Chanteurs, chanteuses et groupes par ordre alphabétique...

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vendredi 11 novembre 2016

GRAEME ALLWRIGHT - Il faut que je m'en aille






PAROLES

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poing, des coups de sang
Mais qu'à c'la n'tienne: c'est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

Et souviens-toi de cet été
La première fois qu'on s'est saoulés
Tu m'as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

Je suis parti changer d'étoile
Sur un navire, j'ai mis la voile
Pour n'être plus qu'un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Je m'ennuie pas, mais il faut que je m'en aille

J't'ai raconté mon mariage
À la mairie d'un p'tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d'prononcer mon nom

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

J'n'ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t'es marié(e)
T'as trois enfants à faire manger
Mais j'en ai cinq, si ça peut te consoler

Buvons encore une dernière fois
À l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille

mardi 8 novembre 2016

DAMIEN SAEZ - Les Enfants Paradis


 « Les enfants paradis » rend hommage aux victimes du Bataclan.



 PAROLES

Ils étaient des sourires, ils étaient des sanglots
Ils étaient de ces rires que font les chants d’oiseaux
Ils étaient des matins quand on va bord de mer
Ils étaient cœur chagrin, ils étaient cœur lumière
Ils étaient des poèmes, ils étaient des oiseaux
Ils étaient des je t’aime qu’on dit bord du ruisseau
Ils étaient du café, ils étaient du bistrot
Ils étaient étrangers, ils étaient sans drapeau
Ils étaient de Paris, ils étaient de province
Ils étaient cœurs de pluie qui font cœurs qui grincent
Ils étaient pleins de vie, avaient l’œil du printemps
Ils étaient cœurs qui rient quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses, ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d’Orient ou fils de l’Occident
Enfants du paradis, enfants du Bataclan
Ils étaient cœur français ou international
Ils étaient la rosée qui pleure dessous le châle
Ils étaient des promesses, ils étaient des bourgeons
Qui font monter tristesse, ils étaient des chansons
Ils étaient des familles, ils étaient des amis
Ils étaient ce qui brille dans le ciel de la nuit
Ils étaient amoureux ceux qui se sont blottis
L’un contre l’autre à deux, contre la tyrannie
Ils étaient comme toi, ils étaient comme moi
Ils n’étaient pas guerriers mais sont morts au combat
Ils étaient cœur d’amour, ils étaient cœur qui bat
Puis qui battra toujours même en-dessous la croix
Ils étaient ces amis que je connaissais pas
Ils étaient mon pays et puis le tien je crois
Ils resteront Paris, Paris se souviendra
Toujours de ces amis, la lumière brillera
Ils s’appelaient je t’aime, ils s’appelaient jeunesse
Ils s’appelaient poème, ils s’appelaient tendresse
Ils s’appelaient frangine, ils s’appelaient frangin
Ils s’appelaient gamine, ils s’appelaient gamin
Ils s’appelaient la joie et puis la non violence
Ils s’appelaient, je crois, les enfants de la France
De tous les horizons puis de tous les prénoms
Ils s’appelaient amour, s’appelaient l’horizon
Ils s’appelaient Jacques Brel puis je crois Barbara
Ils s’appelaient le ciel, ils s’appelaient pourquoi
Toujours ici sommeille l’horreur au creux du bois
Qui rejoint l’éternel va l’innocent je crois
Ils étaient poing levé, ils étaient nos concerts
Ils étaient cœurs serrés oui face aux tortionnaires
Ils étaient cœur d’œillets, des fleurs face au fusil
À nos cœurs endeuillés nous pleurons nos amis
À l’innocent qu’on tue, oui, tombé sous les balles
Au soldat inconnu sous l’horreur des mitrailles
Si sont les lettres mortes, les cantiques du chagrin
Puisque frappe à la porte les plaines de Verdun
Si sont tombés ce soir, en ce vendredi noir,
Les frères de mon pays, nous laissant désespoir
Mon pays, ta culture est morte, assassinée
Mais tu sais ma culture, non, ne mourra jamais
Toi mon pays Molière, toi mon pays Vinci,
Toi mon pays Voltaire, toi mon pays Valmy
Toi mon pays la Terre, toi mon pays Paris,
Toi mon pays par terre, relève-toi mon pays
Toi mon pays lumière, toi mon pays la vie
Mon pays littéraire, mon pays triste vie
Toi mon pays mes frères, toi frère de mon pays
Comme on chérit sa mère, on chérit sa patrie





mercredi 2 novembre 2016

GAUVAIN SERS - Mon fils est parti au djihad

Gauvain Sers, 15 avril sur sa page facebook : BILLET D’HUMEUR – 
Voilà, aujourd’hui, j’ai terminé une nouvelle chanson. Peut-être quelques petites retouches mais rien de bien méchant. Son titre : « Mon fils est parti au Djihâd ». Je vois déjà les gens faire les gros yeux… Je comprends. Mais toujours est-il que ça faisait un bail que je voulais aborder ce thème. Celui de l’extrémisme religieux, assez difficile à mettre en chanson, faut bien l’admettre. Je crois quand même que c’est important voire primordial d’en parler, même à ma toute petite échelle musicale. Et si ça permettait à quelqu’un quelque part de ne pas faire la plus grande des bêtises ? Et si ça permettait aux plus jeunes de se méfier des prédateurs barbares qui viennent trouver un sens à leur vie, précisément sur ce réseau social. N’est-ce pas aussi l’utilité d’une chanson ? Elle ne sert pas qu’à faire danser, rire ou pleurer. Elle peut tout aussi bien servir à informer et on a fort heureusement le droit de tout aborder avec elle. On est libre.
Ayant lu pas mal de témoignages de parents sous le choc, si j’ai bien compris une chose, c’est que ça pouvait arriver à n’importe qui. N’importe où. Enfants d’ouvriers, de profs, de banquiers. Athée ou pratiquant. Fille ou garçon. Homme ou femme. Solitaire ou non. Tout le monde. Ca peut arriver à tout le monde. Ça méritait bien une chanson nan ? 
G.S.

PAROLES

C’était un gamin comme les autres et c’est tellement dur d’en parler
Je sais qu’au fond tout est de ma faute, comment j’ai pu être aveuglée
Je me repasse tout ce qu’il a dit et tout ce qu’il a pu me cacher
Les longues heures sur son ordi : c’est là qu’ils sont venus le chercher

Et j’ai rien vu, j’en suis malade
Mon fils est parti au djihad
Et j’ai rien vu, j’en suis malade
Mon fils est parti au djihad

Il était comme tous les ados, plutôt gentil et réservé
Jamais une seule personne à dos, un ballon rond au bout des pieds
Il rêvait d’être éducateur avant de se faire endoctriner
Par leurs discours de prédateurs qui flairent la brebis égarée

C’est le cerveau en marmelade
Qu’ mon fils est parti au djihad
C’est le cerveau en marmelade
Mon fils est parti au djihad

C’était un gamin tout normal qui a grandi près de Vesoul
Puis la conversion radicale, le nouveau nom qui en découle
Je ne souhaite ça à aucune mère, c’est l’aller simple pour l’enfer
Je peux pas croire ce qu’il a fait, j’peux même pas r'faire son lit défait

Croyant aider des jeunes malades,
Mon fils est parti au djihad
Croyant aider des jeunes malades,
Mon fils est parti au djihad

Il avait l’âge des premières clopes et toute ma vie s’est arrêtée
Quand j’ai découvert cette enveloppe : Maman il faut pas t’inquiéter
Je pars aider les jeunes Syriens, promis, je t’écrirai bientôt, je t’aime fort
Et puis, plus rien, plus de nouvelles, silence radio

Je m’revois pleurer à la brigade
Mon fils est parti au djihad
Je m’revois pleurer à la brigade
Mon fils est parti au djihad

Mais merde, c’était rien qu’un gamin et hors de ma vue cette photo
Avec un fusil à la main, c’est pas lui, pas mon Pierrot
Lui qui avait horreur du sang, lui qui aimait les jolies phrases
Il a tué des innocents, ils en ont fait un kamikaze

Il s’est fait sauter à Bagdad
Mon fils est mort au djihad
Il s’est fait sauter à Bagdad
Mon fils est mort au djihad


mercredi 26 octobre 2016

LOUANE - Je vole




PAROLES
Mes chers parents, je pars
Je vous aime mais je pars
Vous n'aurez plus d'enfant ce soir

Je n'm'enfuis pas, je vole
Comprenez bien, je vole
Sans fumée, sans alcool
Je vole, je vole

Elle m'observait hier
Soucieuse, troublée, ma mère
Comme si elle le sentait
En fait elle se doutait,
Entendait

J'ai dit que j'étais bien,
Tout à fait l'air serein
Elle a fait comme de rien
Et mon père démuni
A souri

Ne pas se retourner
S'éloigner un peu plus
Il n'y à Gard, une autre gare
Et enfin l'Atlantique

Mes chers parents, je pars
Je vous aime mais je pars
Vous n'aurez plus d'enfant ce soir

Je n'm'enfuis pas, je vole
Comprenez bien, je vole
Sans fumée, sans alcool
Je vole, je vole

J'me demande sur ma route
Si mes parents se doutent
Que mes larmes ont coulé
Mes promesses et l'envie
D'avancer

Seulement croire en ma vie
Voir ce que je me suis promis
Pourquoi, où, et comment
Dans ce train qui s'éloigne,
Chaque instant

C'est bizarre cette cage,
Qui me bloque la poitrine,
Je n'peux plus respirer
Ça m’empêche de chanter

Mes chers parents, je pars
Je vous aime mais je pars
Vous n'avez plus d'enfant ce soir

Je n'm'enfuis pas, je vole
Comprenez bien, je vole
Sans fumée, sans alcool
Je vole, je vole

la, la, la, la, la, laa
la, la, la, la, la, laa
la, la, la, la, la, laa
Je vole, je vole

 À propos du film LA FAMILLE BÉLIER:
 https://arcadaferreira.blogspot.com/2019/02/nous-avons-revu-la-famille-belier.html


BLACK M - Cheveux blancs


«Black Mesrimes, de son vrai nom Alpha Diallo, est un rappeur français né le 27 décembre 1984.
A ces débuts il est rappeur solo. Il intègre ensuite le groupe de rappeurs parisiens Sexion d’Assaut. Français d’origine guinéenne, il vient de l’ethnie des peuls, comme d’autres membres du groupe tel que Barack Adama ou Doomams. Il réside dans le 13ème arrondissement de Paris cependant il a grandi à la rue du Bac.
« Black Mesrimes » est un jeu de mots avec le nom de l’ancien ennemi public numéro 1 Jacques Mesrine. « Black » pour sa couleur de peau, et « Mesrimes » pour son talent lyrical.»
MERCI: http://blackmesrimes.com/albums/black-m-les-yeux-plus-gros-que-le-monde/
D’après une idée originale de Black M et Vincent Cassel. 
À la fin du clip, on revisite (quelques années plus tard...) une scène du film La haine de Mathieu kassovitz (1995)



PAROLES

J’ai rien vu, pourtant j’suis net j’ai rien bu
Peut être que j’m’en souviens plus
Bien que j’sois là je perdure (oh je perdure)
Dans ma gamberge
Je n’ai pas connu mon grand-père
Dans ma famille j’suis le grand frère
Ils comptent sur moi ça me rend fier

Suis-je exemplaire ?
Si je ne le suis pas veuillez m’excuser
Mon exemple mon père
Mais le temps est contre nous abusé
Chais* plus comment faire
Plus je vieillis plus j’réfléchis
J’veux pas qu’on m’enterre
La vie est ainsi j’vois beaucoup d’signes

REFRAIN
J’ai rien vu passer
Bloqué dans l’passé
J’me sens menacé par le temps
Cheveux blancs
J’ai rien vu passer        
J’ai rien vu passer 

J’ai rien vu à peine cligné des yeux
Déjà un mini-moi
Les jours passent comme des heures
Et les années comme des mois
Je vois maman vieillir
Mais le temps l’embellit
Et dans ces moments j’me dis

Suis-je exemplaire ?
Si je ne le suis pas veuillez m’excuser
Mon exemple mon père
Mais le temps est contre nous abusé
Chais* plus comment faire
Plus je vieillis plus j’réfléchis
J’veux pas qu’on m’enterre
La vie est ainsi j’vois beaucoup d’signes

REFRAIN      bis

Le temps est précieux
Mon petit ne sois pas pressé
Prends le temps d’apprécier
Parce qu’on finira tous aux cieux
Tu verras le temps est précieux
Mon petit ne sois pas pressé
Prends le temps d’apprécier
Parce qu’on finira tous aux cieux
Tu verras, tu verras

REFRAIN      bis 
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
*
"je ne sais pas" est souvent prononcé comme "chais pas" dans la langue orale familière, à la suite d'une assimilation progressive. Néanmoins, tous les intermédiaires sont couramment utilisés :

"je ne sais pas" devient "je n'sais pas" ;
"je n'sais pas" devient "j'sais pas" ;
"j'sais pas" devient "chais pas".

MERCI: https://fr.wikipedia.org/wiki/Assimilation_(phon%C3%A9tique)

jeudi 20 octobre 2016

CÉLINE DION - Encore un soir






PAROLES:
 Une photo une date
C'est à n'y pas croire
C'était pourtant hier
Mentirait ma mémoire
Et ces visages d'enfants,
Et le mien dans ce miroir

Oh, c'est pas pour me plaindre
Ça vous n'avez rien à craindre
La vie m'a tellement gâtée
J'ai plutôt du mal à l'éteindre
Oh mon Dieu j'ai eu ma part,
Et bien plus à tant d'égards

Mais quand on vit trop beau trop fort
On en oublie le temps qui passe
Comme on perd un peu le nord
Au milieu de trop vastes espaces
À peine le temps de s'y faire
À peine on doit laisser la place

Oh si je pouvais

Encore un soir,
Encore une heure
Encore une larme de bonheur
Une faveur, comme une fleur
Un souffle, une erreur
Un peu de nous, un rien de tout
Pour tout se dire encore
ou bien se taire en regards,
Juste un report,
À peine encore, même s'il est tard

J'ai jamais rien demandé
Ça c'est pas la mer à boire
Allez, face à l'éternité,
Ça va même pas se voir
Ça restera entre nous,
Oh, juste un léger retard

Y'en a tant qui tuent le temps
Tant et tant qui le perdent ou le passent
Tant qui se mentent, inventent
En les rêvant des instants de grâce
Oh je donne ma place au paradis
Si l'on m'oublie sur Terre
Encore hier

Encore un soir
Encore une heure
Encore une larme de bonheur
Une faveur, comme une fleur
Un souffle, une erreur
Un peu de nous, un rien de tout
Pour tout se dire encore ou bien se taire
En regards, juste un report,
À peine encore, je sais, il est tard

C'est pas grand chose
Rien qu'une pause
Que le temps, les horloges se reposent
Et caresser
Juste un baiser, un baiser

Encore un soir
Encore une heure
Un peu de nous, un rien de tout

Un soir

mercredi 5 octobre 2016

VANESSA PARADIS et JEANNE MOREAU - Le tourbillon


La chanson Le Tourbillon, aussi nommée Le Tourbillon de la vie, a été écrite par Serge Rezvani (sous le pseudonyme Bassiak) en 1957 pour Jeanne Moreau
Le 17 mai 1995, Vanessa Paradis participe à la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes où, accompagnée par Jean-Félix Lalanne à la guitare, elle interprète Le Tourbillon en direct devant la présidente du jury, Jeanne Moreau, qui se lève et termine le titre avec elle. Ce qui devait être une petite surprise est finalement devenu le fait le plus marquant du 48e Festival et un duo mythique dans l'histoire de la chanson française.
MERCI: https://fr.wikipedia.org/wiki/Vanessa_Paradis



PAROLES

Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets,
Et puis elle chantait avec une voix
Qui sitôt, m'enjôla

Elle avait des yeux, des yeux d'opale,
Qui me fascinaient, qui me fascinaient.
Y avait l'ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatale
De femme fatale qui m'fut fatale

On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés,
Puis on s'est séparés

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie
Je l'ai revue un soir, aïe, aïe, aïe
Ça fait déjà un fameux bail
Ça fait déjà un fameux bail

Au son des banjos je l'ai reconnue.
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu.
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M'émurent plus que jamais

Je me suis soûlé en l'écoutant.
L'alcool fait oublier le temps.
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant
Des baisers sur mon front brûlant

On s'est connus, on s'est reconnus
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue
On s'est retrouvés, on s'est séparés
Dans le tourbillon de la vie

On a continué à tourner
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés
Puis on s'est réchauffés

Chacun pour soi est reparti
Dans l'tourbillon de la vie
Je l'ai revue un soir ah là là
Elle est retombée dans mes bras

Quand on s'est connus,
Quand on s'est reconnus,
Pourquoi se perdre de vue,
Se reperdre de vue ?

Quand on s'est retrouvés,
Quand on s'est réchauffés,
Pourquoi se séparer ?

Alors tous deux on est repartis
Dans le tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés.