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mercredi 17 janvier 2018

FRANÇOISE HARDY - Tous les garçons et les filles

JOYEUX ANNIVERSAIRE!
74 ans aujourd'hui!



en 1962



PAROLES

Tous les garçons et les filles de mon âge
Se promènent dans la rue deux par deux
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c'est qu'être heureux

Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime

Mes jours comme mes nuits sont en tous points pareils
Sans joie et pleins d'ennui
personne ne murmure "je t'aime" à mon oreille

Tous les garçons et les filles de mon âge
Font ensemble des projets d'avenir
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent très bien ce qu'aimer veut dire

Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime

Mes jours comme mes nuits sont en tous points pareils
Sans joie et pleins d'ennui
oh! quand donc pour moi brillera le soleil?

Comme les garçons et les filles de mon âge connaîtrai-je
Bientôt ce qu'est l'amour
Comme les garçons et les filles de mon âge je me
Demande quand viendra le jour

Où les yeux dans ses yeux et la main dans sa main
J'aurai le cœur heureux sans peur du lendemain
Le jour où je n'aurai plus du tout l'âme en peine
Le jour où moi aussi j'aurai quelqu'un qui m'aime

samedi 13 janvier 2018

JEAN FERRAT - Nuit et Brouillard




PAROLES
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe, il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

JULIETTE et GUILLAUME DEPARDIEU - Une lettre oubliée




PAROLES

Mon amour, ma bien-aimée,
Me voici trop loin de toi
Comment survivre éloigné
De ton cœur et de tes bras
De mon cœur et de mes bras
Tiens, je l’avais oubliée
Cette lettre et qui ma foi,
Peut me l’avoir envoyée?
Si tu savais quel ennui
Loin de nos jeux amoureux
Est-ce André ou est-ce Henri
Est-ce Paul aux si beaux yeux?
Rien ne distrait la folie
Qui m’entoure mais rien ne peut
Détourner mon cœur épris
Non ça ne peut être lui…
Mon amour, mon feu, ma joie
Je reviendrai sois-en sûre
Vrai, c’est la première fois
Que je vois cette écriture
Ton portrait posé sur moi
Me protège et me rassure
Cette lettre entre mes doigts
Serait-elle une imposture?
Oui, l’enfer est de ce monde
Mais le pire est de compter
Ces heures, ces jour,s ces secondes
Qui nous tiennent séparés
J´ai beau chercher dans la ronde
De mes amoureux passés
Dans quelle amnésie profonde
Cet amant-là s’est noyé
Mon amour, ma toute belle
Je t’aime et je t’aime tant
Il n’y a rien d’éternel
Rien qui ne résiste au Temps
Un baiser sur ta prunelle
Sur ta bouche tout autant
Rien qui ne résiste au Temps
Et la mémoire est cruelle…
Mais adieu ma vie, mon cœur,
Il faut bien que je m’en aille
On m’appelle, il est six heures
À demain vaille que vaille
À moins que ton artilleur
N’ait pour seules funérailles
Que les tranchées et la peur,
Le vacarme et la mitraille
Sur ces pages abîmées
Il manque l’ultime morsure
La certitude affirmée
D´une simple signature
Mon amour si d’aventure
Au front je devais tomber
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’oublier

BARBARA / ANGELINA WISMES - Mon enfance








PAROLES

J'ai eu tort, je suis revenue
dans cette ville au loin perdue
où j'avais passé mon enfance.
J'ai eu tort, j'ai voulu revoir
le coteau où glissaient le soir
bleu et gris ombres de silence.
Et j’ai retrouvé comme avant,
longtemps après,
le coteau, l'arbre se dressant,
comme au passé.

J'ai marché les tempes brûlantes,
croyant étouffer sous mes pas,
les voix du passé qui nous hantent
et reviennent sonner le glas.
Et je me suis couchée sous l'arbre
et c'était les mêmes odeurs
et j'ai laissé couler mes pleurs,
mes pleurs.

J'ai mis mon dos nu à l'écorce,
l'arbre m'a redonné des forces,
tout comme au temps de mon enfance.
Et longtemps j'ai fermé les yeux,
je crois que j'ai prié un peu,
je retrouvais mon innocence.
Avant que le soir ne se pose,
j'ai voulu voir
la maison fleurie sous les roses,
J'ai voulu voir,

Le jardin où nos cris d'enfants
jaillissaient comme source claire.
Jean-Claude et Régine et puis Jean,
tout redevenait comme hier.
Le parfum lourd des sauges rouges,
les dahlias fauves dans l'allée,
le puits, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.

La guerre nous avait jetés là,
d'autres furent moins heureux je crois,
au temps joli de leur enfance.
La guerre nous avait jetés là,
nous vivions comme hors la loi,
et j'aimais cela quand j'y pense.

Oh mes printemps, oh mes soleils,
oh mes folles années perdues,
oh mes quinze ans, oh mes merveilles,
que j'ai mal d'être revenue.
Oh les noix fraîches de septembre
et l'odeur des mûres écrasées,
c'est fou, tout, j'ai tout retrouvé,
hélas.

Il ne faut jamais revenir
aux temps cachés des souvenirs
du temps béni de son enfance.
Car parmi tous les souvenirs
ceux de l'enfance sont les pires,
ceux de l'enfance nous déchirent.

Oh ma très chérie, oh ma mère,
où êtes-vous donc aujourd'hui ?
Vous dormez au chaud de la terre
et moi, je suis venue ici
pour y retrouver votre rire,
vos colères et votre jeunesse,
et je reste seule avec ma détresse,
hélas.

Pourquoi suis-je donc revenue
et seule au détour de ces rues
j'ai froid, j'ai peur, le soir se penche.
Pourquoi suis-je venue ici,
où mon passé me crucifie,
où dort à jamais mon enfance ?


dimanche 7 janvier 2018

FRANCE GALL - Evidemment

La chanteuse France Gall est morte
L’interprète de « Résiste », « Il jouait du piano debout » ou « Tout pour la musique », qui a été la muse et l’épouse de Michel Berger, a succombé à un cancer à l’âge de 70 ans.
MERCI: http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/01/07/la-chanteuse-france-gall-est-morte_5238465_3382.html




Chanson de l'album : "Babacar" - 1987, écrite par Michel Berger en hommage à leur ami Daniel Balavoine disparu dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986.

PAROLES

Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
À quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, qui change tout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant

MICHEL BERGER et FRANCE GALL - Laissez passer les rêves


MICHEL BERGER (1947 - 1992)
FRANCE GALL (1947- 2018)

«France Gall et Michel Berger, couple inoubliable de la chanson française

« Il jouait du piano debout », « Résiste », « Ella, elle l’a »… Autant de morceaux qui symbolisent la carrière de la chanteuse et qui sont nés sous l’impulsion de celui dont elle fut l’épouse, la muse et l’interprète pendant près de vingt ans.»

MERCI: http://www.lemonde.fr/mort-de-france-gall/article/2018/01/07/france-gall-et-michel-berger-couple-inoubliable-de-la-chanson-francaise_5238514_5238471.html




PAROLES
Laissez passer les rêves
Celui de Jacky Chang, celui de Luther King.
Que le matin se lève
Sur un tout nouveau monde comme on l'imagine.
Plus on avance, plus il nous faut d'espace
À force de manquer d'air
Il nous faut le paradis pour oublier l'enfer.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Laissez passer tous les fous qui dansent.
L'illusion vaut bien la révérence
Sinon la préférence.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah, yeah.

Laissez passer les rêves
Celui de Thérésa, et de Charly Chaplin.
Que nos visions enlèvent
Le poids de l'inconnu, le futur qu'on devine.
On a besoin d'agrandir le mystère
On a besoin de regarder la Lune pour oublier la Terre.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Stevenson, Jules Verne ou Georges Owell.
Picasso qui peint "Les Demoiselles".
Edgar Poe écrivant ses nouvelles.
L'homme oiseau qui veut battre des ailes
Pour attraper le ciel.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.

Laissez passer,
Laissez passer les rêves, yeah.
...

samedi 6 janvier 2018

MARC LAVOINE - Reviens mon Amour





PAROLES

D'abord, j'ai perdu ma langue
Et puis j'ai perdu mes clefs
Ensuite, j'ai perdu le nord, la tête un soir d'été
J'ai perdu mon adresse et puis j'ai perdu mon âme
J'ai perdu mon chemin

J'ai perdu d'avance, j'ai perdu la guerre
J'ai perdu le sens de l'humour, des affaires
Et puis j'ai perdu la mémoire, j'ai perdu le sourire
Le jour où j'ai perdu mon père
J'ai perdu à la loterie

REFRAIN (bis)
Oh, viens me retrouver
Reviens mon amour
Pour dix de retrouvées
Je n'ai qu'un amour

Alors, j'ai perdu ma jeunesse
Et puis j'ai perdu confiance
J'ai perdu au poker, j'ai perdu la conscience
J'ai perdu la beauté, le goût, le toucher
J'ai perdu mes papiers, j'ai perdu mon identité

J'ai perdu la raison, j'ai perdu ma maison
J'ai perdu à tort ou à raison
J'ai perdu mon enfance
Et puis je t'ai perdue
J'ai perdu mon aimée
Il me reste la vie
J'ai perdu à la loterie

REFRAIN (bis)

D'abord, j'ai perdu ma langue
Et puis j'ai perdu mes clefs
Ensuite, j'ai perdu le nord, la tête un soir d'été
J'ai perdu mon adresse et puis j'ai perdu mon âme
J'ai perdu mon chemin

J'ai perdu d'avance, j'ai perdu la guerre
J'ai perdu le sens de l'humour, des affaires
Et puis j'ai perdu la mémoire, j'ai perdu le sourire
Le jour où j'ai perdu mon père
J'ai perdu à la loterie

REFRAIN