Allumons un feu
Avec ce qui ne va pas
Ce qui rend malheureux
Brûlons tout ça
Réduisons en cendres
Les blessures
Réduisons ensemble
Nos fractures
Et ce sera , tu verras, Un feu de joie
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
La la la
Pour remplacer les bûches
Les reproches crétins
Leurs minables embûches
Crameront bien
Feu d'artifice
Si l'on jette dedans
Amitiés factices
Amours décevants
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Un feu de joie
La la la
Vois comme s'enflamme
Ce qui nous consommait
Soyons pyromanes
Des entraves qu'on avait
Nos regrets , des étincelles
Chagrins follets, crépitent au ciel
Remords stériles , enfumés
L'inutile, dans le brasier
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Un feu de joie
Hé toi
Qu'est-ce que tu regardes ?
T'as jamais vu une femme qui se bat ?
Suis-moi
Dans la ville blafarde
Et je te montrerai
Comme je mors, comme j'aboie
REFRAIN Prends garde Sous mon sein la grenade Sous mon sein-là regarde Sous mon sein la grenade Prends garde Sous mon sein la grenade Sous mon sein-là regarde Sous mon sein la grenade
Hé toi
Mais qu'est-ce que tu crois ?
Je ne suis qu'un animal
Déguisé en madone
Hé toi
Je pourrais te faire mal
Je pourrais te blesser, oui
Dans la nuit qui frissonne
REFRAIN
Hé toi
Qu'est-ce que tu t'imagines ?
Je suis aussi vorace
Aussi vivante que toi
Sais-tu
Que là sous ma poitrine
Une rage sommeille
Que tu ne soupçonnes pas ?
REFRAIN Prends garde
"Hé toi, qu’est-ce que tu regardes ?", commence-t-elle par chanter, conquérante. En se servant de l’image maternelle du sein, Clara Luciani détruit avec brio les clichés sur une féminité fragile pour affirmer une féminité explosive, offensive, puissante comme une grenade. Elle explique :
"En écrivant cette chanson, je voulais exprimer que derrière le fantasme rassurant de la femme-madone, que derrière la rondeur, la douceur du sein qui est le symbole suprême de la féminité et de la fécondité, pouvaient se cacher une rage de vivre, une force et une violence égales ou supérieures à celles des hommes. Il faudrait penser à abolir cette vision de la femme que beaucoup ont encore aujourd’hui : non, nous ne se sommes pas de pauvres petites poupées vulnérables et muettes."
Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
À celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais
À celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui
À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main
À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant
Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin
Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
À tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus
Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
Parce qu'avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions
Que ma routine s'est égarée dans ces changements de direction
Parce que les jours de la semaine se mélangent dans ce bazar
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir
Parce que ça arrive tellement souvent que je sois en pic de sentiments
Et que ma pudeur accepte quand même de te le faire comprendre gentiment
Parce qu'il paraît que l'homme s'habitue vite, s'habitue trop
Et qu'moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau
Quand je vois tout ce qu'on a construit, je me dis que dix ans c'est tellement long
Et puis je me dis que c'est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n'a pas d'emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu
Parce qu'on s'est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Parce que quand la vie n'est pas simple, c'est tellement mieux d'être ensemble
Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir
Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire, rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois, c'est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup-là, c'est elle qui a trouvé le plus beau thème
Parce que je te chambre sur tes manies mais que je pourrai plus me passer d'elles
Parce que je me moque de tes défauts mais qu'ils me sont devenus essentiels
Parce qu’avant de te regarder partir, je te vois te maquiller dans le miroir
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir
Parce qu'on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent
Qu'une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude
Parce que tous les nuages du monde n'empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument
Parce que tu sais ce que j'aime, parce que je sais ce que tu veux
Et que c'est quand même une première fois dès qu'on est seuls tous les deux
Parce que cent-vingt mois plus tard, je viens encore juste de te rencontrer
Parce que tu es mon plan A et que tu seras aussi mon plan B
Après dix ans d'un beau voyage où je me rappelle de chaque seconde
Après dix ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde
C'est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir
Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire, rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois, c'est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup-là, c'est elle qui a trouvé le plus beau thème