
Merci Madame Annie Girardot pour avoir posé votre regard si touchant et vos mots si vrais sur une si grande douleur... José Maria Laura
Dis-le moi, dis-le moi si tu te sens seul
Au milieu de la foule, quand plus rien ne sait toucher ton cœur
Dis-le moi, dis-le moi si ça fait trop mal
On t'a tellement déçu
Que tu dis qu'avoir mal, c'est normal
Tu l'sais, dans la vie, on s'est tous plantés
C'est vrai, combien d'fois on a dû se relever?
Personne n'est parfait, on est tous sortis du chemin REFRAIN Tu sais, dans la vie, ça va, ça vient Ça va, ça vient, ça va, ça vient Ça va, ça vient Ça tient à rien* Dis-le moi, dis-le moi encore Ça va, ça vient, ça va, ça vient Ça tient à rien
Au fond, tout va bien
Dis-le moi, dis-le moi
Si plus rien n'a de sens
Si tu n'as plus la foi
Plus rien à donner
Dis-le moi, dis-le moi
Si t'as tout essayé
Tout tenté, espéré
Que ton monde change
Tu sais, dans la vie, on s'est tous plantés
C'est vrai, combien d'fois on a dû se relever?
Personne n'est parfait, on est tous sortis du chemin
REFRAIN
Au fond, tout va bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
REFRAIN
Au fond, tout va bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
On est pas bien là, alors?
On est pas bien?
On est pas bien là?
En vrai, qu'est-c'qu'on est bien
*Ça tient à rien : tout peut changer très vite.
Chanson originale de l’année aux Victoires de la musique !
Le chanteur d’origine néo-zélandaise Graeme Allwright avait 93 ans.
Le chanteur français d’origine néo-zélandaise Graeme Allwright, connu notamment pour avoir adapté de nombreuses chansons d’artistes folk américains en français, est décédé dimanche à l’âge de 93 ans, a annoncé sa famille.
Ces parents, ces amis, ces femmes qu'on affectionne
Avec lesquels on dort, on dîne, on parle au téléphone
Souvent quand nos regards se croisent
Y a comme une chaleur
Mais de là à en faire des phrases
Trop de pudeur, trop de pudeur.
REFRAIN On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime Par peur de les gêner, qu'on les aime On (ne) leur dit jamais assez Que sans eux, sans elles On ne serait même pas la moitié de nous-mêmes.
Avant de nous dire au revoir, marcher à l'ombre
Avant que sur notre histoire, le rideau tombe
J'veux déclarer à tout c' petit monde qui m'entoure:
La vie, la vie serait d'un sombre sans vous autour
Vous tous autour.
REFRAIN
Qu'y a-t-il de plus important?
La raison ou les sentiments?
On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime
On(ne) leur dit jamais assez
Qu'on les aime.
Je vous aime!
Touchante version interprétée en famille! Joseph, Anna,Matthieu et leur père Louis Chedid
J'ai un père et j'ai une mère
Que j'appelle papa et maman
Mais moi dans mon vocabulaire
Ils sont bien plus que mes parents
Ils sont le ciel et la terre
Et moi cet arbre grandissant
Qui a besoin de leur soleil, de leur lumière
Pour être fort, pour être grand
Ils sont la nuit et le jour
Et moi, le fruit de leurs saisons
J'porte les couleurs de leur amour
De leurs visages et de leurs noms
REFRAIN À mon père et ma mère Je n'ai pu faire qu'une chanson Pour dire à quel point je suis fier de vous Toute mon admiration À tous les pères de la terre À toutes les mères qui entendront Ma chanson comme une prière Comme mille voix qui disent Nous vous aimons Nous vous aimons
J'ai un père et j'ai une mère
Que j'appelle souvent par leurs prénoms
Pour moi, c'est Jean-Pierre et puis Claire
Pour vous, c'est peut-être Lise et Gaston
Ils sont le feu et l'air
Ils se consument avec passion
Peu importe le millénaire
Les flammes dans leurs yeux brûleront
REFRAIN
Ils marchent loin de leur jeunesse
Bien sûr un jour ils partiront
Avec l'espoir comme seule promesse
Que dans nos cœurs ils reviendront
À mon père et ma mère
Je n'ai pu faire qu'une chanson
Pour dire à quel point je suis fier de vous
Toute mon admiration
Tout c'que vous avez pu faire
Sacrifier rêves et passions
C'que vous avez laissé derrière
À quel prix et à quel nom
À tous les pères de la terre
À toutes les mères qui entendront
Ma chanson comme une prière
Comme mille voix qui disent
Nous vous aimons
Nous vous aimons
Si tu savais comme on s'ennuie
À la Manic
Tu m'écrirais bien plus souvent
À la Manicouagan
Parfois je pense à toi si fort
Je recrée ton âme et ton corps
Je te regarde et m'émerveille
Je me prolonge en toi
Comme le fleuve dans la mer
Et la fleur dans l'abeille
Que deviennent quand j'suis pas là
Mon bel amour
Ton front doux comme fine soie
Et tes yeux de velours
Te tournes-tu vers la Côte-Nord
Pour voir un peu, pour voir encore
Ma main qui te fait signe d'attendre
Soir et matin je tends les bras
Je te rejoins où que tu sois
Et je te garde
Dis-moi c'qui s'passe à Trois-Rivières
Et à Québec
Là où la vie a tant à faire
Et tout c'qu'on fait avec
Dis-moi c'qui s'passe à Montréal
Dans les rues sales et transversales
Où tu es toujours la plus belle
Car la laideur ne t'atteint pas
Toi que j'aimerai jusqu'au trépas
Mon éternelle
Nous autres, on fait les fanfarons
À cœur de jour
Mais on est tous des bons larrons
Cloués à leurs amours
Y en a qui jouent de la guitare
D'autres qui jouent d'l'accordéon
Pour passer l'temps quand il est trop long
Mais moi, je joue de mes amours
Et je danse en disant ton nom
Tellement je t'aime
Si tu savais comme on s'ennuie
À la Manic
Tu m'écrirais bien plus souvent
À la Manicouagan
Si t'as pas grand chose à me dire
Écris cent fois les mots je t'aime
Ça fera le plus beau des poèmes
Je le lirai cent fois
Cent fois cent fois, c'est pas beaucoup
Pour ceux qui s'aiment
Si tu savais comme on s'ennuie
À la Manic
Tu m'écrirais bien plus souvent
À la Manicouagan
«La construction de la centrale Manic-5 et du barrage Daniel-Johnson s'inscrit dans le contexte de la Révolution tranquille au Québec, une époque où « Hydro-Québec devient rapidement un symbole du nouveau nationalisme québécois et de la nouvelle stratégie économique de l'État », souligne l'historien Paul-André Linteau dans son Histoire du Québec contemporain. Dans ce contexte, l'avancement des travaux est suivi de près par le public et s'invite dans la culture populaire de l'époque, filmée même en direct à l'Expo 67.
Ainsi, le chanteur Georges Dor écrit son grand succès La Manic en 1966. La chanson relate les lettres d'un travailleur exilé au chantier. Elle décrit comment il se sent seul si loin de chez lui. Le « Si tu savais comme on s'ennuie à la Manic… » a capturé l'imaginaire québécois de cette période. Cette chanson a été reprise par Leonard Cohen lors de sa tournée de 2012, au cours des spectacles de Montréal et Québec. La version du 2 décembre 2012 au Colisée de Québec apparaît sur son album live Can't Forget: A Souvenir of the Grand Tour. Elle a aussi été reprise par Bruno Pelletier dès 1998 (où on la retrouve sur son live de 2001 entre autres).»