Chanteurs, chanteuses et groupes par ordre alphabétique...

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vendredi 16 mars 2018

BÉNABAR - Feu de joie



PAROLES

Allumons un feu
Avec ce qui ne va pas
Ce qui rend malheureux
Brûlons tout ça
Réduisons en cendres
Les blessures
Réduisons ensemble
Nos fractures

Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie

La la la

Pour remplacer les bûches
Les reproches crétins
Leurs minables embûches
Crameront bien
Feu d'artifice
Si l'on jette dedans
Amitiés factices
Amours décevants

Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Un feu de joie

La la la

Vois comme s'enflamme
Ce qui nous consommait
Soyons pyromanes
Des entraves qu'on avait
Nos regrets , des étincelles
Chagrins follets, crépitent au ciel
Remords stériles , enfumés
L'inutile, dans le brasier

Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Et ce sera , tu verras,
Un feu de joie
Un feu de joie

jeudi 15 mars 2018

CLARA LUCIANI - La grenade




PAROLES

Hé toi
Qu'est-ce que tu regardes ?
T'as jamais vu une femme qui se bat ?
Suis-moi
Dans la ville blafarde
Et je te montrerai
Comme je mors, comme j'aboie 

REFRAIN
Prends garde 
Sous mon sein la grenade 
Sous mon sein-là regarde 
Sous mon sein la grenade 
Prends garde 
Sous mon sein la grenade 
Sous mon sein-là regarde 
Sous mon sein la grenade 

Hé toi
Mais qu'est-ce que tu crois ?
Je ne suis qu'un animal
Déguisé en madone
Hé toi
Je pourrais te faire mal
Je pourrais te blesser, oui
Dans la nuit qui frissonne

REFRAIN

Hé toi
Qu'est-ce que tu t'imagines ?
Je suis aussi vorace
Aussi vivante que toi
Sais-tu
Que là sous ma poitrine
Une rage sommeille
Que tu ne soupçonnes pas ?

REFRAIN

Prends garde


"Hé toi, qu’est-ce que tu regardes ?", commence-t-elle par chanter, conquérante. En se servant de l’image maternelle du sein, Clara Luciani détruit avec brio les clichés sur une féminité fragile pour affirmer une féminité explosive, offensive, puissante comme une grenade. Elle explique :

"En écrivant cette chanson, je voulais exprimer que derrière le fantasme rassurant de la femme-madone, que derrière la rondeur, la douceur du sein qui est le symbole suprême de la féminité et de la fécondité, pouvaient se cacher une rage de vivre, une force et une violence égales ou supérieures à celles des hommes. Il faudrait penser à abolir cette vision de la femme que beaucoup ont encore aujourd’hui : non, nous ne se sommes pas de pauvres petites poupées vulnérables et muettes."
MERCI: http://www.konbini.com/fr/entertainment-2/clip-clara-luciani-la-grenade/

EMMANUEL KERNER

samedi 10 mars 2018

JEAN-PIERRE FERLAND - Je reviens chez nous




PAROLES
Il a neigé à Port-au-Prince
Il pleut encore à Chamonix
On traverse à gué la Garonne
Le ciel est plein bleu à Paris

Ma mie, l'hiver est à l'envers
Ne t'en retourne pas dehors
Le monde est en chamaille
On gèle au sud, on sue au nord

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

La Seine a repris ses vingt berges
Malgré les lourdes giboulées
Si j'ai du frimas sur les lèvres
C'est que je veille à ses côtés

Ma mie, j'ai le cœur à l'envers
Le temps ravive le cerfeuil
Je ne veux pas être tout seul
Quand l'hiver tournera de l'œil

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

Je rapporte avec mes bagages
Un goût qui m'était étranger
Moitié dompté, moitié sauvage
C'est l'amour de mon potager

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S'il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

Fais du feu dans la cheminée
Je rentre chez moi
Et si l'hiver est trop buté
On hibernera.


1968


Gaubertin, février 2018
Photos de José Maria Laura

vendredi 9 mars 2018

GEORGES BRASSENS - Les Passantes




PAROLES

Poème d'Antoine Pol

Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
À celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

À celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main

À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
À tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

jeudi 1 mars 2018

SALVATORE ADAMO - Tombe la neige

En 1963...



PAROLES

Tombe la neige
Tu ne viendras pas ce soir
Tombe la neige
Et mon cœur  s'habille de noir

Ce soyeux cortège
Tout en larmes blanches
L'oiseau sur la branche
Pleure le sortilège

Tu ne viendras pas ce soir
Me crie mon désespoir
Mais tombe la neige
Impassible manège

La la la
Hum hum hum

Tombe la neige
Tu ne viendras pas ce soir
Tombe la neige
Tout est blanc de désespoir

Triste certitude
Le froid et l'absence
Cet odieux silence
Blanche solitude

Tu ne viendras pas ce soir
Me crie mon désespoir
Mais tombe la neige
Impassible manège
Mais tombe la neige
Impassible manège

La la la
Hum hum hum
La la la
Hum hum hum

mercredi 21 février 2018

YVES DUTEIL - Au parc Monceau





PAROLES
Au parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Les enfants sages ont des cerceaux

Au fil de l'eau
Dissimulés dans les roseaux
On entend piailler les oiseaux

Le Parc Monceau
Petit morceau de mon histoire
Le vieux monsieur des balançoires

Les cygnes noirs
La ville était à l'autre bout du monde
Entre le lac et la Rotonde...

Au Parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Les cours d'histoire avaient bon dos

Près du métro
Elle m'attendait sans dire un mot
J'ai pris sa main comme un cadeau

Le Parc Monceau
Premier baiser de mon histoire
Sur un des bancs d'une allée noire

Un peu d'espoir
La peur, la folle envie d'oublier l'heure
Ma main posée contre son cœur...

Au Parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Le bonheur a fait son berceau

Pour nos seize ans
La pyramide et ses mille ans
Nous avait cachés des passants

Un parc en France
Petit morceau de mon enfance
Où j'ai trouvé l'adolescence

Un jour de chance
Un square bien à l'abri dans ma mémoire
Quand j'y retourne par hasard...

Au Parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Entre les gardes et les landaus

Au Parc Monceau
Entre les fleurs et les moineaux
Les cours d'histoire avaient bon dos...

Le parc Monceau - Paris
Photos de José Maria Laura, février 2018




Le parc Monceau:
https://arcadaferreira.blogspot.pt/2018/02/marie-gabrielle-forgach-le-parc-monceau.html


GRAND CORPS MALADE - Dimanche soir



PAROLES

Parce qu'avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions
Que ma routine s'est égarée dans ces changements de direction
Parce que les jours de la semaine se mélangent dans ce bazar
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Parce que ça arrive tellement souvent que je sois en pic de sentiments
Et que ma pudeur accepte quand même de te le faire comprendre gentiment
Parce qu'il paraît que l'homme s'habitue vite, s'habitue trop
Et qu'moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau

Quand je vois tout ce qu'on a construit, je me dis que dix ans c'est tellement long
Et puis je me dis que c'est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n'a pas d'emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu

Parce qu'on s'est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Parce que quand la vie n'est pas simple, c'est tellement mieux d'être ensemble
Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire, rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois, c'est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup-là, c'est elle qui a trouvé le plus beau thème

Parce que je te chambre sur tes manies mais que je pourrai plus me passer d'elles
Parce que je me moque de tes défauts mais qu'ils me sont devenus essentiels
Parce qu’avant de te regarder partir, je te vois te maquiller dans le miroir
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Parce qu'on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent
Qu'une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude
Parce que tous les nuages du monde n'empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument

Parce que tu sais ce que j'aime, parce que je sais ce que tu veux
Et que c'est quand même une première fois dès qu'on est seuls tous les deux
Parce que cent-vingt mois plus tard, je viens encore juste de te rencontrer
Parce que tu es mon plan A et que tu seras aussi mon plan B

Après dix ans d'un beau voyage où je me rappelle de chaque seconde
Après dix ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde
C'est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire
Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire, rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois, c'est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup-là, c'est elle qui a trouvé le plus beau thème

Je n'ai plus peur du dimanche soir

Photo de José Maria Laura